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Hygiène corporelle: peau, dent, bouche
Conseils pour la santé
Dr René Flurin
Mis en ligne le 20 avril 2001

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Par temps clair, l’intensité en UV atteint son apogée à l’heure du midi solaire. Les rayons du soleil, perpendiculaires à la surface de la terre sont peu filtrés car ils traversent l’atmosphère sous son épaisseur la plus mince. Quand le soleil descend dans le ciel, les photons parcourent obliquement les couches gazeuses, ce qui rallonge considérablement leur parcours et le nombre de collisions qu’ils subissent. Le rayonnement s’appauvrit peu à peu en UVB et seuls les UVA persistent jusqu’au coucher du soleil. (source Info Science)

Sommaire

Structure de la peau
Evolution de la peau
Fonctions de la peau
Dangers du soleil
Hygiène quotidienne de la peau
Hygiène bucco-dentaire
Vêtements

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La peau n’est pas seulement une enveloppe qui isole et protège notre corps ; elle exerce en outre un ensemble de fonctions intervenant dans la relation du corps avec le milieu extérieur.

 

I. LA STRUCTURE DE LA PEAU

 

Elle est parfaitement adaptée à ses multiples fonctions. Elle est formée de 3 couches superposées :

- l’épiderme, la plus externe (le mot grec épi signifie dessus)

- le derme (derma, mot grec, signifie peau)

- l’hypoderme (hypo, en grec, signifie au-dessous)

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Dessin Evelyne Tastet

 

1. L’épiderme est formé de 4 à 5 couches de cellules superposées, et solidement amarrées entre elles ; elles s’aplatissent de la profondeur vers la surface pour former en surface la couche cornée, faite de lamelles très cohérentes ; elle contient une substance très résistante, la kératine (kéra, en grec, signifie corne), riche en soufre. Cette couche cornée forme une barrière de protection sur toute la surface de notre corps ; elle se renouvelle en permanence à partir des cellules de la base de l’épiderme ; celles-ci se divisent activement. Il faut environ 3 semaines pour qu’une cellule de la couche basale arrive à la couche cornée, où elle va mourir et tomber ; cette élimination appelée desquamation, est invisible à l’état normal. En quelque sorte, nous changeons d’épiderme toutes les 3 semaines !

Dans la couche profonde de l’épiderme se trouvent aussi d’autres cellules, qui fabriquent un pigment, la mélanine, élément essentiel de protection de la peau contre le rayonnement solaire.

 

 

2. Le derme, sous-jacent à l’épiderme, le nourrit et le soutient. Il est formé d’un réseau dense de fibres entrecroisées, fibres collagènes d’une part, qui confèrent au derme sa résistance aux forces de pression, fibres élastiques d’autre part, qui donnent à la peau son élasticité.

Le derme est richement vascularisé, par un réseau de vaisseaux sanguins aussi fins que des cheveux, d’où leur nom de capillaires ; ceux-ci nourrissent l’épiderme et assurent les échanges thermiques entre l’organisme et le milieu extérieur.

Le derme contient aussi un réseau nerveux d’une grande densité, de l’ordre de 10 000 fibres nerveuses par mm² ; la plupart de ces fibres sont sensitives ; elles font de la peau un organe sensoriel majeur, sensible au toucher, à la chaleur, à la pression, à la douleur.

On trouve aussi dans le derme des cellules immunitaires, les cellules de Langherans, agents de la reconnaissance des antigènes, contribuant à la défense du revêtement cutané contre les divers facteurs d’agression : microbes, virus…

 

 

3. L’hypoderme, situé au-dessous du derme, est un matelas graisseux formé de cellules claires chargées de graisses. Il amortit les pressions exercées sur la peau, contribue à protéger les organes profonds. Il représente aussi une réserve d’énergie pour l’organisme.

 

4. La structure de la peau comporte aussi des structures annexes.

 

· les ongles sont formés d’une kératine très dure, protégeant les extrémités des mains et des pieds. Leur croissance se fait à partir de la matrice de l’ongle ; elle est ininterrompue, mais lente ; il faut 6 mois environ pour remplacer un ongle de la main, et de 1 an à 18 mois pour la repousse de l’ongle du gros orteil.

