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Hygiène respiratoire
Conseils pour la santé
Dr René Flurin
Mis en ligne le 20 avril 2001

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Respirer ou fumer?

Sommaire

La fonction respiratoire
L'appareil respiratoire
Les principaux aggresseurs de l'appareil respiratoire et les mesures d'hygiène individuelle pour les combattre
Apprendre à bien respirer et à bien tousser

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I. LA FONCTION RESPIRATOIRE

 

· Les poumons ont dans notre organisme une double fonction :

 

- l’oxygénation du sang par un apport continu d’oxygène (de l’ordre de 10m3 par jour !)

- l’élimination continue de gaz carbonique.

 

· Ils extraient de l’air ambiant l’oxygène  nécessaire pour brûler les aliments et fournir à notre organisme l’énergie qui lui est indispensable.

 

· Ils rejettent vers l’air extérieur l’eau et le gaz carbonique produits par la combustion des aliments en présence d’oxygène. Ces produits de déchet sont utilisés par les plantes pour élaborer les sucres : c’est la fonction chlorophyllienne des plantes, de sorte qu’animaux et végétaux sont complémentaires.

 

· la respiration est donc une fonction vitale, puisque toutes les autres fonctions de notre corps dépendent d’un apport constant d’oxygène. Cet apport doit être ininterrompu, à la différence de celui de la nourriture et de l’eau. Un arrêt de la fonction respiratoire produit au bout de quelques minutes des dégâts irréversibles, notamment dans le cerveau. De même, les déchets doivent être éliminés rapidement : l’accumulation du gaz carbonique produit également des troubles importants du cœur et du cerveau.

 

 

II. L’APPAREIL RESPIRATOIRE

 

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L'appareil respiratoire
Dessin d'Evelyne Tastet

A. Il comporte     - d’une part les voies respiratoires, qui conduisent l’air inspiré de l’extérieur vers les poumons, et l’air expiré des poumons vers l’extérieur.

                            - d’autre part, les alvéoles pulmonaires, au niveau desquelles s’effectuent les échanges respiratoires indispensables à la vie.

 

B. L’appareil respiratoire ressemble à un arbre à l’envers, dans lequel les branches et leurs divisions représentent les voies de conduction, et dont les alvéoles sont en quelque sorte des feuilles.

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L'arbre bronchique et sa muqueuse
Dessin d'Evelyne Tastet

 

C. Les voies de conduction comportent :

 

· les fosses nasales et leurs annexes, premier filtre de l’air respiré.

· le pharynx et ses sentinelles amygdaliennes. 

· le larynx, chapiteau de la trachée, dont la fonction première est de protéger les voies respiratoires contre les fausses routes alimentaires.

· la trachée et les grosses bronches ; leur paroi cartilagineuse leur confère rigidité et flexibilité

· les plus petites bronches, ou bronchioles entourées de muscles qui peut en faire varier le diamètre.

D. Les alvéoles, situées à la terminaison des plus petites bronches, sont de petits sacs aux parois minces et élastiques, entourés de vaisseaux capillaires.

Chaque poumon adulte contient en moyenne 300 millions d’alvéoles, dont la surface est de l’ordre de 90 m².

Les alvéoles sont le lieu des échanges gazeux :

- à l’inspiration, les globules rouges du sang se rechargent en oxygène

- à l’expiration, le gaz carbonique apporté par les globules rouges est rejeté vers l’extérieur.

Cet échange gazeux, c’est la respiration, indispensable à la vie.

 

E. La pompe respiratoire

 

Pour assurer le remplacement continu de l’air au niveau des alvéoles, interviennent des muscles assurant la mobilité de la cage thoracique dans laquelle sont renfermés les poumons élastiques rendus solidaires du thorax par la plèvre, mince membrane à double feuillet. Le principal de ces muscles est le diaphragme, qui sépare la cage thoracique de l’abdomen.

