Hygiène
respiratoire |
Sommaire
La fonction respiratoire
L'appareil respiratoire
Les principaux aggresseurs de l'appareil respiratoire et les
mesures d'hygiène individuelle pour les combattre
Apprendre à bien respirer et à bien tousser
Retour à Conseils pour la santé
· Les poumons ont dans notre organisme une double fonction :
- loxygénation du sang par un apport continu doxygène (de lordre de 10m3 par jour !)
- lélimination continue de gaz carbonique.
· Ils extraient de lair ambiant loxygène nécessaire pour brûler les aliments et fournir à notre organisme lénergie qui lui est indispensable.
· Ils rejettent vers lair extérieur leau et le gaz carbonique produits par la combustion des aliments en présence doxygène. Ces produits de déchet sont utilisés par les plantes pour élaborer les sucres : cest la fonction chlorophyllienne des plantes, de sorte quanimaux et végétaux sont complémentaires.
· la respiration est donc une fonction vitale, puisque toutes les autres fonctions de notre corps dépendent dun apport constant doxygène. Cet apport doit être ininterrompu, à la différence de celui de la nourriture et de leau. Un arrêt de la fonction respiratoire produit au bout de quelques minutes des dégâts irréversibles, notamment dans le cerveau. De même, les déchets doivent être éliminés rapidement : laccumulation du gaz carbonique produit également des troubles importants du cur et du cerveau.
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L'appareil respiratoire |
A. Il comporte - dune part les voies respiratoires, qui conduisent lair inspiré de lextérieur vers les poumons, et lair expiré des poumons vers lextérieur.
- dautre part, les alvéoles pulmonaires, au niveau desquelles seffectuent les échanges respiratoires indispensables à la vie.
B. Lappareil respiratoire ressemble à un arbre à lenvers, dans lequel les branches et leurs divisions représentent les voies de conduction, et dont les alvéoles sont en quelque sorte des feuilles.
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L'arbre bronchique et sa muqueuse |
C. Les voies de conduction comportent :
· les fosses nasales et leurs annexes, premier filtre de lair respiré.
· le pharynx et ses sentinelles amygdaliennes.
· le larynx, chapiteau de la trachée, dont la fonction première est de protéger les voies respiratoires contre les fausses routes alimentaires.
· la trachée et les grosses bronches ; leur paroi cartilagineuse leur confère rigidité et flexibilité
· les plus petites bronches, ou bronchioles entourées de muscles qui peut en faire varier le diamètre.
D. Les alvéoles, situées à la terminaison des plus petites bronches, sont de petits sacs aux parois minces et élastiques, entourés de vaisseaux capillaires.
Chaque poumon adulte contient en moyenne 300 millions dalvéoles, dont la surface est de lordre de 90 m².
Les alvéoles sont le lieu des échanges gazeux :
- à linspiration, les globules rouges du sang se rechargent en oxygène
-
à lexpiration, le gaz carbonique apporté par les globules rouges
est rejeté vers lextérieur.
Cet échange gazeux, cest la respiration, indispensable à la vie.
E. La pompe respiratoire
Pour assurer le remplacement continu de lair au niveau des alvéoles, interviennent des muscles assurant la mobilité de la cage thoracique dans laquelle sont renfermés les poumons élastiques rendus solidaires du thorax par la plèvre, mince membrane à double feuillet. Le principal de ces muscles est le diaphragme, qui sépare la cage thoracique de labdomen.
A chaque inspiration, le diaphragme descend ; lair est aspiré dans les poumons ; les alvéoles se gonflent dair.
Le diaphragme monte à chaque expiration : lair est rejeté vers lextérieur ; les alvéoles se vident de leur air.
Le contrôle de la respiration est assuré par le centre respiratoire, situé dans le bulbe, et sensible à la teneur du sang en oxygène et en gaz carbonique.
F. La pompe circulatoire
Lartère pulmonaire sort du ventricule droit, se divise en artères de plus en plus petites, jusquaux capillaires (fins comme des cheveux) qui circulent dans la paroi de lalvéole et lui apporte le sang bleu chargé en gaz carbonique. A travers la paroi de lalvéole, le gaz carbonique du sang passe dans lair expiré, et loxygène frais de lair inspiré passe dans les capillaires veineux du poumon. Le sang oxygéné revient ainsi au cur gauche par les veines pulmonaires ; le cur gauche le distribue à lensemble des organes.