 

· les poils, également riches en kératine, sont formés de 2 parties : la racine, implantée dans une petite cavité appelée follicule, située dans le derme, et une partie extérieure visible, la tige. Chaque poil évolue pour son propre compte, indépendamment des autres ; il passe par 3 phases, de croissance, de repos et d’expulsion. Le rasage des poils ne modifie pas leur croissance ; par contre, l’épilation et le rasage du duvet entraînent la repousse d’un poil, de manière définitive. Les poils sont plus abondants partout où la peau est en contact direct avec l’os, sans interposition musculaire.

Les cheveux sont formés de 100 à 150 000 follicules pileux. Leur nombre est définitivement fixé à la naissance. Leur durée de croissance est d’environ 2 ans et demi.

 

· Des millions de glandes parsèment la surface du corps :

- les glandes de la sueur, dites sudoripares, sont très développées chez l’homme ; elles lui permettent d’évacuer l’excès de chaleur, et de maintenir constante la température du corps, autour de 37°.

Nous pouvons ainsi éliminer jusqu’à 10 litres de sueur par jour, dans des conditions climatiques extrêmes, et devons les compenser alors par une quantité équivalente de boisson aqueuse. Il est donc très important, lorsque notre corps est exposé à de très fortes chaleurs, de veiller à éviter tout ce qui peut gêner l’évaporation de la sueur : humidité, dépôt de sel sur la peau, port d’un vêtement imperméable, par exemple en nylon.

 

- les glandes sébacées sécrètent une substance grasse, le sébum, qui forme un film imperméable à la surface de l’épiderme ; elles sont logées auprès des follicules pileux, formant l’appareil pilo-sébacé.

 

 

II. EVOLUTION DE LA PEAU AU COURS DE LA VIE

 

La peau est totalement achevée à la naissance, mais, alors que la sécrétion sébacée est très active dès la vie fœtale, la sécrétion de la sueur ne se normalise que plus tardivement. De ce fait, le bébé règle mal sa température interne ; il est plus exposé aux coups de chaleur.

A la puberté, la sécrétion sébacée s’accentue au visage et dans le haut du dos, donnant lieu aux poussées d’acné ; les poils adultes font leur apparition.

Le vieillissement de la peau se traduit par une altération des fibres élastiques, provoquant les rides, et par la diminution de la mélanine : la peau s’éclaircit et les cheveux blanchissent.

 

III. FONCTIONS DE LA PEAU

 

1. La peau exerce d’abord une fonction protectrice, vis à vis de toutes les agressions venues de l’extérieur.

 

A. contre les agressions mécaniques, la peau assure une protection souple et efficace à 3 niveaux :

- la kératine de la couche cornée, solide barrière continue.

- les fibres du derme, collagènes, qui confèrent à la peau leur force de tension, et élastiques, grâce auxquelles la peau revient en place après étirement.

- le coussin graisseux de l’hypoderme, qui protège les muscles et les os sous-jacents contre les chocs et les pressions.

 

B. contre les agressions chimiques, la couche cornée et le film formé par la sueur et le sébum font barrière, mais cette barrière n’est pas infranchissable. Certains produits peuvent pénétrer lentement à travers la peau pour gagner la circulation générale. Cette pénétration peut être utilisée pour l’application de certains médicaments. A l’inverse, elle représente un danger vis à vis de produits toxiques comme le mercure. Ce danger est fortement majoré chez l’enfant et surtout le nourrisson, dont la peau est plus fine et plus perméable, notamment au niveau des zones irritées (fesses).

 

C. contre les microbes, la défense de la peau est assurée par la couche cornée, les cellules immunitaires du derme, et aussi par la flore microbienne normale qui existe à la surface de la peau. Cette flore, dite saprophyte, s’oppose au développement de la flore dite pathogène, c’est-à-dire génératrice de maladies (streptocoque, staphylocoque doré…). Cette flore normale doit donc être respectée. L’emploi de produits antiseptiques pour la toilette quotidienne est déconseillé. De même, les brûlures favorisent la prolifération des microbes dangereux sur une peau à vif. Le meilleur traitement d’urgence de la brûlure est l’eau froide déversée en abondance sur la région brûlée. La peau brûlée doit ensuite être protégée vis à vis de toutes les causes d’infection venues de l’extérieur.

