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HISTORIQUE
DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS Docteur André François LEMANISSIER Médecin Honoraire du Centre Hospitalier du MANS - Décembre 1994 |
3ème
: du Fontenoy au schéma directeur 83 |
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Laprès
Fontenoy : le schéma directeur 83 |
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Résultat
sur lorganisation et le fonctionnement. |
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Cest à la demande de la Direction du Centre Hospitalier du Mans que j'ai entrepris
de faire l'historique de cet établissement depuis 1891, année de sa création, jusqu'à
nos jours (31 décembre 1994). La direction m'a demandé de faire ce travail parce
qu'ayant été médecin au Centre Hospitalier du Mans pendant de nombreuses années, on
pouvait présumer que j'en avais une connaissance approfondie.
En fait, s'il est vrai
que j'avais une perception assez exacte de son installation, de son fonctionnement et de
son ambiance, son histoire événementielle m'était assez mal connue et plus encore son
parcours administratif J'ai donc dû faire des recherches de documentation assez variées.
J'ai eu recours :
aux archives départementales de la Sarthe,
aux archives municipales du Mans,
et plus largement encore, aux archives hospitalières, car c'est au Centre Hospitalier du
Mans que j'ai trouvé l'essentiel de ma documentation et surtout dans les volumineux
registres où sont conservés les comptes rendus (manuscrits jusqu'en 1910) des séances
de la commission administrative et des délibérations qui en découlent. J'ai aussi
consulté les rapports moraux établis chaque année par la direction et qui sont la
synthèse des événements et des décisions de l'année écoulée.
C'est donc par des remerciements aux responsables et agents de tous ces organismes que je
veux commencer ce travail. Je dois dire que j'ai trouvé auprès de tous ceux et de toutes
celles auxquels je me suis adressé, une aide, une compréhension et une gentillesse
auxquelles j'ai été très sensible.
Je remercie particulièrement le personnel hospitalier et tout d'abord Monsieur Gérolami,
Directeur Général, de m'avoir confié ce travail. Il m'a fourni des renseignements qui
m'ont été fort utiles, surtout en ce qui concerne les questions administratives.
Messieurs les
directeurs adjoints m'ont également beaucoup aidé en me renseignant sur le
fonctionnement de la section administrative dont chacun d'eux est responsable. Enfin, j'ai
eu largement recours au personnel du Centre Hospitalier du Mans : médical, soignant,
administratif et technique. Auprès d'eux, aussi bien qu'auprès de mes anciens
collègues, médecins hospitaliers retraités, j'ai trouvé un accueil particulièrement
amical et des indications très utiles dont je les remercie vivement. J'ajoute que j'ai
été heureux de constater qu'ils étaient tous intéressés par l'histoire de cet
hôpital auquel ils sont très attachés.
Je suis reconnaissant
aussi à deux personnes dont l'aide efficace a facilité mon travail : Madame Elisabeth
Hamon, secrétaire, chargée de dactylographier le texte, ce qu'elle a fait avec beaucoup
de soins et de complaisance, et Monsieur Serge Davy, attaché à la Bibliothèque
Médicale du Centre Hospitalier du Mans. Il a exécuté avec une grande habileté la
reprographie du texte et des plans ainsi que le brochage.
Docteur A.F. LEMANISSIER
Médecin Honoraire du Centre Hospitalier du Mans
Décembre 1994
Lorsque je propose au Docteur Lemanissier d'entreprendre l'historique du Centre
Hospitalier du Mans depuis son implantation en 1891, sur son site actuel, sa réponse est
spontanément favorable. Sans doute, ne mesure-t-il pas d'emblée l'importance de la
tâche. Par contre, ma conviction est immédiate : il s'y consacrera pleinement. C'est en
effet un trait de la personnalité attachante du Docteur Lemanissier que ce constant souci
de servir.
Ce fut le cas en juin
1940 lorsqu'il répondit à l'appel du général de Gaulle et, rejoint ensuite par son
épouse, fut présent en Libye, sur de nombreux champs de bataille. Au sein de la
première division française libre, il prend en charge un grand nombre de blessés, qu'il
soigne dans des conditions difficiles. Ce fut tout autant le cas le 15 mai 1947 lorsqu'il
arriva au Centre Hospitalier du Mans, d'abord comme médecin adjoint à temps partiel,
puis très rapidement comme chef de service. Pendant 27 ans, il se dépense sans compter
pour faire évoluer son service d'affectation : la pneumo-phtisiologie.
Va-t-il au terme de
cette carrière bien remplie décider de jouir d'une retraite bien méritée ? Point s'en
faut, il reprend du service de façon totalement bénévole, en se donnant complètement
au développement de la bibliothèque médicale de l'hôpital, dont chacun s'accorde
aujourd'hui à souligner la notoriété reconnue à l'échelon national. A sa demande, le
passage du témoin à un autre praticien s'effectue en 1992.
Et c'est donc à 83 ans
que le Docteur Lemanissier accepte de livrer encore de son temps, à l'écriture et à
l'histoire d'une institution, dont il a été pendant près d'un demi-siècle un acteur
important et apprécié.
Je lui redis donc toute ma gratitude pour le travail accompli. Qu'il trouve aussi dans cet ouvrage, la reconnaissance d'un hôpital auquel il s'est particulièrement consacré, et qui est fier d'avoir compté parmi ses serviteurs, un praticien et un homme de cette qualité.
André GEROLAMI
Directeur du Centre Hospitalier du Mans
LHOSPITALISATION
Le concept d'hospitalisation est
très ancien mais le sens qu'on lui a donné et sa finalité ont beaucoup varié dans le
temps. Dans ses premières manifestations connues, il faut bien avouer que, plutôt que
l'intérêt du malade, l'hospitalisation recherchait la protection des bien portants
contre les affections contagieuses. Les quarantaines et les léproseries en sont un
parfait exemple. Il est vrai qu'à l'époque, la thérapeutique efficace était chose tout
à fait inexistante et ce genre d'hospitalisation assurait au moins gîte et protection au
malade.
Puis, peu à peu, les
mentalités évoluèrent. Au Moyen Age, on commença à avoir davantage souci de
l'intérêt du malade. Mais comme la thérapeutique n'avait pratiquement pas progressé,
on ne mettait guère d'espoir dans les soins médicaux, et on voulait plutôt soigner
l'âme des malades et les aider à gagner une éternité heureuse. C'est pourquoi les
salles d'hospitalisation comportaient toutes un autel où de nombreux offices étaient
célébrés. (Les hospices de Beaune ont conservé plusieurs de ces très belles salles).
De même, le contexte social se transforma. Vers le XVIIème siècle arriva une époque de
grande misère, la mendicité s'accrut dans des proportions telles qu'elle devint un
véritable fléau, entraînant une forte délinquance, facteur d'insécurité dans tout le
pays. Louis XIV promulgua alors un édit ordonnant dans toutes les villes importantes la
création d'un établissement hospitalier appelé partout hôpital général. En fait ces
établissements avaient essentiellement une finalité carcérale, car il était dit dans
leurs lettres de création : } voulons que les pauvres
valides et invalides ... soient enfermés pour qu'ils ne puissent vaquer à l'avenir.~ L'Hospice de la Salpetrière à Paris est lun des premiers
hôpitaux généraux. Et cest également en application de ce même édit de 1658,
que fut créé l'ancien hôpital général du Mans. Progressivement cette finalité
carcérale s'atténua.
Ainsi, au Mans, au
début du XIXème siècle, furent érigés dans l'enceinte de l'hôpital général un
"hospital Dieudonné" et une maternité, destinés à être des services de
soins, ce qui correspondait d'ailleurs à de timides progrès dans les traitements. Mais
c'est la véritable explosion thérapeutique débutée à la fin du XIXème siècle, et
qui s'est prodigieusement amplifiée au XXème siècle, qui a apporté des modifications
considérables à l'organisation des hôpitaux. Cette adaptation de l'hospitalisation aux
progrès incessants de la médecine se poursuit continuellement de nos jours. Dans cet
ouvrage, nous verrons que l'actuel centre hospitalier du Mans illustre bien cette
continuelle et nécessaire adaptation. Nous verrons également que le Département de la
Sarthe est un bon exemple de l'évolution de l'hospitalisation. Il a successivement
possédé : une léproserie, des hospices religieux, un hôpital général, un Centre
Hospitalier moderne.
L'hôpital du Mans est situé à l'Ouest de la ville, sur une avenue qui s'appelait lors de sa création Route de Laval et fut nommée avenue Rubillard. Il a été construit à la fin du XIXème siècle. Il a été précédé par de nombreux établissements de santé dont le tout premier remonte au VIème siècle. L'histoire de ces anciens établissements a fait l'objet de publications intéressantes dont les références figurent dans la bibliographie. Le présent travail ne porte que l'actuel hôpital, depuis son inauguration en 1891 jusquà nos jours.