 

A chaque inspiration, le diaphragme descend ; l’air est aspiré dans les poumons ; les alvéoles se gonflent d’air.

Le diaphragme monte à chaque expiration : l’air est rejeté vers l’extérieur ; les alvéoles se vident de leur air.

 

Le contrôle de la respiration est assuré par le centre respiratoire, situé dans le bulbe, et sensible à la teneur du sang en oxygène et en gaz carbonique.

 

F. La pompe circulatoire

 

L’artère pulmonaire sort du ventricule droit, se divise en artères de plus en plus petites, jusqu’aux capillaires (fins comme des cheveux) qui circulent dans la paroi de l’alvéole et lui apporte le sang bleu chargé en gaz carbonique. A travers la paroi de l’alvéole, le gaz carbonique du sang passe dans l’air expiré, et l’oxygène frais de l’air inspiré passe dans les capillaires veineux du poumon. Le sang oxygéné revient ainsi au cœur gauche par les veines pulmonaires ; le cœur gauche le distribue à l’ensemble des organes.

 

Il y a trois capillaires par alvéole, soit un milliard environ de capillaires sanguins dans le poumon. On a pu dire à ce propos que nous sommes tous des milliardaires !

 

G. Protection de l’appareil respiratoire et épuration pulmonaire

 

L’air ambiant est un mélange de deux gaz, l’azote pour 80%, l’oxygène pour 20% ; mais il est chargé d’autres gaz : gaz carbonique, gaz sulfureux, oxyde de carbone, poussières minérales, végétales et animales. Sa température est variable ainsi que son degré d’humidité.

 

Or  les voies respiratoires doivent apporter aux poumons un air exempt d’impuretés, à une température et un degré d’humidité parfaitement adaptés. Il importe donc que l’appareil respiratoire dispose d’un système d’épuration perfectionné.

 

Ce système met en jeu 3 éléments principaux :

· Un filtre autonettoyant : le tapis roulant mucociliaire.

 

Depuis les fosses nasales jusqu’aux petites bronches, les  voies respiratoires sont tapissées par un même revêtement.

Celui-ci est composé de 2 sortes de cellules :

- d’une part, des cellules ciliaires, c’est à dire recouvertes de cils, qui vibrent en permanence (80% des cellules).

- d’autre part, des cellules qui sécrètent un mucus revêtant en permanence la muqueuse des voies respiratoires (20% des cellules).

 

L’action conjuguée de ces 2 types de cellules réalisent un merveilleux système d’épuration, le tapis roulant mucociliaire :

- le mucus, à la surface du tapis roulant, enrobe les poussières et débris de toutes sortes.

- les cils vibratiles, par un mouvement coordonné, conduisent ce mucus de bas en haut jusqu’au pharynx, où il est éliminé par voie digestive. C’est un véritable « ascenseur à mucus ».

 

Celui-ci fonctionne à 2 étages :

- les voies aériennes supérieures (fosses nasales et annexes) arrêtent les grosses particules, de diamètre supérieur à 10 microns, et les rejettent vers l’extérieur avec le mucus nasal, par le mouchage et l’éternuement. Il convient de rappeler à cet égard que l’éternuement est d’abord un puissant réflexe de protection.

Les cornets du nez, par leur tissu érectile, ont la propriété de se gonfler plus ou moins de sang : ils jouent un rôle de radiateurs, destinés à réchauffer l’air inspiré !

- les voies aériennes inférieures (trachée et bronches) arrêtent les particules de taille moyenne, de 5 à 10 microns ; elles les éliminent par l’escalator mucociliaire qui les conduit de bas en haut jusqu’au pharynx. Par le réflexe de la toux, elles contribuent à rejeter vers l’extérieur l’excès de mucus, lorsqu’il dépasse les capacités d’épuration des cellules ciliées. La toux productive est donc un réflexe de protection essentiel qu’il convient de respecter et d’éduquer.

