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Société de Médecine de la Sarthe
Président: Serge Girard
29 bis avenue Bollée - 72000 Le Mans
sgirard"at"ch-lemans.fr
Secrétaire: Dr Hervé GROUSSIN
Trésorier: Dr Dominique CHEVALIER
Mis à jour  14 décembre 04

Bibliothèque médicale AF Lemanissier
Site de la Société de Médecine de la Sarthe hébergé par la Bibliothèque Médicale AF Lemanissier

La pathologie de la bronche en dehors du cancer
Samedi 20 novembre à l'Abbaye de l'Epau


Effet Placebo Mythe et Réalité
 Docteur Patrick 
Vendredi 15 octobre 04

La dépression, les allergies, le rhume, l'asthme, les ulcères, l'insomnie et l'anxiété sont quelques-unes des maladies qui peuvent être soignées et même guéries grâce à un même médicament, qui n'en est pas vraiment un : le placebo. Cette pilule de farine ou de lactose qui ne contient aucun produit actif a fait ses preuves à maintes reprises, notamment dans le traitement de la douleur, démontrant qu'une partie du processus de guérison échappe encore à la logique médicale.
On évalue que le placebo fonctionne dans 30 à 35 % des cas, bien que certaines études ont prouvé que son efficacité pouvait atteindre 90 %. De cet effet appelé placebo, on ne sait pas grand-chose. Pourquoi, comment, une pilule sans substance active peut avoir un tel impact sur notre organisme, au point non seulement de faire cesser une douleur, mais aussi d'avoir des effets biologiques détectables : baisse de la tension artérielle ou du taux de cholestérol ? Qu'est-ce que ce mystérieux effet placebo ? Est-ce que c'est un ensemble de phénomènes très différents regroupés sous un seul terme ? Ou un même mécanisme qui s'enclenche dans les arcanes de notre cerveau?
Aujourd'hui un médicament est dit efficace s'il est déclaré "significativement" supérieur au placebo. Autrement dit le placebo est l'aune à laquelle on mesure toute notre pharmacopée moderne : pourquoi savons-nous si peu de choses à son sujet ? C'est au Docteur Patrick LEMOINE à qui nous avons demandé d'en faire le point pour vous, il est psychiatre et chef de service au centre hospitalier le Vinatier à Lyon et chercheur associé à Montréal. Son activité est centrée sur les troubles de l'humeur (anxiété, dépression), les troubles du sommeil et la (sur)consommation médicamenteuse, a écrit plusieurs ouvrages concernant le placebo. Il rappelle que, jusqu'au XXe siècle, la médecine n'avait rien de scientifique. "Pendant 5 000 ans, la médecine n'a été que placebo thérapie. Ce n'est plus le cas, car elle est devenue efficace. Mais il ne faut pas oublier que la médecine, c'est aussi de l'art. "

Docteur S. GIRARD


Spondylarthropathies :
Diagnostic et place AntiTNF,surveillance par le  généraliste
Vendredi 24 sept. 04, 21h
Professeur P.Claudepierre

Voir la diaporama de la présentation

Les spondylarthropathies représentent les rhumatismes inflammatoires chroniques les plus fréquents avec la polyarthrite rhumatoïde. Ils comprennent notamment la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique et les rhumatismes des entérocolopathies chroniques. Ces  dernières années ont été marquées par :
 - l'avènement de critères diagnostiques simples et validés,  permettant de retenir le diagnostic dès l'interrogatoire dans la grande majorité des cas.
 - surtout, l'arrivée des biothérapies qui transforment la vie des patients les plus sévèrement atteints.
Le professeur CLAUDEPIERRE du CHU MONDOR à CRETEIL nous fait l'amitié  de venir revoir avec nous comme retenir simplement le diagnostic et adapter le traitement. Il nous précisera également comment un malade sous biothérapie anti-TNF doit être surveillé et pris en charge par son généraliste.


Obésité de l'adulte
Vendredi 4 juin 04
Professeur Patrick Ritz (service de nutrition diabétologie du CHU d'ANGERS)