Les hôpitaux qui l'ont précédés Mais pour la compréhension des problèmes hospitaliers du Mans, il paraît utile de rappeler brièvement l'histoire des précédents établissements hospitaliers du Mans. Les voici classés par ordre chronologique :L'Hospice du Saint Sépulcre, situé près de l'Abbaye Saint Julien du Pré (actuelle église du Pré). Il a été bâti au VIème siècle par l'évêque du Mans Saint Innocent, pour accueillir et secourir les pèlerins qui venaient faire leurs dévotions sur les reliques des premiers évêques du Mans et apôtres du Maine qui étaient inhumés dans le cimetière près de cette abbaye.
L'Hospice de Coulaines, fondé au IXème siècle par Saint Aldric, 23ème évêque du Mans. Il était situé dans le bourg de Coulaines et recevait des infirmes, des mendiants et des malades.
L'Hospice des Ardents, fondé au Xème siècle par l'évêque Avesgaud, près de lactuelle cathédrale, à l'angle de la place du cloître Saint Julien et de la Grande Rue. Il était destiné à recevoir les nombreux malades atteints du mal des ardents, affection provoquée par lingestion de céréales (surtout le seigle) infectées dergots, qui entraînait de très violentes douleurs et souvent des gangrènes des membres.
La léproserie Saint Lazare, située faubourg Saint Gilles (à l'extrémité de l'actuelle avenue de la Libération).Elle avait été fondée au XIème siècle et recevait des sujets atteints de lèpre (affection alors appelée mezélerie).
L'Hospice de la Maison-Dieu de Coëffort fondé en 1180 par Henri II roi d'Angleterre, comte d'Anjou et du Maine, sur le lieu même où l'arrière garde de son armée avait remporté une grande victoire. Cet hospice recevait des pauvres, des infirmes et des malades. Il était situé à côté de l'Eglise de la Mission (lactuelle place Washington).
Tous ces établissements ont été fonctionnels pendant de nombreuses années, mais ils avaient perdu beaucoup de leur importance lorsque fut créé en 1658, sur édit royal, l'hôpital général du Mans. Leurs malades y furent alors transférés. Ce transfert s'accompagna parfois de dons. Le plus important fût celui de l'évêque de Froullay qui, à l'occasion du transfert de la Maison Dieu de Coëffort à l'hôpital général, fît à ce dernier un don de 20 000 livres.
LHOPITAL GENERAL
Il
fut créé à la suite de l'édit de Louis XIV dont nous avons parlé. Décidée en 1658,
sa construction ne commença qu'en 1666. Cet hôpital fut implanté sur un terrain donné
par un riche bourgeois du Mans, qui se nommait Breslay. Ce terrain, d'une superficie
d'environ six hectares, était proche du centre ville. Il était limité par la rive
gauche de la Sarthe, l'actuelle rue Gambetta, la rue de l'hôpital qui correspond
sensiblement à la rue Barbier et la rue du Port. (Plan I) Il pouvait accueillir en 1700,
environ 550 adultes qui étaient en majorité des indigents, des infirmes, des vieillards.
Il comportait aussi des salles pour des militaires et un service pour une cinquantaine
d'enfants abandonnés.
En 1821, l'hôpital
général s'agrandit par la construction dans son enceinte d'un nouveau pavillon appelé
"Hospital Dieudonné". Il avait été construit à la demande du comte de
Breteuil, pair de France, alors préfet de la Sarthe et qui, par sa création, voulait
honorer la naissance de Henri , Charles, Ferdinand, Marie, Dieudonné, fils du duc et de
la duchesse de Berry. Cet hôpital Dieudonné témoignait d'une certaine évolution dans
le concept d'hospitalisation. Dans la partie ancienne de l'hôpital général, appelé
désormais Hôtel Dieu, on regroupa les hospitalisés qui formaient auparavant le
recrutement de l'hôpital général : indigents, invalides, vieillards, incurables et
enfants abandonnés. Par contre, l'hôpital Dieudonné répondait beaucoup plus aux
nouvelles conceptions d'un service de soins. Il accueillait les malades civils adultes,
les blessés militaires et civils, les femmes enceintes, les enfants de plus de 10 ans,
mais aussi les indigents venant de communes du département n'ayant pas d'hôpital.
Puis, en 1880, on
construisit dans l'enceinte de l'hôpital général une maternité de 22 lits, autre
illustration de cette évolution de lhôpital vers un lieu de soins. Cet hôpital
général a donc fonctionné pendant deux siècles. Malgré les efforts faits pour
élargir le champ de son utilisation, il était devenu insuffisant. La population de la
Sarthe avait beaucoup augmenté dans la dernière moitié du XIXème siècle, et
particulièrement celle de la ville du Mans : de 32.600 en 1855, le nombre de ses
habitants était passé à 55.000 en 1886. C'est cet état de fait qui a imposé la
construction d'un nouvel hôpital plus grand et plus adapté aux évolutions de la
médecine. Et cest lhistoire de ce nouvel hôpital que nous allons rapporter
maintenant.
LE CENTRE HOSPITALIER LORS DE SA CREATION EN 1891
PROBLEMES QUI SE POSERENT A LA CREATION DU NOUVEL HOPITAL
A la
fin du XIXème siècle, comme nous lavons mentionné, la nécessité de remplacer
l'hôpital général par un établissement nettement plus grand semblait s'imposer et
trois raisons étaient invoquées pour justifier la construction d'un nouvel hôpital :
La capacité
d'hospitalisation de l'ancien hôpital général était insuffisante. Il comportait bien
un nombre assez important de lits pour indigents, vieillards et infirmes, mais il n'avait
que 64 lits pour les malades hommes (médecine et chirurgie), 59 lits pour les malades
femmes (médecine et chirurgie), 12 lits pour les enfants, 22 lits pour la maternité. Il
était aussi doté d'une section assez importante de lits pour les militaires mais
regroupés dans des baraquements insalubres.
Il n'était pas
possible dans l'enceinte de cet hôpital général (6 hectares) de construire de nouveaux
bâtiments et on ne pouvait pas non plus agrandir le territoire de l'hôpital, de
nombreuses constructions particulières ayant été élevées tout autour.
Enfin, une autre raison
justifiait aussi la création d'un nouvel hôpital : les bâtiments de l'hôpital
général étaient en mauvais état. De nombreuses salles étaient vétustes et insalubres
et leur restauration aurait exigé de gros frais. Par contre, la vente du terrain, situé
près du centre ville, pouvait couvrir une partie des dépenses de construction d'un
nouvel hôpital, plus grand et plus moderne.
A cette époque, Le
Mans eut à plusieurs reprises à sa tête un maire énergique et combatif : Anselme
Rubillard. En tant que maire, il était de droit président de la commission
administrative hospitalière du Mans, organisme important qui orientait et supervisait le
fonctionnement de létablissement. Pour comprendre et apprécier luvre
d'Anselme Rubillard, il faut connaître le personnage. Il avait une formation d'expert
géomètre, ce qui l'aida à mieux comprendre certains problèmes techniques que posa
l'implantation du nouvel hôpital. Sa vie politique fût complexe. Conseiller municipal
depuis 1866, il fût, à partir de 1871, élu maire à plusieurs reprises. Il faut
signaler qu'à cette époque le gouvernement pouvait révoquer le maire élu et désigner
discrétionnairement un nouveau maire. Ce fut à deux reprises le cas d'Anselme Rubillard.
De plus, il démissionna une fois. Ainsi, il fut écarté pendant plus de dix ans de la
gestion municipale (période pendant laquelle il fut souvent remplacé par Louis
Cordelet). Pourtant, malgré ces interruptions dans son mandat, Anselme Rubillard continua
d'impulser la construction du nouvel hôpital. Il est vrai qu'il cumulait en même temps
les mandats de député puis de sénateur de la Sarthe ce qui l'aida probablement à mener
à bien son entreprise. Quelles étaient ses conceptions pour cet hôpital ?
Il fallait, disait-il
"ne pas continuer les errements du passé et ne pas faire une politique
d'amélioration au jour le jour sans plan d'ensemble". Il fallait donc pour
construire le nouvel hôpital, un terrain vaste dans un quartier assez éloigné du centre
ville. Il fallait aussi que cet hôpital soit pavillonnaire, ce qui à l'époque était
une nouveauté, mais en conformité avec les plans adoptés en France dans différentes
villes pour les hôpitaux récemment construits. Anselme Rubillard insista aussi pour que
le nouvel hôpital comportât un quartier payant. Grande innovation pour lépoque.