 

· Un système spécifique de défense contre les microbes et les virus, le tissu lymphoïde.

 

Celui-ci a pour rôle de sécréter des substances, les anticorps, qui s’attaquent de façon spécifique aux agresseurs. Il est disséminé tout au long de l’arbre bronchique. Il est particulièrement abondant au niveau du pharynx, où les amygdales sont placées comme des sentinelles antimicrobiennes à l’entrée des voies respiratoires. Elles sécrètent surtout des anticorps particuliers, appelés IgA sécrétoires, première ligne de défense contre les microbes et les virus. Ils les agglutinent et les neutralisent ; ceux-ci peuvent ainsi être éliminés avec le mucus par le mouvement des cils de la muqueuse respiratoire. Les IgA sécrétoires apparaissent « au berceau », dès les premiers mois de la vie.

Le même tissu lymphoïde se retrouve sur toute la hauteur de l’arbre bronchique, notamment autour des grosses bronches, formant les ganglions lymphatiques péribronchiques.

 

· Les éboueurs du poumon profond : les macrophages alvéolaires.

 

Les particules de petite taille, inférieure à 2 microns, ne sont pas arrêtées par les systèmes d’épuration précédents, et pénètrent dans le poumon profond.

Elles vont alors s’accumuler dans les culs de sac alvéolaires où elles vont persister pendant des mois. L’épuration est assurée à ce niveau par des cellules

spécialisées, les macrophages alvéolaires, qui vont les attaquer, les englober et les rejeter vers l’extérieur. Mais alors qu’il faut 2 à 4 heures pour éliminer les particules dans les grosses bronches, 2 à 3 jours pour celles qui atteignent les petites bronches, il faut 1 à 3 mois pour celles qui pénètrent dans le poumon profond. Ce sont donc les particules les plus dangereuses.

 

Les cellules alvéolaires ont en outre une fonction importante dans la transformation des graisses (les lipides). Le poumon reçoit en effet la totalité de la lymphe intestinale. Le réseau capillaire pulmonaire filtre les graisses circulantes. Le poumon profond intervient dans la synthèse des phospholipides, indispensable au fonctionnement de notre cerveau.

 

 

III. Les principaux agresseurs de l’appareil respiratoire et les mesures d’hygiène individuelle pour les combattre.

 

 

1. Le tabac est le pire ennemi de notre appareil respiratoire.

 

Le tabac tue 60 000 personnes chaque année en France.

Il est la cause quasi exclusive du cancer des bronches ; c’est le seul cancer qui soit en augmentation en France, alors qu’il serait le plus facile à éviter, par une mesure simple : l’arrêt du tabac. Sans tabac, 1/3 des cancers, la maladie la plus redoutée des Français, disparaîtraient dans notre pays. Le cancer du poumon de la femme sera le grand problème du 21ème siècle, si celles-ci ne prennent pas conscience du danger auquel elles s’exposent.

 

Le risque encouru par les non-fumeurs exposés à la fumée des autres, ce qu’on appelle tabagisme passif, est considérable.

L’excrétion urinaire des produits de dégradation de la nicotine augmente, chez les non-fumeurs, en proportion directe du nombre de cigarettes fumées dans leur entourage. Le risque est accru en milieu clos, comme le domicile ou la voiture.

 

La fumée de tabac, outre ses effets cancérigènes liés au goudron qu’elle véhicule, inhibe les défenses de notre appareil respiratoire : le mouvement des cils vibratiles s’arrête pendant 4 heures pour l’inhalation de la fumée d’une seule cigarette. Il en résulte une accumulation de mucus et de bactéries favorisant la survenue d’infections pulmonaires traînantes et récidivantes.

La fumée de tabac est le plus puissant des agresseurs du poumon profond. Ses particules sont très petites, de l’ordre d’un micron, et pénètrent jusqu’aux alvéoles.