 

D. contre les rayons du soleil, la peau bénéficie de la double protection de la couche cornée, qui s’épaissit, et de la mélanine, dont la sécrétion augmente.

 

 

2. La peau est un organe essentiel de la régulation thermique.

 

Elle contribue efficacement au maintien de la température constante de notre corps.

Contre le chaud, l’évacuation de l’excès de chaleur est assurée par la dilatation active des petits vaisseaux du derme, et par la sudation.

Contre le froid, le resserrement des petits vaisseaux de la peau, le coussin graisseux de l’hypoderme, la contraction des petits muscles des poils (« chair de poule ») s’opposent au refroidissement de l’organisme.

 

3. La peau, par sa richesse en fibres sensitives, informe l’organisme sur 4 grands groupes de sensations : le toucher, la douleur, la température et la pression. Premier organe sensoriel à apparaître au cours de l’évolution, le sens tactile est aussi le dernier à disparaître au cours du vieillissement.

 

IV. LES DANGERS DE LA SUREXPOSITION AU SOLEIL ; COMMENT LES PREVENIR ?

 

Le rayonnement solaire est « le plus constant, le plus grave des agresseurs de la peau ».

Les rayons infrarouges ont une longueur d’onde plus élevée que celle du spectre visible. Leur effet est surtout calorique ; le risque principal est celui de l’insolation.

Les rayons ultraviolets ont une longueur d’onde plus courte que celle du soleil ; ils ne représentent que 10% du spectre solaire, mais ils sont beaucoup plus dangereux en raison de la haute énergie qu’ils véhiculent.

Les U.V.A., dont la longueur d’onde est proche de celle de la lumière visible, provoquent à long terme des altérations responsables du vieillissement de la peau.

Les U.V.B. , dont la longueur d’onde est beaucoup plus courte, sont les principaux responsables des cancers de la peau.

 

· Comme l’explique le professeur Jasmin, le nombre de cancers de la peau a été multiplié par 2 en 10 ans, en France comme dans l’ensemble des pays développés. Il s’agit :

- soit de carcinomes, tumeurs curables dans presque 100% des cas, mais qui peuvent laisser des traces mutilantes ou inesthétiques sur le visage ou le dos des mains.

- soit des mélanomes, cancers beaucoup plus rares, mais très dangereux. Ce sont des grains de beauté qui se transforment et grossissent.

 

Ces cancers sont liés à des expositions brutales et répétées aux rayons du soleil. Ils peuvent évoluer de façon invisible pendant souvent une vingtaine d’années. « Nous payons aujourd’hui la mode des bains de soleil qui a commencé dans les années 50 ». Il est très important, nous dit encore le professeur Jasmin, d’informer à ce sujet les jeunes générations. L’exemple de l’Australie est, à cet égard, probant. C’est un pays où l’ensoleillement est maximum ; c’est une population au teint clair. L’Australie connaissait le plus fort taux de cancers de la peau au monde. Ce pays a mené un important effort de prévention et de dépistage précoce ; en conséquences, le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a diminué des deux tiers (Pr. Jasmin – Journal « La Croix » 26 mars 2000).

 

La quantité d’U.V.B. dangereux varie avec l’altitude. Pratiquement nulle au niveau de la Mer Morte, à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer, elle augmente rapidement avec l’altitude, de 4% environ tous les 300 mètres. Elle varie aussi avec la latitude. Très abondante sous les tropiques, elle est très faible aux pôles.

L’humidité majore la sensibilité de la peau au soleil.

Sous nos climats, le danger des U.V.B. est maximum entre 11h et 14h l’été. Il faut aussi tenir compte du coefficient de réflexion des rayons solaires sur le sol.