Dès 1882 le projet
d'un nouvel hôpital paraissait en principe accepté pour Le Mans. Dans les séances du 19
mars 1884, la commission administrative eut à choisir l'emplacement. Quatre propositions
furent examinées : La propriété Saint-Gilles au Patis Saint-Lazare, La propriété
Isaac, au nord de la ville près de la route de Bonnetable, La propriété Girard à
Pontlieue, La Closerie de Monthéard, route de Laval. La propriété Saint-Gilles fut tout
de suite éliminée car le terrain était trop petit. Entre les trois propositions
restantes, ce fut la dernière, la Closerie de Monthéard (Plan II) qui fut retenue pour
les raisons suivantes : le terrain était vaste : 13 hectares 2 ares, son emplacement et
sa configuration qui seront détaillés plus loin paraissaient intéressants, il était
d'un prix avantageux. Ses propriétaires, Messieurs Cornuau et Durfort le cédèrent pour
191.990 F. Il fut acheté le 23 Janvier 1885.
Pour l'implantation et
la construction sur ce terrain de bâtiments hospitaliers, plusieurs plans furent
proposés et des appels d'offres furent lancés. Des avant-projets furent établis ainsi
que des devis. L'adjudication des travaux eut lieu le 14 Octobre 1887. Le devis qui fût
retenu s'élevait à 1.810.754 F. La première pierre fut posée le 22 avril 1888 et la
construction commença rapidement. Mais, auparavant, il fallut faire un drainage du
terrain qui était humide, installer des égouts pour les eaux de pluie et les eaux usées
du futur hôpital. En 1889, des problèmes de procédure survinrent car les frais de
construction dépassaient les sommes annoncées dans les avant-projets. Cependant, cela
n'arrêta pas les travaux. Le financement fut assuré par différents apports : une
subvention de 500.000 F de la ville du Mans, une subvention du département, la vente
d'immeubles, de fermes et de forêts qui appartenaient à l'hôpital.
Etant donné que dans
cet hôpital il était prévu linstallation de services réservés aux militaires,
la commission administrative essaya d'obtenir une subvention de lautorité
militaire, mais un désaccord se manifesta. Dans les discussions que cela entraîna,
intervinrent Casimir Perrier, alors ministre d'état, puis le ministre de la guerre de
l'époque, Lewal, puis le général Boulanger, successeur de Lewal au ministère de la
guerre. Finalement, les militaires n'accordèrent pas de subvention mais le général
Boulanger accepta une réduction du nombre des lits réservés aux militaires dans
l'hôpital. Malgré les difficultés rencontrées, la construction se fit rapidement et
l'inauguration eut lieu le 12 juillet 1891, trois ans et trois mois après la pose de la
première pierre.
Cette inauguration fut
encore à l'origine de désaccords entre le maire et la préfecture. La date du 12 juillet
choisie par le maire ne fut pas acceptée par le préfet Il voulait quelle soit
reportée au 26 juillet 1891, le même jour que celle de l'hôtel des postes et du viaduc
de Pontlieue, date à laquelle devaient venir au Mans le ministre des travaux publics et
le ministre de l'intérieur. Un accord ne put être trouvé et finalement la date du 12
juillet 1891 fut maintenue pour l'inauguration de l'hôpital. Ce fut le général
commandant le 4ème corps d'armée qui présida la cérémonie à laquelle le préfet
n'assista pas. Un long cortège, partant de l'ancien hôpital se rendit à pied au nouvel
hôpital. Il était composé du général commandant la 4ème région, du maire, de ses
adjoints, des membres de la commission administrative, des membres du conseil municipal,
de l'aumônier de l'hôpital et de nombreuses personnalités sarthoises. Il y eut des
discours d'Anselme Rubillard et d'un médecin hospitalier, le Docteur Mélisson. La
cérémonie se clôtura à 22 h 30 par une illumination de la route de Laval et par un feu
d'artifice tiré de la place de la Croix d'Or.
Il convient de relever
que pendant la construction et au moment de l'ouverture du nouvel hôpital, il y eut des
protestations et des pétitions véhémentes. Les critiques portaient sur le site choisi,
accusé d'être "balayé par des vents d'ouest, au sol aquifère, peu perméable,
éloigné de Pontlieue et au voisinage d'une caserne". Mais toutes ces critiques
s'atténuèrent quand le nouvel hôpital devint opérationnel. Sa réalisation fut alors
saluée dans les discours et dans les comptes rendus d'inspection, comme une grande
réussite. En 1893, l'inspecteur général des services de santé des armées félicita
l'administration hospitalière et la municipalité de ses efforts persévérants qui
avaient fait de l'hôpital du Mans l'un des plus beaux hôpitaux de France.
Quand le nouvel
hôpital devint fonctionnel, l'ancien hôpital général fut abandonné. Ses bâtiments
furent démolis. Son terrain (6 hectares) fut mis en vente. En bordure de la Sarthe on
construisit assez rapidement la gare des tramways à vapeur qui fut achevée en 1894. Le
reste du terrain fut vendu par lots. On y construisit un marché couvert, une école
pratique de commerce et d'industrie, puis des maisons particulières. La vente de tous les
lots n'était pas encore terminée vingt ans après l'inauguration du nouvel hôpital.
LES SERVICES GENERAUX
En 1891, au moment de l'ouverture de l'hôpital, ces services généraux étaient assez bien organisés pour l'époque.
étaient vastes, les cuisinières étaient alimentées au bois et au charbon (Photos 11-12-13).les cuisines
LE PERSONNEL DE L'HOPITAL
LE PERSONNEL ADMINISTRATIF
La direction de l'hôpital était assurée par une commission administrative chargée d'en assurer le fonctionnement et d'accepter ou de refuser les propositions et demandes qui étaient faites aussi bien en ce qui concernait les travaux de construction, d'agrandissement, que d'embauche de personnel, etc. Cette commission surveillait aussi les finances de l'hôpital. Elle se réunissait tous les lundis et était composée de 7 membres. Le maire du Mans en était le président de droit. Quatre membres étaient nommés par le préfet. Deux membres étaient choisis dans le conseil municipal. Sur place, la direction de l'hôpital était assurée par un directeur appelé alors secrétaire général. Il n'était pas membre de la commission administrative, mais il assistait aux séances et pouvait suppléer un membre de la commission en cas d'absence. Il avait la charge de veiller à l'exécution des décisions prises par la commission administrative. En poste à l'hôpital, en plus du secrétaire général, il y avait un adjoint du secrétaire général, un économe, un sous-économe, des secrétaires de direction, des employés de bureau. Au total, une douzaine de personnes, non compris un receveur et ses adjoints qui, eux, dépendaient du Ministère des Finances.
LE PERSONNEL MEDICAL
LES MEDECINS
En 1891, ils étaient au nombre de 4. Ils devaient avoir au moins 12 inscriptions de médecine ; ils passaient un concours au Mans. Ils étaient nommés pour deux ans, mais pouvaient obtenir une prolongation d'un an.LES INTERNES
Il n'y avait qu'un pharmacien à mi-temps. Il assurait en plus de la pharmacie, le laboratoire. Il avait pour l'aider deux employés. (Photos 17 et 18)LE PHARMACIEN
LE PERSONNEL RELIGIEUX
LE PERSONNEL CIVIL
LEVOLUTION DE LHOPITAL DU MANS DEPUIS SA CREATION
Nous avons décrit l'hôpital du Mans tel qu'il se présentait en 1891, c'est à dire à la fin de sa construction. Nous allons maintenant relater son évolution. Présenter celle-ci dans un ordre strictement chronologique nous paraît difficile car souvent les travaux réalisés dans une même unité s'échelonnent dans le temps. Cela amènerait à revenir à différentes reprises sur un même service, ce qui rendrait l'exposé confus. Aussi, paraît-il plus commode de diviser l'histoire de l'hôpital du Mans en trois périodes : Une première période de 1891 à 1946. Une deuxième période de 1946 à 1977. Une troisième période de 1977 à 1994.
La première période, de 1891 à 1946 s'étend sur un peu plus d'un demi-siècle. En 1891, l'hôpital venait d'être construit, selon les normes les plus récentes pour l'époque. Aussi, dans les années qui suivirent, il n'y eut pas d'innovation importante dans l'installation et dans le fonctionnement. On ne peut mettre à l'actif de cette période que deux constructions pour les personnes âgées, et surtout, la construction d'un grand service de chirurgie, vainement réclamé depuis 1911 dont, comme nous le verrons, la guerre empêcha la population mancelle den profiter avant 1946.
La deuxième période, que nous faisons débuter en 1946, et qui va jusquen 1977 vit par contre de nombreuses réalisations. Elle est marquée, de la part des organismes directeurs, par une recherche constante, des améliorations à apporter à l'hôpital. Durant ce laps de temps, se succédèrent de nombreux travaux : d'abord ceux nécessités par la remise en état des services plus ou moins détériorés par la guerre, puis un souci damélioration des conditions d'hospitalisation et les services d'investigation médicales.