 

Le tabac est, de ce fait, la cause principale de la bronchite chronique, maladie qui prend chez le fumeur une gravité particulière, et conduit beaucoup plus vite à l’emphysème et à l’insuffisance respiratoire, dont l’aggravation se poursuit aussi longtemps que le sujet continue de fumer.

 

L’enfant est particulièrement vulnérable au tabagisme de l’entourage. Ses poumons sont en effet en plein développement. Le nombre de ses alvéoles pulmonaires, de 24 millions à 1 an, passe à 300 millions à l’âge adulte.

Les maladies respiratoires sont accrues dans leur fréquence et aggravées dans leur évolution par l’exposition du nourrisson et du jeune enfant au tabagisme de son entourage.

 

Ces infections bactériennes ou virales répétées compromettent le développement respiratoire de l’enfant.

 

« Quand les parents fument, les enfants toussent. »

 

Le tabagisme passif représente aussi un risque sérieux d’aggravation pour toutes les personnes qui souffrent d’une fragilité respiratoire, en particulier chez les asthmatiques et les malades atteints de bronchite chronique et de dilatation des bronches.

Le fumeur ne doit jamais imposer sa fumée à son entourage familial, professionnel ou autre.

 

Supprimons la fumée de tabac :

          - en ne fumant pas nous-mêmes,

          - en n’incitant pas les autres à fumer,

          - en aérant régulièrement les pièces où l’on a fumé,

          - en protégeant de la fumée les jeunes enfants et les personnes souffrant d’une maladie cardiaque ou respiratoire.

 

 

2. La pollution à la maison

 

La lutte contre la pollution domestique dépend pour une grande part de chacun d’entre nous.

Nous souffrons à domicile, selon les cas, d’un excès d’humidité, ou d’une trop grande sécheresse.

 

- L’excès d’humidité est surtout le fait des maisons anciennes, construites à ras du sol, sans vide sanitaire. Ces maisons ont besoin d’aération fréquente, de lumière, d’ensoleillement.

 

- L’excès de sécheresse s’observe plutôt dans les habitations modernes à usage collectif, où le chauffage se fait par le sol ou par climatiseurs. Il convient alors d’humidifier l’atmosphère par saturateur ou plante verte, de modérer la température nocturne dans la chambre sans dépasser 18°, de limiter la température à 20° dans la salle de séjour en période de chauffage. L’usage de climatiseurs demande un entretien régulier et impeccable de l’installation. Une attention particulière doit être portée aux filtres, qu’il faut entretenir et changer régulièrement pour éviter l’accumulation des microbes et de moisissures.

 

- La poussière se niche avec prédilection dans les recoins et les angles des pièces, au-dessus et au-dessous des meubles, en particulier des armoires, dans les lourdes tentures des rideaux. Mieux vaut des tissus légers, qu’on lavera toutes les 6 semaines. Les rainures des parquets accumulent les poussières des générations successives. La vitrification du parquet diminue ce risque. On peut leur préférer le carrelage ou le revêtement vinyle, ou à défaut, les recouvrir de tapis ou de moquettes en fibres synthétiques.

Pour faire le ménage, il ne faut se servir que de l’aspirateur ou de linges mouillés (serpillière).

Pour les meubles en bois, l’encaustique est un bon isolant. Matelas et literie doivent être aérés tous les jours et les fenêtres de la chambre ouvertes chaque jour matin et soir.

La cuisine doit être séparée de la salle de séjour. La cuisine électrique est préférable, afin d’éviter la fumée du gaz.

 

Limitons l’usage des produits sous forme de bombes ou de « sprays », qu’il s’agisse de produits ménagers, de produits de toilette, ou de médicaments.

 

- Pour éviter la pollution par les fumées et les suies, il faut faire ramoner les cheminées régulièrement, au moins une fois par an.

Les appareils de chauffage seront aussi régulièrement révisés.