Il y a trois capillaires par alvéole, soit un milliard environ de capillaires sanguins dans le poumon. On a pu dire à ce propos que nous sommes tous des milliardaires !
G. Protection de lappareil respiratoire et
épuration pulmonaire
Lair ambiant est un mélange de deux gaz, lazote pour 80%, loxygène pour 20% ; mais il est chargé dautres gaz : gaz carbonique, gaz sulfureux, oxyde de carbone, poussières minérales, végétales et animales. Sa température est variable ainsi que son degré dhumidité.
Or les voies respiratoires doivent apporter aux
poumons un air exempt dimpuretés, à une température et un degré dhumidité
parfaitement adaptés. Il importe donc que lappareil respiratoire dispose dun système dépuration perfectionné.
Ce système met en jeu 3 éléments principaux :
· Un filtre autonettoyant : le tapis roulant mucociliaire.
Depuis les fosses nasales jusquaux petites bronches, les voies respiratoires sont tapissées par un même revêtement.
Celui-ci est composé de 2 sortes de cellules :
- dune part, des cellules ciliaires, cest à dire recouvertes de cils, qui vibrent en permanence (80% des cellules).
- dautre part, des cellules qui sécrètent un mucus revêtant en permanence la muqueuse des voies respiratoires (20% des cellules).
Laction conjuguée de ces 2 types de cellules réalisent un merveilleux système dépuration, le tapis roulant mucociliaire :
- le mucus, à la surface du tapis roulant, enrobe les poussières et débris de toutes sortes.
- les cils vibratiles, par un mouvement coordonné, conduisent ce mucus de bas en haut jusquau pharynx, où il est éliminé par voie digestive. Cest un véritable « ascenseur à mucus ».
Celui-ci fonctionne à 2 étages :
- les voies aériennes supérieures (fosses nasales et annexes) arrêtent les grosses particules, de diamètre supérieur à 10 microns, et les rejettent vers lextérieur avec le mucus nasal, par le mouchage et léternuement. Il convient de rappeler à cet égard que léternuement est dabord un puissant réflexe de protection.
Les cornets du nez, par leur tissu érectile, ont la propriété de se gonfler plus ou moins de sang : ils jouent un rôle de radiateurs, destinés à réchauffer lair inspiré !
- les voies aériennes inférieures (trachée et bronches) arrêtent les particules de taille moyenne, de 5 à 10 microns ; elles les éliminent par lescalator mucociliaire qui les conduit de bas en haut jusquau pharynx. Par le réflexe de la toux, elles contribuent à rejeter vers lextérieur lexcès de mucus, lorsquil dépasse les capacités dépuration des cellules ciliées. La toux productive est donc un réflexe de protection essentiel quil convient de respecter et déduquer.
· Un système spécifique de défense contre les
microbes et les virus, le tissu lymphoïde.
Celui-ci a pour rôle de sécréter des substances, les anticorps, qui sattaquent de façon spécifique aux agresseurs. Il est disséminé tout au long de larbre bronchique. Il est particulièrement abondant au niveau du pharynx, où les amygdales sont placées comme des sentinelles antimicrobiennes à lentrée des voies respiratoires. Elles sécrètent surtout des anticorps particuliers, appelés IgA sécrétoires, première ligne de défense contre les microbes et les virus. Ils les agglutinent et les neutralisent ; ceux-ci peuvent ainsi être éliminés avec le mucus par le mouvement des cils de la muqueuse respiratoire. Les IgA sécrétoires apparaissent « au berceau », dès les premiers mois de la vie.
Le
même tissu lymphoïde se retrouve sur toute la hauteur de larbre bronchique,
notamment autour des grosses bronches, formant les ganglions lymphatiques péribronchiques.
· Les éboueurs du poumon profond : les macrophages alvéolaires.
Les particules de petite taille, inférieure à 2 microns, ne sont pas arrêtées par les systèmes dépuration précédents, et pénètrent dans le poumon profond.
Elles vont alors saccumuler dans les culs de sac alvéolaires où elles vont persister pendant des mois. Lépuration est assurée à ce niveau par des cellules
spécialisées, les macrophages alvéolaires, qui vont les attaquer, les englober et les rejeter vers lextérieur. Mais alors quil faut 2 à 4 heures pour éliminer les particules dans les grosses bronches, 2 à 3 jours pour celles qui atteignent les petites bronches, il faut 1 à 3 mois pour celles qui pénètrent dans le poumon profond. Ce sont donc les particules les plus dangereuses.