Dans la troisième période de 1977 à 1994, lhôpital va franchir une étape décisive en décidant la construction dun complexe hospitalier de 550 lits : le Fontenoy. Ce fut le début dune orientation nouvelle de la stratégie hospitalière, caractérisée par la globalité dans sa continuité et dans laquelle allait sinscrire toute une série dopérations nouvelles
PREMIERE
PERIODE EVOLUTION DE LHOPITAL DU MANS
DE 1891 A 1946
ACQUISITIONS DE TERRAINS
CONSTRUCTIONS REALISEES PENDANT LA PERIODE
1891-1946
Sur
le terrain obtenu dans l'enclave Est, le long de la route de Laval, on construisit en 1904
un bâtiment de 29 chambres confortables destinées à des vieillards et à des malades
chroniques valides des deux sexes. (Plan IV) Le séjour dans ce service était payant. Le
pavillon bénéficiait d'un beau jardin donnant sur la route de Laval. Ce service fut
d'abord appelé « pavillon des petits ménages », et reçut plus tard le nom
de Carel. Jules Carel avait été un industriel du Mans, membre de la commission
administrative hospitalière, conseiller municipal. Il avait dû probablement aussi
participer au financement de la construction et de l'aménagement de ce pavillon.
Dans le reste de
l'enclave acquise par l'hôpital, on construisit une maison d'habitation avec un jardin.
Elle fut affectée au logement d'un des membres de l'administration hospitalière. Près
de cette maison, à l'Est de celle-ci fut aussi construit un autre logement pour un
employé de l'hôpital. En outre, toujours sur le terrain provenant de l'achat de cette
enclave Est, il fut construit en 1906, derrière le pavillon Carel, c'est-à-dire entre
lui et le service des enfants assistés, un service de chirurgie pour enfants des deux
sexes. Il comprenait 48 lits et avait sa propre salle d'opération. Il fut appelé
Marjolin. (Plan IV)
Ce fut également à
cette période que fut construit, mais cette fois sur le terrain acheté en 1885, une
infirmerie pour les vieillards des deux sexes. Elle était située en bordure de la ruelle
aux Oies, près de la porte charretière. Cette infirmerie comportait 73 lits. Elle était
destinée aux vieillards et incurables ayant besoin de nombreux soins. Il lui fut donné
le nom de Charcot. (Plan V)
Il
restait à faire une construction réclamée depuis fort longtemps, presque depuis la
création de l'hôpital. C'était celle d'un grand service de chirurgie pourvu de
plusieurs salles d'opération. (Plan V). Dans cette période de la fin du XIXème siècle
et du début du XXème siècle, alors que la chirurgie faisait de grands progrès et avait
de plus en plus d'indications, l'hôpital du Mans n'avait qu'une seule salle d'opération,
petite, isolée des autres pavillons, mal équipée et servant à la fois pour les
opérations aseptiques et septiques. Aussi, à maintes reprises, les chirurgiens avaient
signalé les défectuosités de cette installation, ils se plaignaient d'avoir un
équipement insuffisant et aussi de ne pas pouvoir, lorsque se présentaient des cas
urgents, disposer de la salle d'opération parce qu'elle était déjà occupée par une
opération en cours.
La commission
administrative hospitalière discuta de ces problèmes à de nombreuses reprises, en
particulier lors de ses réunions du 28 octobre 1911 et du 13 mars 1913. Les plans d'un
service de chirurgie de 100 lits avec plusieurs salles d'opération attenantes furent
étudiés. Ils furent approuvés par les chirurgiens, mais rien ne fut fait. On peut
sinterroger sur la façon dont, pendant la première guerre mondiale, purent être
opérés les blessés. Il y eut bien alors des salles d'opération de fortune, installées
dans les pavillons militaires, mais cette solution nétait pas satisfaisante.
Enfin, le 7 mars 1925
une commission fut chargée d'étudier un nouveau projet de construction d'un grand
service de chirurgie. On y envisagea au moins trois salles d'opération de façon à
pouvoir séparer les cas aseptiques des cas septiques. Ces salles d'opération devaient
être reliées aux salles d'hospitalisation par des galeries closes. Ce plan fut approuvé
par la commission administrative mais cette fois encore rien naboutit dans
l'immédiat.
Le 29 mars 1930, un
nouveau rapport du corps médical fut adressé à la commission administrative. Il
demandait un service très important, 220 lits de chirurgie, dans un grand et long
bâtiment. Dans ce bâtiment il était prévu un sous-sol, un rez-de-chaussée, quatre
étages desservis par deux grands ascenseurs, deux salles d'opération par étage, ainsi
qu'une salle d'examens, une salle de pansements, des bureaux et une vaste pièce pour le
nettoyage des instruments et pour leur stérilisation.
Ce plan fut approuvé
le 6 septembre 1930. Le coût initial fut estimé à 11.250.000 francs. Des subventions
furent attribuées le 16 janvier 1932 : 2.500.000 francs par le ministre de la santé
publique, et le gouvernement classa cette construction dans le groupe des grands travaux
nationaux pour la lutte contre le chômage et la relance de léconomie. Pour la
construction de ce service de chirurgie, un vaste terrain était disponible entre le
service hospice des hommes et l'isolement. (Plans IV et V, et vue perspective). Les
travaux commencèrent lentement.
Une lettre du
président du conseil datée du 8 janvier 1934, demanda que les travaux soient activés.
Ils ne seront pourtant terminés avec leurs derniers agencements que le 17 octobre 1938.
(Photo 23-24). Ce pavillon de chirurgie fut donc opérationnel en 1938, mais
lhistoire retiendra que ce ne fut pas au profit de la population mancelle. (Plan V
et vue perspective.
En effet, dès 1938 et
jusqu'en mars 1946, en raison des événements internationaux, il fut réquisitionné,
comme un certain nombre des pavillons de l'hôpital. Pendant cette période son
organisation nous est assez mal connue. C'est pourquoi nous reporterons sa description et
l'étude de son fonctionnement à la période qui suit 1946, période où il fut remis au
service de la population civile, et où son aménagement redevint l'apanage de
l'administration hospitalière.
AMELIORATIONS REALISEES DANS L'ORGANISATION DES SERVICES MEDICAUX
entre 1891 et 1946
CONCERNANT LA TUBERCULOSE
A cette époque, l'endémie tuberculeuse était très importante. Or, lors de la création de l'hôpital et jusqu'en 1938, les tuberculeux étaient soignés dans des salles communes et non séparés des malades hospitalisés pour d'autres affections. Cela était évidemment l'origine de contaminations fréquentes. En 1938, on procéda à une séparation des malades et on affecta deux pavillons (H et I) aux tuberculeux. On proposa d'appeler ces services "pavillon des Tuberculeux incurables" ! C'était pour le moins maladroit. Plusieurs personnes demandèrent que le terme incurable fut supprimé, ce qui fut accepté. Une autre innovation avait été introduite en 1922, la création d'un dispensaire antituberculeux. Il fut d'abord installé dans le pavillon administratif, à la partie Ouest du rez-de-chaussée. En 1955 il fut déplacé et relogé dans le petit pavillon de l'infirmerie de l'ancienne maternité. Dirigé par un médecin phtisiologue, aidé d'une infirmière et d'une assistante sociale, il était alors assez mal équipé, comme on le verra ultérieurement.
CONCERNANT LES SPECIALITES O.R.L. ET OPHTALMOLOGIE
Autre amélioration qui fut longue à obtenir, celle d'un service autonome pour ces deux spécialités. La demande en avait été faite dès 1895. A cette époque, ces spécialités n'étaient pas reconnues dans les hôpitaux, et les malades qui en relevaient étaient traités dans les services de chirurgie. Une consultation d'ORL. fut ouverte en 1906 dans le service de chirurgie infantile (Marjolin). Un petit service d'ophtalmologie fut organisé en 1909, mais ce ne fut qu'en 1930 qu'un service affecté à ces deux spécialités fut créé. Il fut installé dans le pavillon F qui avait été abandonné par les militaires et on lui donna le nom de Lermoyez-Lagrange (un ORL. parisien et un ophtalmologiste de Bordeaux, tous deux de grand renom).
DEVELOPPEMENT DES TECHNIQUES D'INVESTIGATION MEDICALE
DURANT LA PERIODE 1891 - 1946
Pendant cette période, les techniques dinvestigation médicale avaient fait de grands progrès, mais comme nous l'avons dit, leur mise en uvre exigeait des installations importantes et onéreuses et un personnel qualifié. Pour cette raison sans doute, le Centre Hospitalier du Mans a commencé à s'y adapter à un rythme assez modeste et les installations adéquates ne furent vraiment entreprises qu'après la fin de la première guerre mondiale.