Pour bricoler sans risque, il est préférable d’utiliser un masque, de ventiler suffisamment la pièce où l’on travaille ; il faut aussi penser à protéger l’entourage et surtout les enfants.

N’aggravons pas la pollution urbaine : faisons réparer nos pots d’échappement, réviser régulièrement le moteur de notre voiture ; évitons de faire tourner le moteur à froid avec un starter ouvert. Mieux encore, préférons les transports en commun ou la marche à pied chaque fois que c’est possible. N’utilisons notre véhicule individuel que lorsque c’est indispensable, pour transporter des objets lourds ou faire de longs trajets.

 

 

3. Prévention des infections respiratoires

 

· La meilleure prévention contre l’infection respiratoire est la vaccination effectuée et renouvelée selon la prescription du médecin, dès l’enfance. La vaccination antigrippale réalise une protection efficace chez la plupart des sujets, notamment les personnes âgées, ou celles qui souffrent d’une fragilité respiratoire particulière.

· La tuberculose pulmonaire, qui a représenté pendant des siècles un fléau majeur, était en voie de disparition en France grâce à l’hygiène, la vaccination par le B.C.G., la maîtrise des traitements par les médications antituberculeuses. On note, depuis quelques années, une recrudescence dans certains milieux : exclus et marginaux, personnes âgées, séro-positifs au virus H.I.V. du sida. Il ne faut pas oublier la contagiosité de cette maladie, et la nécessité d’une hygiène rigoureuse pour contribuer à en enrayer le développement.

· Il convient d’insister sur l’hygiène des mains. On note à l’heure actuelle une recrudescence significative des maladies respiratoires (et digestives) transmises par les mains : rhinoconjonctives virales, rhinosinusites, rhinopharyngites. Les mains doivent être lavées régulièrement avant les repas et après le passage aux toilettes,  plusieurs fois dans la journée. Le lavage doit se faire à l’eau et au savon ; le lavabo propre doit être accessible. Le séchage sera soigneux, avec un essuie-mains propre ; il sera minutieux . Les enfants doivent être instruits de l’importance d’une bonne hygiène des mains. Le savon doit prendre pour eux une dimension ludique.

Un grand nombre d’infections respiratoires récidivantes trouvent leur origine dans la persistance d’une infection haute, connue ou méconnue : sinusite, rhino-pharyngite, amygdalite, foyer d’infection bucco-dentaire. La surveillance régulière de l’état dentaire et de celui des premières voies respiratoires, une hygiène rigoureuse de l’appareil bucco-dentaire, du nez et de la gorge sont nécessaires :

- lavage régulier et soigneux des dents matin et soir, et après les repas,

- gargarisme à l’eau chaude 2 à 3 fois par jour,

- lavage des fosses nasales à la pipette avec une eau chaude et salée en cas d’encombrement du nez et de l’arrière nez par des sécrétions stagnantes.

 

 

4. L’allergie respiratoire est en augmentation dans la vie moderne.

 

- L’asthme, qui en constitue la principale manifestation, touche 20% des Français.

- L’allergie résulte d’une sensibilisation progressive à certaines substances, dénommées allergènes ; elle survient sur un terrain particulier, l’atopie, à caractère nettement familial.

- Les principaux allergènes venant de l’air ambiant (dénommés pneumallergènes) et responsables de l’asthme, sont par ordre de fréquence :

* les acariens de la poussière de maison (60 à 70 % des cas)

* les pollens (20% des cas)

* les poils et plumes d’animaux (5% des cas)

 

* Les acariens de la poussière de maison sont des arthropodes de la classe des arachnides, de très petite taille, invisibles à l’œil nu.

Ils se nourrissent essentiellement de débris de peau humaine.

Leur lieu d’élection est donc la literie. Les conditions les plus favorables à leur développement sont une température de 20° à 30° et un degré hygrométrique élevé, supérieur à 80% ; une maison humide contient 10 fois plus d’acariens qu’une maison sèche.

