Société de Médecine de la Sarthe |
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La pathologie de la bronche en dehors du cancer
Samedi 20 novembre à l'Abbaye de l'Epau
Effet Placebo Mythe et Réalité
Docteur
Patrick
Vendredi 15 octobre 04
La dépression, les allergies, le
rhume, l'asthme, les ulcères, l'insomnie et l'anxiété sont quelques-unes des
maladies qui peuvent être soignées et même guéries grâce à un même
médicament, qui n'en est pas vraiment un : le placebo. Cette pilule de
farine ou de lactose qui ne contient aucun produit actif a fait ses preuves
à maintes reprises, notamment dans le traitement de la douleur, démontrant
qu'une partie du processus de guérison échappe encore à la logique médicale.
On évalue que le placebo fonctionne dans 30 à 35 % des cas, bien que
certaines études ont prouvé que son efficacité pouvait atteindre 90 %. De
cet effet appelé placebo, on ne sait pas grand-chose. Pourquoi, comment, une
pilule sans substance active peut avoir un tel impact sur notre organisme,
au point non seulement de faire cesser une douleur, mais aussi d'avoir des
effets biologiques détectables : baisse de la tension artérielle ou du taux
de cholestérol ? Qu'est-ce que ce mystérieux effet placebo ? Est-ce que
c'est un ensemble de phénomènes très différents regroupés sous un seul terme
? Ou un même mécanisme qui s'enclenche dans les arcanes de notre cerveau?
Aujourd'hui un médicament est dit efficace s'il est déclaré
"significativement" supérieur au placebo. Autrement dit le placebo est
l'aune à laquelle on mesure toute notre pharmacopée moderne : pourquoi
savons-nous si peu de choses à son sujet ? C'est au Docteur Patrick LEMOINE
à qui nous avons demandé d'en faire le point pour vous, il est psychiatre et
chef de service au centre hospitalier le Vinatier à Lyon et chercheur
associé à Montréal. Son activité est centrée sur les troubles de l'humeur
(anxiété, dépression), les troubles du sommeil et la (sur)consommation
médicamenteuse, a écrit plusieurs ouvrages concernant le placebo. Il
rappelle que, jusqu'au XXe siècle, la médecine n'avait rien de scientifique.
"Pendant 5 000 ans, la médecine n'a été que placebo thérapie. Ce n'est plus
le cas, car elle est devenue efficace. Mais il ne faut pas oublier que la
médecine, c'est aussi de l'art. "
Docteur S. GIRARD
Spondylarthropathies :
Diagnostic et place AntiTNF,surveillance par le généraliste
Vendredi 24 sept. 04, 21h
Professeur P.Claudepierre
Voir la diaporama de la présentation
Les spondylarthropathies
représentent les rhumatismes inflammatoires chroniques les plus fréquents
avec la polyarthrite rhumatoïde. Ils comprennent notamment la
spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique et les rhumatismes
des entérocolopathies chroniques. Ces dernières années ont été
marquées par :
- l'avènement de critères diagnostiques simples et validés,
permettant de retenir le diagnostic dès l'interrogatoire dans la grande
majorité des cas.
- surtout, l'arrivée des biothérapies qui transforment la vie des patients
les plus sévèrement atteints.
Le professeur CLAUDEPIERRE du CHU MONDOR à CRETEIL nous fait l'amitié
de venir revoir avec nous comme retenir simplement le diagnostic et adapter
le traitement. Il nous précisera également comment un malade sous
biothérapie anti-TNF doit être surveillé et pris en charge par son
généraliste.