LES EXAMENS BIOLOGIQUES
En 1891, lors de la création de l'hôpital, il n'avait pas été prévu de laboratoire, mais dès 1895 les médecins du Centre Hospitalier du Mans demandaient qu'il en soit installé un. Lorsque cela leur fut accordé, le pharmacien hospitalier fut chargé de le faire fonctionner. Il était aidé par une employée. Deux pièces furent affectées à ce service dont l'installation semble avoir été assez sommaire. Le matériel se limitait à un microscope, des colorants et quelques réactifs. Il ne semble pas qu'il y ait eu possibilité de faire des cultures. D'ailleurs, le laboratoire avait une activité réduite. Durant l'année 1914 par exemple, seulement 933 examens furent demandés. En 1915, peut être à cause de la guerre, il en fut demandé davantage, 1046, dont 495 analyses d'urine, 222 prélèvements de gorge, 218 réactions de Wassermann, 154 examens du liquide céphalo-rachidien, 80 examens de crachats, seulement 15 numérations globulaires et aucune culture de sang, de pus ou d'autres produits pathogènes. (Photo 17-18-19). En 1923, le chef du laboratoire demanda des améliorations. Il obtint un microscope plus performant et quelques autres instruments dont le détail ne fut pas enregistré. A l'occasion de ce compte rendu du fonctionnement du laboratoire, signalons que certains examens biologiques impossibles à réaliser à l'hôpital, étaient demandés à un laboratoire de ville.
LES EXAMENS RADIOLOGIQUES
Malgré les demandes faites à plusieurs reprises depuis 1906 par les médecins et
chirurgiens hospitaliers qui étaient au courant de l'intérêt des examens radiologiques,
il n'y eut pas d'installation radiologique dans l'hôpital jusqu'à la fin de la première
guerre. Quand un examen radiologique s'imposait pour un malade ou un blessé hospitalisé,
on recourait à un médecin radiologue, le Docteur Boëteau, installé en ville. On lui
conduisait le patient et ce médecin faisait l'examen gratuitement. Aux débuts de la
radiologie on connaissait mal les dangers pour l'organisme (en particulier sur la peau et
sur le sang), des rayonnements X et les utilisateurs étaient exposés sans protection à
ces rayons. Aussi, le radiologue qui travaillait pour l'hôpital, le Docteur Boëteau,
fut-il atteint de radiodermites qui exigèrent des amputations, de doigts et de bras. Il
en mourut en 1911. Après sa mort, deux autres radiologues installés en ville furent
chargés de faire chez eux les examens pour les malades de l'hôpital, mais ces examens ne
furent plus pratiqués gratuitement. Pendant la guerre de 1914-1918, l'autorité militaire
fit installer dans un de ses pavillons un appareillage radiologique utilisé exclusivement
pour les militaires.
Après la guerre en
1919, l'hôpital racheta à l'armée son matériel radiologique qui fut mis en
fonctionnement dans le pavillon G. Un des radiologues installé en ville fut chargé de
venir faire les examens à l'hôpital. De même que lon peut être surpris du retard
que lhôpital du Mans avait pris en ce qui concerne linstallation dun
service de chirurgie bien structuré, on est également surpris du retard pris dans le
domaine de la radiologie. En voici encore un exemple : le dispensaire antituberculeux
créé en 1922 navait pas pu, malgré des demandes réitérées, obtenir avant 1936
un simple appareil de radioscopie, appareil vraiment indispensable pour le dépistage de
la tuberculose pulmonaire, et qui était à lépoque dun prix relativement
modeste. Peu à peu ce service s'organisa et s'équipa de matériel plus performant. Il
acquit, à côté d'appareils de radiodiagnostic, des appareils de radiothérapie et de
physiothérapie.
Après la guerre de
1939-1946, le service de radiodiagnostic fut installé au rez-de-chaussée du pavillon de
chirurgie, mais la radiothérapie resta dans le pavillon G auquel fut donné le nom du
radiologue manceau victime des rayons X : Boëteau. D'autres améliorations furent
apportées dans les investigations paracliniques. Celles touchant notamment
lélectrocardiographie puisquun appareil fut acquis, en 1939, ce qui apparaît
fort tardif eu égard à lintérêt majeur que représentait cet équipement pour la
pathologie cardiovasculaire. En 1934, fut également mis en place un service de
transfusion sanguine dont la commission administrative avait décidé, dans sa séance du
20 juin 1932, la création et le rattachement au laboratoire.
AMELIORATIONS TECHNIQUES REALISEES DANS LES SERVICES GENERAUX
DURANT LA PERIODE 1891 - 1946
Nous venons d'étudier les innovations apportées dans l'organisation du Centre Hospitalier du Mans pendant la période 1891 - 1946. Nous allons maintenant aborder les améliorations concernant les services généraux de l'hôpital qui ont été effectuées pendant la même période.
L'ECLAIRAGE
Lors
de la construction de l'hôpital en 1891, quelques postes peu nombreux d'éclairage au gaz
avaient été installés dans certains services. Mais ce ne fut qu'à partir de 1900 que
l'éclairage au gaz fut généralisé à l'hôpital, restant toutefois insuffisant. Une
amélioration fut néanmoins apportée par laugmentation du nombre de becs et par le
recours à ces becs de meilleures qualité qualifiés "détincelants".
Puis, fut discutée une première fois linstallation de léclairage
électrique en commission administrative le 3 août 1907 mais rien ne fut entrepris dans
les années suivantes. En 1913 un nouveau projet fut étudié pour installer
l'électricité dans tout l'hôpital. En dehors de quelques arrivées de courant dans de
rares services, telles que dans la salle d'opération, il n'y eut aucune généralisation
de la distribution d'électricité. En 1922 plusieurs services bénéficièrent enfin de
l'éclairage électrique, en particulier le laboratoire et quelques rares pavillons.
Mais ce n'est qu'en
1928 que l'éclairage électrique fut installé dans tout l'hôpital. Un crédit de 60.000
francs fut débloqué le 28 avril 1928 par la commission de répartition des fonds du Pari
Mutuel, et cela grâce à l'appui du sénateur de la Sarthe. En 1930, le réseau
électrique fut amélioré par l'installation de la haute tension avec un transformateur
placé dans la partie Nord-Ouest de l'hôpital. D'autres améliorations du réseau
électrique furent encore réalisées en octobre 1933.
LE TELEPHONE
Un réseau téléphonique au nombre de postes très réduit fut installé en 1902, avec un standard dans la loge du concierge, mais par la suite, le nombre de postes fut progressivement augmenté et en 1946 on en dénombrait environ 40.
LE CHAUFFAGE
Comme nous l'avons dit, en 1891 le chauffage était assuré par des poêles dans les
salles de malades et que dans les services administratifs. Dans les pavillons payants, les
chambres avaient des cheminées fonctionnant au bois.
Les premières
améliorations réalisées dans le chauffage furent l'installation de radiateurs à
circulation d'eau chaude dans les salles des différents pavillons. Ils étaient
alimentés par une chaudière placée dans la cave de chacun des pavillons qui
fonctionnait au charbon ou au bois. Une importante main-duvre était
nécessaire pour entretenir en combustibles toutes ces chaudières qui en 1911 étaient au
nombre de 21. Sur les 21 chaudières, on considérait qu'il y en avait dix qui assuraient
un chauffage satisfaisant, mais onze qui donnaient un chauffage médiocre.
En 1936, on envisagea
d'installer un "chauffage à distance", c'est-à-dire une chaufferie centrale
qui assurerait le chauffage de tout l'hôpital. Cette chaufferie fut installée près des
ateliers au Nord de l'hôpital. Elle comportait deux énormes chaudières fonctionnant au
charbon et dont les gaz étaient évacués par une très haute cheminée pour éviter la
gêne que la fumée aurait pu provoquer dans l'hôpital. A proximité de la chaufferie,
était prévu un important dépôt de charbon. En pratique, en 1938, cette chaufferie
centrale n'assura d'abord que le chauffage du pavillon de chirurgie nouvellement ouvert.
Par la suite, après la guerre 1939-1945, tous les pavillons de l'hôpital et tous les
services y furent raccordés
Des améliorations
furent aussi apportées à d'autres services généraux, en particulier :
AUX CUISINES
En septembre 1903 on y installa des marmites basculantes à vapeur, alimentées par une chaudière se trouvant près des ateliers. En 1911, on dut renouveler les cuisinières à charbon et les marmites à vapeur. En octobre 1932, on installa des cuisinières fonctionnant au gaz. En janvier 1933, on équipa les cuisines de deux marmites de 300 litres fonctionnant au gaz, de fours à rôtir, de friteuses pour pommes de terre, et de grilloirs. En novembre 1933, on installa des chambres frigorifiques.
AUX BUANDERIES ET AUX LINGERIES
Des améliorations y furent aussi apportées en septembre 1932. Elles furent équipées de sécheuses repasseuses.
ACCROISSEMENT ET EVOLUTION DU PERSONNEL
Les agrandissements de l'hôpital, l'augmentation du nombre des malades hospitalisés, le développement des procédés d'investigation saccompagnèrent parallèlement dun renforcement sensible de ses effectifs. Pour s'en rendre compte, nous prendrons comme année de référence, d'une part 1891, d'autre part l'année 1937, même si notre étude porte jusquà lannée 1946. En effet, à partir de 1937, en raison des guerres, les éléments recueillis ne sont pas toujours significatifs dans la mesure où les effectifs en personnel ont sensiblement varié.