L'obésité caractérisée par l'excès de masse adipeuse répartie de façon diffuse, est devenue la première maladie non infectieuse de l'histoire. L'organisation mondiale de la santé considère que sa prévention et prise en charge constituent une priorité dans le domaine de la pathologie nutritionnelle. Le paradoxe est que, sur 6 milliards d'individus, 3 milliards sont sous alimentés et le reste est en train de devenir obèse ! 50% des américains du nord sont en surpoids et 25% franchement obèses ; en Europe 30% de la population adulte est en surpoids et le nombre des enfants obèses a doublé ces 5 dernières années. En France, ce sont 8 millions d'obèses souvent associés soit à une HTA, à un diabète ou à une hyperlipidémie. Cela est d'autant plus inquiétant que la prévalence a augmenté d'environ 45% entre 1987 et 1996 avec surtout une progression chez des individus de plus en plus jeunes. Le régime et l'activité physique sont les bases du traitement, mais les difficultés et échecs fréquents ont fait rechercher des solutions médicamenteuses ou chirurgicales. Que penser des traitements médicamenteux (Sibutramine et Xénical), et surtout de la chirurgie notamment gastroplastie par anneau ? Quelles sont les indications, les dangers et limites de tels traitements ? C'est le Professeur Patrick Ritz (service de nutrition diabétologie du CHUd'ANGERS) qui nous propose au travers de cas cliniques, d'échanger avec nous et nous faire part ainsi de son expérience de sa prise en charge des obèses. Nous vous espérons nombreux le 04 Juin A L'IFSI du centre hospitalier à 21H.


Vendredi 23 avril 2004 :
Actualité des cancers de la Prostate
 

Le cancer de la prostate occupe l'un des premiers rangs des cancers  par sa fréquence chez l'homme. En occident, il atteint 25% des hommes  de plus de 50 ans, et 50% des plus de 80 ans. Avec 9000 décès  annuels il est au deuxième rang des décès par cancer chez l'homme,  juste après le cancer bronchique. En dépit de ces chiffres  inquiétants, 90% des patients ayant un carcinome prostatique mourront  d'autre chose ! C'est un cancer de l'âge mur, mais sa latence incite  à le rechercher chez tout homme de plus de 50 ans, surtout s'il existe  des antécédents familiaux, par un questionnaire sur la qualité des  mictions, un toucher rectal et un dosage des PSA avec ses limites. Mais la question du dépistage systématique reste posée, sa pratique  n'a pas démontré une amélioration de la survie ? Les différentes  options thérapeutiques voire l'abstention, notamment dans le cancer  localisé, fait prendre en compte : l'âge du patient, son espérance de  vie, les troubles de l'érection existants ou à prévoir et l'importance  qu'il y attache ? Quel choix thérapeutique entre radiothérapie  conformationnelle, curiethérapie, hormonothérapie, chimiothérapie ;  avec quelle place pour la chirurgie (qui avait si mauvaise réputation  auprès des patients) l'apport de la mini laparotomie ou laparoscopie ? Que penser des ultrasons focalisés transrectaux et de la  cryochirurgie percutanée ? et pour l'avenir des anticorps monoclonaux ? C'est pourquoi, il nous a semblé important dans le cadre de la  Société de Médecine de la Sarthe de retenir ce sujet ; c'est le professeur Guy VALLANCIEN chef de département d'urologie de l'Institut  Mutualiste Montsouris qui a accepté d'en faire le point pour nous .


Vendredi 26mars 2004
Conduites Addictives Dr A.BENYAMINA

à 21h à l'Institut de Formation aux Soins Infirmiers (IFSI),
Centre Hospitalier du Mans
(voir plan)

Dans le langage médical actuel on entend par addiction l’attirance pour une substance : l’individu à un moment donné de sa vie n’a plus le choix de consommer ou non une substance, perdant sa liberté, organisant souvent sa vie sociale pour l’appropriation de cette dernière ! Il faut en distinguer la dépendance qui implique une notion de syndrome de sevrage à l’arrêt du produit, même si un sujet dépendant présente de fait une conduite addictive.
Si on retient habituellement les addictions aux substances licites (tabac, alcool) ou illicites (toxicomanie) on sait que l’addiction peut être essentiellement comportementale : jeu, sexe même travail ou Internet …
D’un point épidémiologique, il semble patent que ce sont bien le tabac et l’alcool qui sont à l’origine des plus importants dégâts sanitaires ! environ 65000 décès annuels par le tabac, 45 000 décès par l’alcool en négligeant les accidents de la route. Les chiffres sont plus difficiles à obtenir pour la toxicomanie environ 300 décès annuels.
La place des soignants en général, et du médecin généraliste en particulier, est essentiel dans la mise en évidence précoce des consommations à risque, par des interventions brèves. Si cela est facilement abordé pour le tabac, pour l’alcool ou autres substances, cela semble moins simple pour un patient venu avec une autre demande !
C’est pourquoi il nous a semblé important dans le cadre de la Société de Médecine de la Sarthe de retenir ce thème ; c’est le Docteur Amine BENAYAMINA du service addictologie du professeur Michel REYNAUD de l’hôpital Paul BROUSSE, qui aura la gentillesse de nous en parler,ce sera également l’occasion de demander au Docteur PIRON PRUNIER de faire le point sur la situation dans notre département .
Nous vous espérons nombreux le vendredi 26 mars à IFSI du centre hospitalier à 21 H .