Les cellules alvéolaires ont en outre une fonction importante dans la transformation des graisses (les lipides). Le poumon reçoit en effet la totalité de la lymphe intestinale. Le réseau capillaire pulmonaire filtre les graisses circulantes. Le poumon profond intervient dans la synthèse des phospholipides, indispensable au fonctionnement de notre cerveau.
1. Le tabac
est le pire ennemi de notre appareil respiratoire.
Le tabac tue 60 000 personnes chaque année en France.
Il est la cause quasi exclusive du cancer des bronches ; cest le seul cancer qui soit en augmentation en France, alors quil serait le plus facile à éviter, par une mesure simple : larrêt du tabac. Sans tabac, 1/3 des cancers, la maladie la plus redoutée des Français, disparaîtraient dans notre pays. Le cancer du poumon de la femme sera le grand problème du 21ème siècle, si celles-ci ne prennent pas conscience du danger auquel elles sexposent.
Le risque encouru par les non-fumeurs exposés à la fumée des autres, ce quon appelle tabagisme passif, est considérable.
Lexcrétion urinaire des produits de dégradation de la nicotine augmente, chez les non-fumeurs, en proportion directe du nombre de cigarettes fumées dans leur entourage. Le risque est accru en milieu clos, comme le domicile ou la voiture.
La fumée de tabac, outre ses effets cancérigènes liés au goudron quelle véhicule, inhibe les défenses de notre appareil respiratoire : le mouvement des cils vibratiles sarrête pendant 4 heures pour linhalation de la fumée dune seule cigarette. Il en résulte une accumulation de mucus et de bactéries favorisant la survenue dinfections pulmonaires traînantes et récidivantes.
La fumée de tabac est le plus puissant des agresseurs du poumon profond.
Ses particules sont très petites, de lordre dun micron, et pénètrent jusquaux alvéoles.
Le tabac est, de ce fait, la cause principale de la bronchite chronique, maladie qui prend chez le fumeur une gravité particulière, et conduit beaucoup plus vite à lemphysème et à linsuffisance respiratoire, dont laggravation se poursuit aussi longtemps que le sujet continue de fumer.
Lenfant est particulièrement vulnérable au tabagisme de lentourage. Ses poumons sont en effet en plein développement. Le nombre de ses alvéoles pulmonaires, de 24 millions à 1 an, passe à 300 millions à lâge adulte.
Les maladies respiratoires sont accrues dans leur fréquence et aggravées dans leur évolution par lexposition du nourrisson et du jeune enfant au tabagisme de son entourage.
Ces infections bactériennes ou virales répétées compromettent le développement respiratoire de lenfant.
« Quand
les parents fument, les enfants toussent. »
Le
tabagisme passif représente aussi un risque
sérieux daggravation pour toutes les
personnes qui souffrent dune fragilité respiratoire, en particulier chez les asthmatiques et les malades atteints de bronchite chronique et de
dilatation des bronches.
Le fumeur ne doit jamais imposer sa fumée à son
entourage familial, professionnel ou autre.
Supprimons la fumée de tabac :
- en ne fumant pas nous-mêmes,
- en nincitant pas les autres à fumer,
- en aérant régulièrement les pièces où lon a fumé,
- en protégeant de la fumée les jeunes enfants et les personnes souffrant
dune maladie cardiaque ou respiratoire.
2. La
pollution à la maison
La lutte contre la pollution domestique dépend pour une grande part de chacun dentre nous.
Nous souffrons à domicile, selon les cas, dun excès dhumidité, ou dune trop grande sécheresse.
- Lexcès dhumidité est surtout le fait des maisons anciennes, construites à ras du sol, sans vide sanitaire. Ces maisons ont besoin daération fréquente, de lumière, densoleillement.
- Lexcès de sécheresse sobserve plutôt dans les habitations modernes à usage collectif, où le chauffage se fait par le sol ou par climatiseurs. Il convient alors dhumidifier latmosphère par saturateur ou plante verte, de modérer la température nocturne dans la chambre sans dépasser 18°, de limiter la température à 20° dans la salle de séjour en période de chauffage. Lusage de climatiseurs demande un entretien régulier et impeccable de linstallation. Une attention particulière doit être portée aux filtres, quil faut entretenir et changer régulièrement pour éviter laccumulation des microbes et de moisissures.