Obésité de l'adulte
Vendredi 4 juin 04
Professeur Patrick Ritz (service de nutrition diabétologie du CHU d'ANGERS)
L'obésité caractérisée par l'excès de masse adipeuse répartie de façon diffuse, est devenue la première maladie non infectieuse de l'histoire. L'organisation mondiale de la santé considère que sa prévention et prise en charge constituent une priorité dans le domaine de la pathologie nutritionnelle. Le paradoxe est que, sur 6 milliards d'individus, 3 milliards sont sous alimentés et le reste est en train de devenir obèse ! 50% des américains du nord sont en surpoids et 25% franchement obèses ; en Europe 30% de la population adulte est en surpoids et le nombre des enfants obèses a doublé ces 5 dernières années. En France, ce sont 8 millions d'obèses souvent associés soit à une HTA, à un diabète ou à une hyperlipidémie. Cela est d'autant plus inquiétant que la prévalence a augmenté d'environ 45% entre 1987 et 1996 avec surtout une progression chez des individus de plus en plus jeunes. Le régime et l'activité physique sont les bases du traitement, mais les difficultés et échecs fréquents ont fait rechercher des solutions médicamenteuses ou chirurgicales. Que penser des traitements médicamenteux (Sibutramine et Xénical), et surtout de la chirurgie notamment gastroplastie par anneau ? Quelles sont les indications, les dangers et limites de tels traitements ? C'est le Professeur Patrick Ritz (service de nutrition diabétologie du CHUd'ANGERS) qui nous propose au travers de cas cliniques, d'échanger avec nous et nous faire part ainsi de son expérience de sa prise en charge des obèses. Nous vous espérons nombreux le 04 Juin A L'IFSI du centre hospitalier à 21H.
Vendredi 23 avril 2004 :
Actualité des cancers de la Prostate
Le cancer de la prostate occupe l'un des premiers rangs des cancers par sa fréquence chez l'homme. En occident, il atteint 25% des hommes de plus de 50 ans, et 50% des plus de 80 ans. Avec 9000 décès annuels il est au deuxième rang des décès par cancer chez l'homme, juste après le cancer bronchique. En dépit de ces chiffres inquiétants, 90% des patients ayant un carcinome prostatique mourront d'autre chose ! C'est un cancer de l'âge mur, mais sa latence incite à le rechercher chez tout homme de plus de 50 ans, surtout s'il existe des antécédents familiaux, par un questionnaire sur la qualité des mictions, un toucher rectal et un dosage des PSA avec ses limites. Mais la question du dépistage systématique reste posée, sa pratique n'a pas démontré une amélioration de la survie ? Les différentes options thérapeutiques voire l'abstention, notamment dans le cancer localisé, fait prendre en compte : l'âge du patient, son espérance de vie, les troubles de l'érection existants ou à prévoir et l'importance qu'il y attache ? Quel choix thérapeutique entre radiothérapie conformationnelle, curiethérapie, hormonothérapie, chimiothérapie ; avec quelle place pour la chirurgie (qui avait si mauvaise réputation auprès des patients) l'apport de la mini laparotomie ou laparoscopie ? Que penser des ultrasons focalisés transrectaux et de la cryochirurgie percutanée ? et pour l'avenir des anticorps monoclonaux ? C'est pourquoi, il nous a semblé important dans le cadre de la Société de Médecine de la Sarthe de retenir ce sujet ; c'est le professeur Guy VALLANCIEN chef de département d'urologie de l'Institut Mutualiste Montsouris qui a accepté d'en faire le point pour nous .
Vendredi 26mars 2004
Conduites Addictives Dr A.BENYAMINA
à 21h
à l'Institut de Formation aux Soins
Infirmiers (IFSI),
Centre Hospitalier du Mans
(voir plan)
Dans le langage médical actuel on entend par
addiction l’attirance pour une substance : l’individu à un moment donné de
sa vie n’a plus le choix de consommer ou non une substance, perdant sa
liberté, organisant souvent sa vie sociale pour l’appropriation de cette
dernière ! Il faut en distinguer la dépendance qui implique une notion de
syndrome de sevrage à l’arrêt du produit, même si un sujet dépendant
présente de fait une conduite addictive.
Si on retient habituellement les addictions aux substances licites (tabac,
alcool) ou illicites (toxicomanie) on sait que l’addiction peut être
essentiellement comportementale : jeu, sexe même travail ou Internet …
D’un point épidémiologique, il semble patent que ce sont bien le tabac et
l’alcool qui sont à l’origine des plus importants dégâts sanitaires !
environ 65000 décès annuels par le tabac, 45 000 décès par l’alcool en
négligeant les accidents de la route. Les chiffres sont plus difficiles à
obtenir pour la toxicomanie environ 300 décès annuels.