Bioterrorisme
Docteur F. BRICAIRE
Chef de service de pathologie infectieuse et tropicale de la Pitié
Auteur d'un ouvrage sur le bioterrorisme et membre de la mission interministérielle sur le bioterrorisme

Bioterrorisme
François Bricaire, Philippe Bossi
Collection Médecine des risques
Edition Elsevier (1re édition) 2003
Prix : 25 €
ISBN : 2-84299-387-X
120 pages
Bioterrorisme

 Bien avant la découverte des bactéries, des virus, les hommes, dans leur ardeur à s’entretuer, vont utiliser de façon empirique l’arme biologique. Ce sont les Archers de Scythes, qui en trempant leurs pointes de flèches dans des cadavres en décomposition ou du sang putride, les rendaient infectantes. De même, on attribue aux Mongols, lors du siége de Caffa sur les bords de la mer Noire, la dissémination de la peste noire en catapultant leurs cadavres contaminés sur les Génois assiégés, qui s‘enfuyant par la Route de la Soie la disséminèrent en Europe.
Mais, l’actualité nous rappelle que le bioterrorisme ne relève pas que de craintes paranoïaques en dépit de la signature par tous les états en 1972 d’un traité de non prolifération : en Russie, en 1979, épidémie de charbon due à un laboratoire militaire situé dans une ville faisant une centaine de morts ; au Japon, la secte AUM a utilisé le gaz SARIN dans le métro; la guerre du Golf a permis de retrouver des stocks de bacille du charbon ; aux Etats Unis, en 2001, cas de charbon succédant à des envois postaux ; en Angleterre, découverte d’un stock de la toxine de ricin ; informations concernant le réseau Al qaïda sur l’utilisation d’agents infectieux .
Cette menace est d’autant plus plausible que le coût de production de telles armes est 2000 fois inférieur à celui d’armes conventionnelles.

C’est au professeur François BRICAIRE, chef du service de pathologie infectieuse et tropicale de la Pitié, auteur d’un ouvrage sur le bioterrorisme, qui a participé à une mission interministérielle, à qui nous avons demandé de nous éclairer sur ce sujet.
Tout acteur de santé pourra être concerné dans cette société de plus en plus nomade. J’espère que vous viendrez nombreux pour échanger avec lui le vendredi 30 janvier 2004 à 21 H.

Docteur Serge Girard


Utilisation des Hypolipémiants :
Indications, risques et intérêt
Docteur François PAILLARD
Vendredi 27 Février 2004 à 21H

Les hypolipémiants depuis quelques années font l’actualité, c’est la révélation des complications musculaires des statines qui ont conduit à retirer certaines spécialités du marché. Mais les hypolipémiants, en tous les cas pour certains d’entre eux, ont fait la preuve de leur efficacité dans la prévention secondaire de la maladie coronarienne, où la dyslipémie représente à côté du diabète et tabac un facteur de risque majeur. Des recommandations ont été publiées en 2000 par l’ANAES (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation de la santé) et l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Mais Face à la très forte augmentation de vente des médicaments hypolipémiants en France (+20 % par an sur les 15 dernières années, 1 milliard d’euros de remboursement en 2002 et 5 millions de personnes traitées), l’Assurance Maladie a voulu savoir si les conditions de prescription de ces médicaments étaient conformes aux recommandations scientifiques en vigueur pour la prise en charge de l’hypercholestérolémie.
Les trois principaux régimes d’assurance maladie (régime général, régime agricole et professions indépendantes) ont mené en 2002 une étude auprès de plus de 4 000 patients publiée en décembre 2003. Les premiers résultats semblent démontrer une banalisation importante des médicaments hypolipémiants qui sont utilisés bien au-delà des recommandations scientifiques :

- utilisation en dépit d’un risque cardiovasculaire faible
- aucune mesure diététique avant instauration du traitement
- poursuite du tabagisme
- détermination du LDL-cholestérol non fait, ou non conforme selon AFSSAPS pour instaurer un traitement

Aussi, il nous a paru important dans le cadre de la Société de Médecine de la Sarthe d’aborder ce sujet de pratique quotidienne dont 88% des prescriptions relèvent de la médecine générale.

C’est au Docteur François PAILLARD, de l’unité prévention cardiovasculaire du département de cardiologie et des maladies vasculaires du CHU Ponchaillou Rennes, reconnu comme un de nos experts nationaux de l’artériosclérose, à qui nous avons demandé de faire une mise au point. J’espère que vous viendrez nombreux pour échanger avec lui.

 

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