- La poussière se niche avec prédilection dans les recoins et les angles des pièces, au-dessus et au-dessous des meubles, en particulier des armoires, dans les lourdes tentures des rideaux. Mieux vaut des tissus légers, quon lavera toutes les 6 semaines. Les rainures des parquets accumulent les poussières des générations successives. La vitrification du parquet diminue ce risque. On peut leur préférer le carrelage ou le revêtement vinyle, ou à défaut, les recouvrir de tapis ou de moquettes en fibres synthétiques.
Pour faire le ménage, il ne faut se servir que de laspirateur ou de linges mouillés (serpillière).
Pour les meubles en bois, lencaustique est un bon isolant. Matelas et literie doivent être aérés tous les jours et les fenêtres de la chambre ouvertes chaque jour matin et soir.
La cuisine doit être séparée de la salle de séjour. La cuisine électrique est préférable, afin déviter la fumée du gaz.
Limitons lusage des produits sous forme de bombes ou de « sprays », quil sagisse de produits ménagers, de produits de toilette, ou de médicaments.
-
Pour éviter la pollution par les fumées et les suies, il faut faire ramoner les cheminées régulièrement, au moins
une fois par an.
Les appareils de chauffage seront aussi régulièrement révisés.
Pour bricoler sans risque, il est préférable dutiliser un masque, de ventiler suffisamment la pièce où lon travaille ; il faut aussi penser à protéger lentourage et surtout les enfants.
Naggravons pas la pollution urbaine : faisons réparer nos pots déchappement, réviser régulièrement le moteur de notre voiture ; évitons de faire tourner le moteur à froid avec un starter ouvert. Mieux encore, préférons les transports en commun ou la marche à pied chaque fois que cest possible. Nutilisons notre véhicule individuel que lorsque cest indispensable, pour transporter des objets lourds ou faire de longs trajets.
3. Prévention
des infections respiratoires
· La meilleure prévention contre linfection respiratoire est la vaccination effectuée et renouvelée selon la prescription du médecin, dès lenfance. La vaccination antigrippale réalise une protection efficace chez la plupart des sujets, notamment les personnes âgées, ou celles qui souffrent dune fragilité respiratoire particulière.
· La tuberculose pulmonaire, qui a représenté pendant des siècles un fléau majeur, était en voie de disparition en France grâce à lhygiène, la vaccination par le B.C.G., la maîtrise des traitements par les médications antituberculeuses. On note, depuis quelques années, une recrudescence dans certains milieux : exclus et marginaux, personnes âgées, séro-positifs au virus H.I.V. du sida. Il ne faut pas oublier la contagiosité de cette maladie, et la nécessité dune hygiène rigoureuse pour contribuer à en enrayer le développement.
· Il convient dinsister sur lhygiène des mains. On note à lheure actuelle une recrudescence significative des maladies respiratoires (et digestives) transmises par les mains : rhinoconjonctives virales, rhinosinusites, rhinopharyngites. Les mains doivent être lavées régulièrement avant les repas et après le passage aux toilettes, plusieurs fois dans la journée. Le lavage doit se faire à leau et au savon ; le lavabo propre doit être accessible. Le séchage sera soigneux, avec un essuie-mains propre ; il sera minutieux . Les enfants doivent être instruits de limportance dune bonne hygiène des mains. Le savon doit prendre pour eux une dimension ludique.
Un grand nombre dinfections respiratoires récidivantes trouvent leur origine dans la persistance dune infection haute, connue ou méconnue : sinusite, rhino-pharyngite, amygdalite, foyer dinfection bucco-dentaire. La surveillance régulière de létat dentaire et de celui des premières voies respiratoires, une hygiène rigoureuse de lappareil bucco-dentaire, du nez et de la gorge sont nécessaires :
- lavage régulier et soigneux des dents matin et soir, et après les repas,
- gargarisme à leau chaude 2 à 3 fois par jour,
- lavage des fosses nasales à la pipette avec une eau chaude et salée en cas dencombrement du nez et de larrière nez par des sécrétions stagnantes.
4. Lallergie
respiratoire est en augmentation dans la vie moderne.
-
Lasthme, qui en constitue la principale
manifestation, touche 20% des Français.
- Lallergie résulte dune sensibilisation progressive à certaines substances, dénommées allergènes ; elle survient sur un terrain particulier, latopie, à caractère nettement familial.