La place des soignants en général, et du médecin généraliste en particulier,
est essentiel dans la mise en évidence précoce des consommations à risque,
par des interventions brèves. Si cela est facilement abordé pour le tabac,
pour l’alcool ou autres substances, cela semble moins simple pour un patient
venu avec une autre demande !
C’est pourquoi il nous a semblé important dans le cadre de la Société de
Médecine de la Sarthe de retenir ce thème ; c’est le Docteur Amine
BENAYAMINA du service addictologie du professeur Michel REYNAUD de l’hôpital
Paul BROUSSE, qui aura la gentillesse de nous en parler,ce sera également
l’occasion de demander au Docteur PIRON PRUNIER de faire le point sur la
situation dans notre département .
Nous vous espérons nombreux le vendredi 26 mars à IFSI du centre hospitalier
à 21 H .
Bioterrorisme
Docteur F. BRICAIRE
Chef de service de pathologie infectieuse et tropicale de la Pitié
Auteur d'un ouvrage sur le bioterrorisme et
membre de la mission interministérielle sur le bioterrorisme
![]() Bioterrorisme François Bricaire, Philippe Bossi Collection Médecine des risques Edition Elsevier (1re édition) 2003 Prix : 25 € ISBN : 2-84299-387-X 120 pages |
Bioterrorisme
Bien avant la découverte des
bactéries, des virus, les hommes, dans leur ardeur à s’entretuer, vont
utiliser de façon empirique l’arme biologique. Ce sont les Archers de
Scythes, qui en trempant leurs pointes de flèches dans des cadavres en
décomposition ou du sang putride, les rendaient infectantes. De même, on
attribue aux Mongols, lors du siége de Caffa sur les bords de la mer
Noire, la dissémination de la peste noire en catapultant leurs cadavres
contaminés sur les Génois assiégés, qui s‘enfuyant par la Route de la
Soie la disséminèrent en Europe. Docteur Serge Girard |
Utilisation des
Hypolipémiants :
Indications, risques et intérêt
Docteur François PAILLARD
Vendredi 27 Février 2004 à 21H
Les hypolipémiants depuis quelques années font
l’actualité, c’est la révélation des complications musculaires des statines
qui ont conduit à retirer certaines spécialités du marché. Mais les
hypolipémiants, en tous les cas pour certains d’entre eux, ont fait la
preuve de leur efficacité dans la prévention secondaire de la maladie
coronarienne, où la dyslipémie représente à côté du diabète et tabac un
facteur de risque majeur. Des recommandations ont été publiées en 2000 par
l’ANAES (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation de la santé) et l’AFSSAPS
(Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Mais Face à
la très forte augmentation de vente des médicaments hypolipémiants en France
(+20 % par an sur les 15 dernières années, 1 milliard d’euros de
remboursement en 2002 et 5 millions de personnes traitées), l’Assurance
Maladie a voulu savoir si les conditions de prescription de ces médicaments
étaient conformes aux recommandations scientifiques en vigueur pour la prise
en charge de l’hypercholestérolémie.
Les trois principaux régimes d’assurance maladie (régime général, régime
agricole et professions indépendantes) ont mené en 2002 une étude auprès de
plus de 4 000 patients publiée en décembre 2003. Les premiers résultats
semblent démontrer une banalisation importante des médicaments
hypolipémiants qui sont utilisés bien au-delà des recommandations
scientifiques :
- utilisation en dépit d’un risque cardiovasculaire faible
- aucune mesure diététique avant instauration du traitement
- poursuite du tabagisme
- détermination du LDL-cholestérol non fait, ou non conforme selon AFSSAPS
pour instaurer un traitement
Aussi, il nous a paru important dans le cadre de la Société de Médecine de
la Sarthe d’aborder ce sujet de pratique quotidienne dont 88% des
prescriptions relèvent de la médecine générale.
C’est au Docteur François PAILLARD, de l’unité prévention cardiovasculaire
du département de cardiologie et des maladies vasculaires du CHU Ponchaillou
Rennes, reconnu comme un de nos experts nationaux de l’artériosclérose, à
qui nous avons demandé de faire une mise au point. J’espère que vous
viendrez nombreux pour échanger avec lui.
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