LE PERSONNEL ADMINISTRATIF
En 1937 il était de 20 personnes. Il avait peu changé par rapport à l'année de la création 1891 où il était de 14.
LE PERSONNEL MEDICAL
Pendant cette période, le nombre des médecins saccrût. En 1891, il y avait 6 médecins, en 1937 ils étaient 23, ainsi répartis :
- 3 chirurgiens chefs de service et 3 adjoints
- 4 médecins chefs de service et 4 adjoints
- 1 chirurgien accoucheur chef de service et 1 adjoint
- 1 ORL chef de service et 1 adjoint
- 1 ophtalmologiste chef de service et 1 adjoint
- 1 stomatologiste
- 1 électroradiologiste et 1 adjoint
Il y avait un pharmacien chef de service et 1 adjoint, une sage-femme et une sage-femme adjointe. Les internes étaient au nombre de 4 en 1891, et au nombre de 6 en 1937.
LES RELIGIEUSES
Leur effectif est demeuré sensiblement le même : 54 en 1891, 52 en 1937.
LE PERSONNEL LAÏC
Il a connu, quant à lui, une forte progression. De 200 environ en 1891, il est passé à 475 en 1937. Il se répartissait ainsi :
Surveillantes civiles 4
Sous-surveillantes 7
Infirmiers et servants hommes 104
Infirmières et servantes femmes 211
Employés aux cuisines 17
Employés aux buanderies 16
Employés aux lingeries 38
Personnel ouvrier 78
comprenant les responsables de service, mécaniciens, chauffeurs, électriciens, menuisiers, peintres, couvreurs, cochers, plâtriers, jardiniers, boulangers, bouchers, concierge, divers
CREATION DUNE ECOLE DINFIRMIERES
Au
XIXème siècle, il n'y avait pas, en France, de diplôme officialisant le titre
d'infirmière. Ce diplôme fut institué au début du XXème siècle. Cela incita la
commission administrative de l'hôpital à demander la création d'une école
d'Infirmières répondant à un besoin de l'hôpital et de tout le département. Elle fut
ouverte en février 1904.
Dans les années qui
suivirent son ouverture, l'activité de cette école nous est assez mal connue. On sait
seulement qu'au début, cette école n'était pas une école détat, que les études
n'y duraient qu'un an et ne donnaient pas le diplôme d'infirmière mais celui de garde
malade. Puis les études s'organisèrent selon un modèle général et durèrent deux ans.
L'école resta encore plusieurs années une école départementale, et le diplôme obtenu
en fin d'études était ce qu'on appelait un "diplôme d'école" ; un
diplôme local n'ayant qu'une valeur départementale.
A la suite de
démarches des médecins et de l'administration, l'école fut agréée par un arrêté du
10 septembre 1938, comme école détat. Ses élèves se présentaient à l'examen
national qui, pour les élèves du Mans, se passait à Nantes. Dans les années qui
suivirent, l'école prit de l'extension, extension parfois ralentie par les événements.
Elle eut à subir de nombreux déménagements jusqu'à son installation définitive dans
de grands bâtiments très fonctionnels, construits spécialement pour elle. Tout ceci
sera exposé ultérieurement lorsque nous relaterons cette plus récente partie de son
histoire.
FONCTIONNEMENT DE L'HOPITAL
PENDANT LES DEUX GUERRES MONDIALES
Il
paraît préférable de décrire séparément cette période durant laquelle le
fonctionnement de l'hôpital fut si perturbé.
La première guerre
mondiale 1914-1918 n'entraîna pas de perturbations très importantes dans l'hôpital. Les
pavillons affectés aux militaires furent assurément surchargés de blessés et de
malades venant du front ; Aussi, quelques pavillons civils furent réquisitionnés, des
baraquements furent installés pour augmenter la capacité d'accueil des militaires, mais
les services civils de l'hôpital continuèrent à fonctionner à peu près normalement.
Il n'en fut pas de
même durant la guerre de 1939-1945. Dès le début de l'occupation, les Allemands
s'installèrent dans l'hôpital du Mans. Leurs relations individuelles avec le personnel
hospitalier furent généralement assez correctes, mais ils n'hésitèrent pas à utiliser
pratiquement toutes les possibilités médicales et chirurgicales de l'hôpital, ne
laissant pour les besoins de la population du Mans qu'un pourcentage nettement insuffisant
d'utilisation des services de l'hôpital.
Ils s'installèrent en
août 1940. Leur arrivée fut impressionnante : 20 ambulances amenèrent 32 médecins ou
chirurgiens et 120 hommes infirmiers. Ils réquisitionnèrent d'abord la plus grande
partie du pavillon de chirurgie, ne laissant aux malades civils que la moitié d'un des
services avec une seule salle d'opération. Ils réquisitionnèrent également les 5
pavillons militaires et plusieurs pavillons civils. Par ailleurs, en 1942, les occupants
avaient construit dans l'enceinte de l'hôpital deux abris antiaériens, énormes
blockhaus de béton où s'abritaient en cas d'alertes le personnel médical et infirmier
allemand. Ces blockhaus étaient si épais qu'après la guerre, on a renoncé à les
détruire de crainte d'endommager les pavillons avoisinants. L'un d'eux sert maintenant de
local pour lassociation "Loisir et Culture" de l'hôpital. Par la suite au
moment du débarquement, les allemands ont pratiquement occupé tout l'hôpital, en y
réquisitionnant 1.500 lits. En janvier 1944, prévoyant les événements ultérieurs, ils
ont commencé par réquisitionner 50 lits d'un pavillon de médecine pour y soigner les
blessés de bombardements aériens. En mai 1944, ils réquisitionnèrent un baraquement
occupé par 45 vieillards hommes. Le 26 juin 1944, ils réquisitionnèrent un pavillon où
étaient on peut dire "entassés" 230 vieillards. Ces derniers furent
transférés sur l'hôpital de Sablé, sur l'hospice Saint-Vincent du Mans et sur divers
autres hospices du département. Et finalement, le 15 juillet 1944, ils
réquisitionnèrent la presque totalité de l'hôpital, y compris la chapelle où ils
installèrent des lits. Il ne restait disponible pour les civils que :
Le pavillon administratif
La pharmacie
Le pavillon des enfants assistés
La maternité
Le pavillon des malades mentaux
Le service de radiologie.
Certains malades avaient pu retourner dans leur famille, mais tous ceux qui étaient encore à l'hôpital, soit 352 patients, ont été alors transférés
Au collège de Sablé
Au collège de la Motte Beuvron
A l'hospice de Mansigné
A l'hospice de Château-du-Loir
A l'abbaye de Solesme
A l'hospice du Grand Lucé
A l'hospice de La Chartre
A l'hospice de la Ferté Bernard
Au sanatorium de Parigné
A la clinique Delagénière
A la clinique Saint-Côme
Lorsque les alliés arrivèrent au Mans, les allemands en partant emmenèrent quelques-uns uns de leurs soldats hospitalisés, mais en laissèrent un grand nombre qui furent considérés comme prisonniers de guerre. Après leur départ, l'hôpital fut réquisitionné d'août 1944 à février 1946 par le service de santé américain. Les américains libérèrent aussitôt pour les civils un certain nombre de pavillons, et par la suite ils continuèrent à restituer les salles dont ils n'avaient plus besoin. Il est vrai que parmi leur matériel de guerre, ils avaient débarqué en France 50 hôpitaux mobiles de campagne, comportant chacun 1.000 lits. Et il est certain que cette occupation américaine fut pour l'hôpital du Mans beaucoup moins contraignante et moins lourde que l'occupation allemande.
LE RAVITAILLEMENT DE LHOPITAL PENDANT TOUTE LA GUERRE
Le
ravitaillement alimentaire posa évidemment de gros problèmes (moins importants toutefois
qu'à Paris ou dans les très grandes villes). La proximité des sources de production
facilitait les choses. L'économat de la partie restée civile de l'hôpital avait pu
conserver une camionnette et l'économe s'était arrangé avec un fermier d'un village
assez proche du Mans. Ce fermier avait accepté de collecter tous les ufs
disponibles dans son village et dans les villages voisins. Il les mettait en conserve et
tous les 8 ou 15 jours, la camionnette de l'hôpital allait en prendre livraison. Elle
rapportait environ 6.000 ufs à chaque voyage. Pour se procurer de la viande,
l'hôpital achetait des bêtes sur pied, puis les faisait abattre aux abattoirs du Mans.