De 3 à 5% sur l’herbe ou sur l’eau, il atteint 20% sur le sable et 85% sur la neige. Regarder la neige au soleil sans protection est aussi dangereux pour les yeux que de regarder le soleil en face.

 

· Le vieillissement prématuré de la peau est fonction de la dose totale de soleil reçue depuis la naissance, ainsi que de la qualité de la peau ; il est d’autant plus précoce que la peau est claire. L’action répétée et cumulée du soleil aboutit à une peau sèche, ridée, parsemée de taches pigmentaires, épaissie par endroits. Le visage et les

mains sont les régions les plus exposées. C’est la peau du visage qu’il faut protéger en premier lieu.

Les détériorations de la peau dues aux rayons ultra violets du soleil ne se démasquent que longtemps après les expositions abusives, et ces modifications sont pratiquement irréversibles.

 

« C’est à 20 ans que l’on prépare la peau que l’on aura à 40 ans » (Dr Robert Aron-Brunetière).

 

Il ne faut pas oublier pour autant les bienfaits du soleil, lorsqu’on en use avec modération. Il est une source précieuse de vitamines D, si importante aux 2 âges extrêmes de la vie.

 

· Pour un bon usage du soleil, le docteur Aron-Brunetière nous propose quelques conseils de bon sens :

- ne jamais s’exposer au soleil la peau mouillée ;

- Se garder des surfaces claires : blancheur des voiles, de la neige ;

- Ne pas exposer la peau du visage au soleil pendant des heures d’affilée ;

- La première exposition au soleil ne doit pas excéder 10 minutes pour une peau blanche, 20 minutes pour une peau mate. La durée n’est augmentée que très progressivement.

- La peau sera protégée du soleil par des crèmes ou des laits « écran total », dont les applications seront renouvelées à intervalles réguliers. Il ne faut jamais utiliser de crèmes à bronzer.

- On évitera l’exposition au soleil entre 11h et 14h, période où les rayons U.V.B. de haute énergie sont à leur intensité maximale.

- On évitera aussi les expositions intensives, du type « bain de soleil ». Lorsqu’on s’expose aux rayons du soleil, « il ne faut pas lézarder, mais bouger ». (Dr Jeanine Perron)

- La tête sera protégée du soleil par un chapeau à larges bords.

- Le danger du soleil pour les yeux est au moins égal et de même ordre que celui qu’il entraîne pour la peau. Le port de lunettes de soleil de bonne qualité est impérative.

- Les précautions doivent être appliquées dès le jeune âge, afin de ne pas gaspiller le « capital soleil » de nos enfants. Ce sont en effet les doses cumulées, la quantité de soleil reçue au cours de la vie, qui sont à l’origine des dégâts irréversibles de la peau.

Le chapeau, les lunettes, le tee-shirt, sont indispensables à la montagne comme à la mer. L’exemple des paysans portugais est démonstratif à cet égard. Tant qu’ils ont travaillé aux champs dans leur tenue traditionnelle, avec chemisette et chapeau, les cancers de la peau leur étaient inconnus. Lorsqu’ils ont commencé à imiter les touristes, torse nu au soleil, les cas de cancer de la peau se sont multipliés.

« La surexposition au soleil a pris place parmi les habitudes néfastes de notre temps, à côté de l’alcool et du tabac. » (Dr R. Aron-Brunetière)

 

V. CONSEILS POUR L’HYGIENE QUOTIDIENNE DE LA PEAU

 

L’hygiène de la peau consiste à se laver chaque jour à l’eau et au savon. L’eau élimine les impuretés et une partie des microbes présents à la surface de la peau. Dans la majorité des cas, la bonne température de l’eau se situe autour de 35°.

On utilisera de préférence des savons simples, du type savon de Marseille. Une douche ou un bain quotidiens sont recommandés. La toilette du corps comporte 3 temps :

- lavage à l’eau et au savon des différentes parties du corps, y compris la toilette intime.

- rinçage soigneux de la peau.

- séchage minutieux , à l’aide de serviettes sèches, en insistant sur les régions des plis.