L’habitat idéal de l’acarien est le matelas, où ils trouvent chaleur, humidité et nourriture !

Ils sont présents toute l’année, mais plus abondants à l’automne, leur période de reproduction. Moins nombreux en altitude, à partir de 1000 mètres, ils disparaissent au-dessus de 1500 mètres.

On les trouve également dans les vêtements, rideaux et tentures, rainures des parquets et fissures du sol.

L’aspirateur est la meilleure arme contre l’acarien : le ménage doit être fait à fond une fois par semaine, l’aspirateur doit aussi être passé sur le matelas et la literie.

L’acarien déteste le soleil. Profitez du soleil pour sortir matelas et couvertures et pour sécher votre literie. Ouvrez vos volets !

Le lit doit faire l’objet d’un nettoyage soigneux et quotidien. Le matelas sera découvert tous les jours.

Un chiffon humide est une véritable douche écossaise pour l’acarien.

 

Aération et ménage régulier sont indispensables au bien-être de l’asthmatique.

 

* Les pollens et en particuliers les pollens de graminées sont la cause du rhume des foins. Beaucoup d’asthmatiques sont également sensibles aux pollens. La grande saison des pollens se situe de mai à juillet. Les personnes sensibilisées aux pollens doivent s’informer du calendrier des pollens, dans la région où ils habitent, et aussi dans celle où ils passent leurs vacances.

Pendant la saison pollinique, il convient d’éviter les contacts avec les herbes et le foin, porter lunettes et chapeaux, ne pas aérer la maison aux heures de la journée où la

concentration de pollens est la plus importante. Les graminées interviennent aussi comme agresseurs des voies respiratoires à l’intérieur des maisons. On retrouve souvent une quantité importante de pollens dans les habitations des asthmatiques.

 

* En cas d’allergie aux poils et aux plumes d’animaux, il faut se méfier des édredons et oreillers en plume, ainsi que des matelas de laine. A défaut de les supprimer, on pourra les envelopper dans une housse plastique. Les animaux domestiques, chat, hamster, lapin, chien peuvent être une source d’asthme sévère, surtout le chat. Les animaux doivent être gardés à l’extérieur de la chambre à coucher.

 

* Les moisissures sont aussi parfois la source possible d’allergie respiratoire. Evitons l’humidité, les climatiseurs mal entretenus.

 

* Rappelons enfin que la fumée de tabac, toujours nocive pour l’entourage du fumeur, constitue un risque majeur pour l’enfant allergique .

 

Une mère qui fume est dangereuse pour l’enfant asthmatique

 

 

IV. Apprendre à bien respirer et à bien tousser.

 

Une bonne respiration est un facteur important de notre santé. Or beaucoup de personnes ne savent pas bien utiliser leur respiration. Il importe donc à chacun d’y veiller et d’apprendre à bien respirer, selon des règles simples :

 

- Rappelons que le diaphragme est le principal muscle respiratoire ; il effectue, à lui seul, 80% du travail de la respiration.

- L’inspiration doit se faire par le nez.

- Le temps actif de la respiration est l’expiration, qui doit être plus longue que l’inspiration.

- A l’inspiration, la cage thoracique augmente de volume ; le diaphragme s’abaisse et le ventre se gonfle, ce qu’on peut contrôler en plaçant la main à plat sur l’estomac. En même temps, les côtes s’écartent, en particulier les côtes de la base du thorax.

- A l’expiration, la cage thoracique diminue de volume ; le diaphragme s’élève, ce qui se traduit par un abaissement du ventre.  Les côtes inférieures se rapprochent.

 

En cas d’encombrement des bronches par des sécrétions, il convient de respirer doucement, et de tousser 1 à 2 fois à la fin de l’expiration.

Une bonne respiration est favorisée par la relaxation. En retour, un bon contrôle respiratoire se fait au cours de la marche, effectuée à son pas, surtout lorsqu’elle se pratique en pleine nature.