Ensuite, elles étaient débitées et préparées à l'hôpital. Ce système avait ainsi
pu maintenir la consommation de deux bufs et de deux ou trois veaux par semaine. De
plus, l'utilisation des déchets de l'hôpital permettait d'entretenir une porcherie qui
fournissait quatre à cinq porcs par mois. Le pain était fait à l'hôpital qui avait pu
obtenir l'attribution d'une quarantaine de quintaux de farine par mois. Enfin, toutes les
pelouses de l'hôpital avaient été labourées. On y cultivait des légumes, surtout des
pommes de terre. Grâce à cette organisation, les malades civils hospitalisés au Centre
Hospitalier du Mans furent à peu près suffisamment nourris pendant l'occupation.
Par contre,
l'approvisionnement en textiles était particulièrement difficile. Heureusement le Centre
Hospitalier du Mans avait une réserve importante de draps, de couvertures, de serviettes,
de compresses et de pansements. Pendant l'occupation l'économat ne garda pas ces trésors
dans l'hôpital où ils auraient pu être découverts et réquisitionnés par le service
de santé allemand. Ils furent mis en dépôt soit chez des commerçants, soit dans des
communautés où ils étaient sous bonne garde, et où l'économe allait en reprendre
selon les besoins.
TRANSFORMATIONS ET REAMENAGEMENTS DE LHOPITAL DU MANS
DE 1946 A 1977
Nous
avons vu que l'hôpital du Mans avait très peu évolué durant le demi-siècle après sa
construction. Plusieurs raisons expliquent cet état de choses :
L'hôpital, tel qu'il
avait été construit, représentait pour l'époque un hôpital très moderne et dans les
années qui suivirent, il n'y eut pas de changement notable dans la conception du
fonctionnement d'un hôpital.
De plus, la création
de l'hôpital avait représenté pour les finances un gros investissement qui interdisait
dans l'immédiat de nouvelles dépenses importantes, d'autant que durant cette période,
deux guerres meurtrières et dévastatrices avaient épuisé le pays.
Enfin, la population ne
se tournait pas naturellement vers lhôpital qui accueillait principalement des
personnes âgées et des indigents. Aussi, l'activité hospitalière n'était pas très
importante et n'exigeait pas d'extension urgente. Il en fut tout autrement après 1946,
où lunivers hospitalier se modifia de façon considérable.
Le nombre des sujets
hospitalisés avait sensiblement augmenté pour plusieurs raisons :
lallongement général de la durée de vie, lamélioration des conditions de
lhospitalisation. Ainsi un accroissement du nombre de lits de lhôpital devint
nécessaire. Ce fut rendu possible grâce à la création en 1945 de la sécurité
sociale, ce qui avait amélioré la situation financière des services de santé. On peut
schématiquement retenir que cette période fut marquée de quelques constructions mais
surtout de transformations et de réaménagements successifs pour répondre aux besoins de
la population en début et en fin de vie, saccompagnant parallèlement dune
humanisation progressive des conditions dhospitalisation.
Durant quelques trente années, lhôpital allait sefforcer, par étapes successives, de répondre aux besoins qui sexprimaient dans les différents secteurs dactivité. Ceci se réalisa, dans un contexte économique délicat, en suivant un rythme, tenant compte aussi des possibilités financières susceptibles dêtre dégagées. Les améliorations furent néanmoins sensibles et contribuèrent à renforcer la place de létablissement en même temps quelles rendirent nécessaires lexpression dun second souffle.
LE SERVICE DE CHIRURGIE Les travaux commencèrent en 1946 par une remise en état de l'hôpital qui débuta par le pavillon de chirurgie (Plan V et vue perspective - Photo 23-24). Ce grand pavillon bien qu'il ne fût pas occupé dans sa totalité par le service de chirurgie, a toujours été appelé "pavillon de chirurgie".LA MICROBIOLOGIE
Elle comporte un bureau pour le chef de service qui dispose d'un laboratoire personnel et un pour son assistant. Il y a 5 salles de bactériologie, chacune étant réservée à une catégorie spéciale d'examens. Un secrétariat est spécialement affecté à la microbiologie.
LA CHIMIE BIOLOGIQUE
Elle comporte un bureau pour le chef de service, avec un laboratoire personnel, un autre pour ses assistants, et treize salles de laboratoire, ainsi réparties : trois laboratoires de chimie, un laboratoire pour les explorations fonctionnelles, trois laboratoires pour les autoanalyseurs, un laboratoire d'enzymologie, un laboratoire pour les gaz du sang, un laboratoire pour les électrophorèses, un laboratoire de chromatographie, un laboratoire pour la toxicologie, un laboratoire d'hormonologie. Ce service comprend aussi deux secrétariats.
LHEMATOLOGIE
Elle
comporte un bureau pour le chef de service qui dispose d'un laboratoire personnel contigu,
un bureau pour son adjoint, deux vastes salles d'hématologie, une salle pour les examens
de moelle, deux salles de coagulation, une chambre noire et un secrétariat. A
l'hématologie fut provisoirement rattaché le centre de transfusion
sanguine, comme à sa création, mais ce qui aurait dû cesser avec la construction du
nouveau laboratoire. Des problèmes de répartition des locaux obligèrent à prolonger
cet état de choses pendant quelques années. Nous verrons plus loin que le centre de
transfusion sanguine a été installé plus tard dans un bâtiment spécialement conçu à
son effet.
Le personnel
nécessaire au fonctionnement du laboratoire est important, et compte plus de 70
personnes. Il comporte plusieurs médecins et pharmaciens, de nombreux techniciens de
laboratoire, infirmières et secrétaires. Le coût de la construction du laboratoire, en
1975, sest élevé à 7.855.650 francs, frais d'équipement non inclus.
Quant à la bibliothèque médicale, créée en 1976, elle occupe la moitié Sud du niveau
0. Dans les hôpitaux d'une certaine importance, une bibliothèque médicale est devenue
une nécessité. Cela permet aux médecins et aux internes d'avoir à leur disposition,
dans les diverses disciplines, de nombreux documents médicaux qu'ils peuvent consulter
sur place ou emprunter. Les locaux comprennent un secrétariat, une salle de lecture, des
magasins où sont stockés les livres et périodiques, un atelier pour l'entretien des
livres, la reprographie et les reliures. La bibliothèque contient plus de 8.000 ouvrages
et est abonnée à 200 périodiques, dont un tiers en langue anglaise. Elle est ouverte du
lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures, et les médecins non hospitaliers y sont
admis.
Son personnel comprend
un médecin responsable, deux bibliothécaires et un magasinier qui, en plus de la
surveillance des magasins, assure l'entretien des livres, la reliure et la reprographie.
La bibliothèque est informatisée ce qui permet aussi d'avoir sur toutes les affections,
et en quelques minutes, les renseignements désirés ou même la reproduction complète
d'un article, d'un périodique que ne possède pas la bibliothèque du Centre Hospitalier
du Mans. Il faut signaler que créer une bibliothèque médicale dans un hôpital est une
option dépendant de son administration. Son financement est majoritairement assuré par
cette dernière, les cotisations des usagers n'en fournissant qu'une très faible part.
LA NEPHROLOGIE
Malgré tous les efforts d'améliorations entrepris par l'hôpital du Mans à partir de
1946, certaines disciplines médicales ne trouvaient encore, que des possibilités
d'activités très insuffisantes. Tel était le cas de la néphrologie. Aussi, en 1972, le
conseil dadministration décida la création d'un tel service comportant des postes
d'hémodialyse, une innovation dans la Sarthe.
L'hémodialyse est
l'exemple type de ces progrès thérapeutiques apparus dans la deuxième moitié du XXème
siècle. C'est un procédé d'une efficacité remarquable et qui a transformé le
pronostic de l'insuffisance rénale. Mais sa pratique nécessite une installation
particulière, des locaux bien adaptés et un personnel qualifié. La création au Mans de
ce service devenait de plus en plus nécessaire car les services d'hémodialyse
environnants : Tours, Angers, Nantes, Caen, étaient saturés. Le service de néphrologie
du Centre Hospitalier du Mans ouvrit en 1975. Il fut d'abord installé dans le pavillon
Pasteur (E du plan primitif) qui fut restauré et aménagé en conséquence. Il fut
confié à un médecin néphrologue exerçant à plein temps et assisté de deux médecins
à temps partiel. Ce service comportait huit postes d'hémodialyse et onze lits pour la
néphrologie. Or, les statistiques ont établi que pour un million d'habitants le nombre
de postes d'hémodialyse nécessaire est de 32. Les huit postes d'hémodialyse étaient
donc insuffisants pour la Sarthe. Cela a très vite été confirmé dans la pratique et a
rendu évidente la nécessité d'accroître le nombre de postes. Aussi, en 1981, le
conseil dadministration décida la construction d'un bâtiment spécialement
agencé. Ce ne fut qu'en 1985 que celui ci fut terminé et mis à la disposition du
service de néphrologie. Nous décrirons ce bâtiment ultérieurement.