 

« La saleté conduit à l’infection, elle est source de maladies et de mauvaises odeurs ».

« La sueur n’est nauséabonde que chez ceux qui n’ont pas une hygiène rigoureuse ».

(Dr P.L. Delaire)

 

· La peau du visage sera nettoyée matin et soir. Si celle-ci est fragile, le savon pourra être remplacé par un lait de toilette.

 

· Les cheveux se salissent rapidement. Les shampooings doivent leur assurer une propreté satisfaisante, à un rythme variable selon la pollution du milieu ambiant.

 

· Les mains doivent être lavées soigneusement, à l’eau et au savon, avant tous les repas. On veillera au séchage des mains avec une serviette propre et sèche.

« Le lavage des mains est une assurance contre l’infection. »

 

· Les ongles seront coupés régulièrement ; ils seront débarrassés de leurs impuretés et brossés avec soins.

« Ayez une brosse à ongles et ne gardez pas d’ongles en deuil. »

(Dr P.Delore)

 

· Les pieds doivent supporter tout le poids du corps sur une surface réduite, et amortir, par leur élasticité, le choc des pas. Le docteur J. Bassot nous met en garde contre les dégâts provoqués par des chaussures inadaptées « qui compriment les ongles, réduisent la surface porteuse, empêchent l’aération des pieds » ; elles entraînent ces multiples lésions des pieds, si gênantes dans la vie quotidienne : cors et durillons des frottements, « oignons » à la base des gros orteils provoqués par des chaussures pointues et des hauts talons, « hallux valgus » lié à une chaussure trop étroite, ongle incarné provoqué par la compression du gros orteil dans des chaussures trop étroites.

La toilette des pieds sera effectuée au moins une fois par jour, de préférence le soir, à l’eau chaude et au savon ; le rinçage sera fait à l’eau tiède ou froide. Le séchage des pieds sera particulièrement minutieux. Il ne faut laisser aucune trace d’humidité entre les orteils et sous les orteils, si l’on veut éviter les mycoses rebelles.

Les bonnes chaussures sont en cuir, à semelles souples. Elles ne doivent pas avoir de bouts pointus, qui contraignent les orteils à se chevaucher. Il faut les choisir suffisam-ment larges, de préférence en fin de journée ; il faut s’y sentir tout de suite à l’aise :

« La chaussure doit s’adapter au pied, et non le pied à la chaussure »

(Dr J. Bassot)


Les talons ne doivent pas dépasser 5 cm ; sinon les orteils se replient « en marteau ». La marche avec des semelles souples est un excellent exercice pour remuscler les pieds.

Il est souhaitable que les enfants et les jeunes ne portent pas en permanence des « tennis » ou des « baskets », dans lesquels les pieds transpirent beaucoup.

Les salles de sports, les saunas, les piscines sont des lieux propices aux mycoses (champignons), aux infections, aux verrues. Il faut s’abstenir de s’y rendre quand on est soi-même porteur de l’une ou l’autre de ces lésions, afin de ne pas contaminer les autres. Après le sport ou le bain de piscine, on se douchera à l’eau et au savon et on veillera au séchage parfait des pieds. (Dr M.O. Gauchy)

 

 

VI. HYGIENE BUCCODENTAIRE

 

· La carie dentaire est un véritable fléau. En France, 8 personnes sur 10 sont porteuses de caries, et ceci dès l’enfance.

La carie est due au développement de la plaque dentaire. Celle-ci est un enduit mou, collant, constitué de débris alimentaires, de tartre calcaire et de produits salivaires. Elle se développe dans les espaces entre les dents, et au niveau du sillon dentaire, à la lisière de la dent et de la gencive. La plaque dentaire s’imprègne de sucre. Elle représente un milieu privilégié pour le développement des microbes, en particulier des streptocoques. Elle se développe donc d’autant mieux que des produits sucrés s’accumulent sur place.