- Les principaux allergènes venant de lair ambiant (dénommés pneumallergènes) et responsables de lasthme, sont par ordre de fréquence :
* les acariens de la poussière de maison (60 à 70 % des cas)
* les pollens (20% des cas)
* les poils et plumes danimaux (5% des cas)
* Les acariens de la poussière de maison sont des arthropodes de la classe des arachnides, de très petite taille, invisibles à lil nu.
Ils se nourrissent essentiellement de débris de peau humaine.
Leur lieu délection est donc la literie. Les conditions les plus favorables à leur développement sont une température de 20° à 30° et un degré hygrométrique élevé, supérieur à 80% ; une maison humide contient 10 fois plus dacariens quune maison sèche.
Lhabitat idéal de lacarien est le matelas, où ils trouvent chaleur, humidité et nourriture !
Ils sont présents toute lannée, mais plus abondants à lautomne, leur période de reproduction. Moins nombreux en altitude, à partir de 1000 mètres, ils disparaissent au-dessus de 1500 mètres.
On les trouve également dans les vêtements, rideaux et tentures, rainures des parquets et fissures du sol.
Laspirateur est la meilleure arme contre lacarien : le ménage doit être fait à fond une fois par semaine, laspirateur doit aussi être passé sur le matelas et la literie.
Lacarien déteste le soleil. Profitez du soleil pour sortir matelas et couvertures et pour sécher votre literie. Ouvrez vos volets !
Le lit doit faire lobjet dun nettoyage soigneux et quotidien. Le matelas sera découvert tous les jours.
Un chiffon humide est une véritable douche écossaise pour lacarien.
Aération et ménage régulier sont indispensables
au bien-être de lasthmatique.
* Les pollens et en particuliers les pollens de graminées sont la cause du rhume des foins. Beaucoup dasthmatiques sont également sensibles aux pollens. La grande saison des pollens se situe de mai à juillet. Les personnes sensibilisées aux pollens doivent sinformer du calendrier des pollens, dans la région où ils habitent, et aussi dans celle où ils passent leurs vacances.
Pendant
la saison pollinique, il convient déviter
les contacts avec les herbes et le foin, porter lunettes et chapeaux, ne pas aérer la maison aux heures de la journée où
la
concentration de pollens est la plus importante. Les graminées interviennent aussi comme agresseurs des voies respiratoires à lintérieur des maisons. On retrouve souvent une quantité importante de pollens dans les habitations des asthmatiques.
* En cas dallergie aux poils et aux plumes danimaux,
il faut se méfier des édredons et oreillers en
plume, ainsi que des matelas de laine. A défaut de les supprimer, on pourra les
envelopper dans une housse plastique. Les animaux domestiques, chat, hamster, lapin, chien peuvent être une
source dasthme sévère, surtout le chat. Les animaux doivent être gardés à lextérieur de la chambre à coucher.
* Les moisissures sont aussi parfois la source possible dallergie respiratoire. Evitons lhumidité, les climatiseurs mal entretenus.
* Rappelons enfin que la fumée de tabac, toujours nocive pour lentourage du fumeur, constitue un risque majeur pour lenfant allergique .
Une mère qui
fume est dangereuse pour lenfant asthmatique
Une bonne respiration est un facteur important de notre santé. Or beaucoup de personnes ne savent pas bien utiliser leur respiration. Il importe donc à chacun dy veiller et dapprendre à bien respirer, selon des règles simples :
- Rappelons que le diaphragme est le principal muscle respiratoire ; il effectue, à lui seul, 80% du travail de la respiration.
- Linspiration doit se faire par le nez.
- Le temps actif de la respiration est lexpiration, qui doit être plus longue que linspiration.
- A linspiration, la cage thoracique augmente de volume ; le diaphragme sabaisse et le ventre se gonfle, ce quon peut contrôler en plaçant la main à plat sur lestomac. En même temps, les côtes sécartent, en particulier les côtes de la base du thorax.
-
A lexpiration, la cage thoracique diminue de volume ; le diaphragme sélève, ce qui se traduit par un abaissement du ventre. Les côtes inférieures se rapprochent.
En cas dencombrement des bronches par des sécrétions, il convient de respirer doucement, et de tousser 1 à 2 fois à la fin de lexpiration.
Une
bonne respiration est favorisée par la relaxation.
En retour, un bon contrôle respiratoire se fait au
cours de la marche, effectuée à son pas,
surtout lorsquelle se pratique en pleine
nature.