 

Outre les douleurs qu’elles provoquent, les caries dentaires, non traitées, finissent par détruire la dent. Elles conduisent à une diminution du coefficient masticatoire. Elles sont à l’origine d’infections locales : abcès dentaires, ostéite du maxillaire, pyorrhée aboutissant au déchaussement et à la perte des dents. Elles comportent un risque d’infection à distance, articulaires, cardiaques, rénales d’une réelle gravité.

 

A l’origine de la carie et de la plaque dentaire, se trouve un manque d’hygiène bucco-dentaire. Il est donc indispensable, pour chacun d’entre nous, de bien connaître les règles d’hygiène dentaire, de les respecter, et de les enseigner aux enfants dès le jeune âge.

 

 

La 1ère règle de l’hygiène dentaire concerne le brossage des dents.

 

Il doit être effectué après les repas, au moins 2 fois par jour, le matin après le petit déjeuner, et le soir avant le coucher. Le brossage du soir est le plus important, car c’est la nuit que les résidus alimentaires, la salive et les sucres stagnent le plus autour des dents.

 

Le brossage doit être effectué verticalement, dans un mouvement de bascule, de la gencive vers la dent. Les faces internes, non visibles, doivent être brossées avec le même soin que les faces externes.

Un brossage circulaire minutieux des gencives doit compléter le brossage des dents. « Le massage ainsi réalisé active la circulation et raffermit les tissus. » (Info-Santé)

Un brossage efficace doit durer au moins 3 minutes. Mieux vaut utiliser la brosse sèche, non mouillée avant usage. Il convient par contre de bien la rincer avant chaque utilisation et de la faire sécher tête en haut.

Le dentifrice, utilisé en fin de nettoyage, est destiné à compléter l’effet mécanique de la brosse à dents. On le conserve quelques instants en bouche entre brossage et rinçage.

 

Le rinçage de la bouche à l’eau tiède est tout aussi important que le brossage.

Pour mieux nettoyer les sillons entre les dents, on peut utiliser une soie dentaire, ou des petits bâtonnets de bois pour polir les espaces interdentaires, « là où les poils de la brosse ne peuvent assurer la détersion nécessaire.»

( Dr Jacques Laufer)

 

La brosse à dents doit être personnelle. Il est préférable d’utiliser une brosse à poils synthétiques, souples et fermes à extrémités arrondies. « Le brossage des dents doit devenir un geste machinal, appris très jeune, à partir de 2 ans ».

 

 

La 2ème règle de l’hygiène dentaire concerne la réduction des abus sucrés, notamment les sucres à base de saccharose, qui constituent un milieu privilégié pour le développement de la plaque dentaire. Il faut connaître, à cet égard, le risque notamment chez les enfants, de l’abus des boissons sucrées et des bonbons consommés en grande quantité tout au long de la journée. Le bonbon du coucher représente, à lui seul, un risque majeur. Il est à proscrire impérativement. Par contre une alimentation variée et ferme (pommes, crudités, etc…) est favorable à la dent. Elle fait travailler les muscles masticateurs et augmenter la salivation.

 

Le fluor protège la dent, la rend plus résistante. La carence en fluor doit être évitée chez l’enfant et l’adolescent pendant la période de minéralisation de la dent. Prenez avis à ce sujet auprès de votre dentiste et de votre médecin.

 

La surveillance dentaire doit être systématique, au moins 2 fois par an, et les caries traitées dès le début. Le contrôle régulier doit être effectué dès l’âge de 5 ans. La femme enceinte, la femme qui allaite, sont plus vulnérables et doivent consulter plus fréquemment.

« Votre capital dents est unique. Le conserver tout au long de la vie dépend de vous. »

 (Info-Santé)

 

 

VII. LES VETEMENTS

 

Ils doivent être de préférence légers, perméables à l’air. Les vêtements en synthétique gênent l’évaporation de la sueur ; le coton et les fibres naturelles sont préférables.

Ils ne doivent pas être trop serrés, notamment à la taille. On veillera à se protéger du froid et de la pluie par une coiffure adaptée.

 

« La propreté est le premier commandement de l’hygiène. C’est une habitude ; comme toutes les habitudes, il est plus facile de l’acquérir dès le jeune âge. »

(Dr P. Delore)