AUTRES SERVICES ANCIENS AMENAGES POUR CREER DES LITS DE MEDECINE
Les pavillons (T et U du plan) qui étaient primitivement des services de chroniques et de gériatrie furent transformés en 1977 et affectés à des services de médecine. Il furent appelés Béhier et Tardieu. Dans ces deux pavillons, les salles communes furent remplacées par des chambres à un ou deux lits, disposant chacune d'un sanitaire bien équipé. Ainsi transformés, Béhier avait 23 chambres à deux lits et 13 chambres à un lit ; Tardieu avait 23 chambres à deux lits et 14 à un lit, soit au total, 119 lits pour ces deux pavillons.BEHIER
au rez-de-chaussée: 16 lits de médecine générale, 16 lits de rhumatologie
au premier étage: 13 lits de rhumatologie,14 lits d'alcoologie
au deuxième étage il n'y avait pas de chambre d'hospitalisation mais une salle de réunion et des pièces de logement pour les internes.
Il y a lieu de signaler que durant la période 1975 - 1985, quelques lits de Béhier furent affectés à la néphrologie. Cette dernière manquait de place à Pasteur où elle n'avait en plus des 8 postes de dialyse que 11 lits de néphrologie. Outre des lits d'hospitalisation, Béhier possédait au rez-de-chaussée des bureaux pour les médecins, une salle de consultation, une salle d'attente, un secrétariat, des salles de soins, et au premier étage, des bureaux pour les médecins et la surveillante, des salles de soins.
TARDIEU
au premier étage : 27 lits de médecine générale
au rez-de-chaussée : 30 lits de dermatologie
En effet, en 1980 la dermatologie fut transférée du pavillon R au pavillon T (Tardieu).
Le service compte alors 18 lits dhospitalisation normale, 6 lits dhospitalisation de semaine, 6 lits dhospitalisation de jour.
Le service des consultations de dermatologie ne se trouvait pas au pavillon Tardieu. Il était un peu plus loin, dans l'ancien foyer des pupilles (S du plan primitif). Il y a également au rez-de-chaussée de Tardieu, différents bureaux, un secrétariat et un centre de dépistage du SIDA.(Photo 29)
AUTRES SERVICES DE SOINS ET D'HOSPITALISATION MEDICALE
REEDUCATION ET READAPTATION FONCTIONNELLE La
création d'un service de rééducation et réadaptation fonctionnelle avait été
discutée par le conseil dadministration en juin 1972. On avait envisagé alors un
service de 90 lits pour adultes et enfants dans la proportion d'un lit d'enfant pour trois
lits d'adultes, mais ce service ne fut pas réalisé. On envisagea ensuite un service ne
comportant que 55 lits. Mais il ne fut pas non plus installé.
En mai 1974, on nomma
pourtant un chef de service, à plein temps, mais à ses débuts, le service situé dans
la partie Ouest du rez-de-chaussée de l'ancienne chirurgie comportait seulement un bureau
qui servait aussi de salle d'examen et de secrétariat.
En septembre 1974, on
affecta à la rééducation dix lits dans le pavillon Béhier.
En 1975, on libéra
l'ancien pavillon des convalescents qui était proche des pièces où était installée la
rééducation. On le restaura et on organisa pour elle un service de 17 lits, mais les dix
lits de Béhier furent retirés. Dans les années suivantes, la rééducation obtint
encore plusieurs agrandissements .Au rez-de-chaussée de l'ancienne chirurgie, on libéra
un bureau auparavant occupé par la médecine préventive, puis en 1977, une autre pièce
abandonnée par la radiologie où on installa l'ergothérapie.
L'ouverture du Fontenoy
en 1983 libéra encore dans l'ancienne chirurgie un certain nombre de locaux qu'on put
attribuer à la rééducation. Il s'agissait des pièces occupées par les consultations
d'ORL. et d'ophtalmologie, et également de plusieurs pièces provenant du service de
radiologie dans lesquelles furent installées la balnéothérapie et trois salles de
consultations. C'est dans ces locaux rassemblés progressivement que le service de
rééducation fonctionna et fonctionne encore. Son service médical comporte un médecin
chef à plein temps, spécialisé en médecine physique et rééducation fonctionnelle, et
deux praticiens hospitaliers également à plein temps et spécialisés. Il comporte 15
kinésithérapeutes, dont 12 plein temps. Il ne dispose toujours que de 17 lits, mais les
soins dispensés par la rééducation fonctionnelle s'adressent le plus souvent à des
patients hospitalisés dans d'autres services. Alors les malades sont soit amenés dans le
service de rééducation, soit les kinésithérapeutes se rendent dans leur service
d'hospitalisation .Aux services de Médecine Générale pour adultes se rattache
Nous
avons déjà signalé qu'avant 1938, les tuberculeux étaient soignés dans le service de
médecine générale où ils n'étaient pas séparés des malades hospitalisés pour
d'autres affections.
En 1938, deux pavillons
(H et I) furent affectés au tuberculeux.
En 1946, le service de
pneumo-phtisiologie occupait toujours ces deux pavillons de 40 lits, un pour les hommes,
l'autre pour les femmes. Mais l'endémie tuberculeuse étant très importante en 1948, ces
deux services se révélèrent insuffisants. Un troisième pavillon libéré par les
militaires (B du plan primitif) fut adjoint au service des pulmonaires.
Malgré ces
agrandissements, en 1958 l'administration hospitalière jugea nécessaire de constituer un
bloc de pneumo-phtisiologie. Ce fut réalisé en 1960 en surélevant d'un étage deux
pavillons (C et D du plan primitif) libérés par les militaires et en réunissant ces
deux pavillons par une construction nouvelle, composée d'un rez-de-chaussée et d'un
étage. (Plan VII - Photo 23), et réunie perpendiculairement à chacune des deux faces
des pavillons. Dans cette construction on installa au rez-de-chaussée des salles de
soins, des salles d'examen, deux salles de radioscopie, une salle d'endoscopie, une salle
d'exploration fonctionnelle respiratoire, des bureaux et un secrétariat. Au premier
étage de cette construction intermédiaire, on put installer des chambres à un et à
trois lits (Photo 30).
Lorsquà partir
des années 1950, l'endémie tuberculeuse s'atténua, grâce aux antibiotiques
antituberculeux, ce service reçut moins de tuberculeux que de sujets atteints
d'affections pulmonaires non tuberculeuses. Cela permit de créer en 1962 dans ce service,
une section de réanimation respiratoire. Ce fut d'abord une unité de 8 lits, puis une
deuxième de la même importance, et enfin une post-réanimation de 20 lits. Comme il n'y
avait pas alors dans l'hôpital d'autre service de soins intensifs, cette réanimation
fonctionna comme réanimation polyvalente. Elle eut à traiter non seulement des
affections respiratoires, mais aussi des cas chirurgicaux ayant besoin de réanimation,
des comas toxiques, etc.
L'histoire de ce service est un peu compliquée et son installation laissait à désirer.
Il fut plusieurs fois déplacé et ce nest qu'en 1946 qu'on lui trouva une meilleure
organisation. A la suite de plusieurs permutations, le pavillon Marjolin qui hébergeait
la chirurgie infantile fut libéré et on l'attribua au service des enfants, alors appelé
Trousseau (Plan IX). Il comportait un rez-de-chaussée et un étage. Sa capacité était
de 48 lits. Son organisation fut améliorée et certaines grandes salles de 15 lits furent
cloisonnées.
En 1952, un petit
service de prématurés fut installé au premier étage ; il était bien séparé et
isolé des nourrissons malades.
Mais en 1956, ce
service de prématurés fut déplacé et installé dans une partie du deuxième étage de
la nouvelle maternité. Il comporta d'abord 20 lits, puis par la suite, 57 lits. Un
médecin pédiatre, néonatologiste, fut spécialement affecté à ce service, puis à
partir de 1984, un service de réanimation néo-natale et infantile y fut aussi ouvert,
animé par une équipe de réanimateurs.
En 1963 le service de
pédiatrie fut agrandi par une construction qui le prolongea. Il fut doté de salles de
consultation, d'offices, de salles d'attente et d'une annexe de 26 berceaux pour les
nourrissons. Ainsi, en 1963 ce service de pédiatrie comportait 90 lits. Il était
techniquement assez bien équipé. Il avait un personnel important et très spécialisé
d'infirmières et de puéricultrices. Il était dirigé par un médecin chef, assisté de
plusieurs assistants pédiatres. A la pédiatrie était rattaché le service des
Infectieux, de 30 lits, pour enfants et adultes. Il était installé dans un pavillon
isolé au Nord du pavillon de chirurgie, et appelé Emile Roux. Il faut signaler encore
que ce service de pédiatrie fut un des premiers en France à avoir organisé un
enseignement pour scolariser les enfants hospitalisés. Nous serons amenés à reparler de
la pédiatrie ultérieurement avec la construction du nouveau
batiment de pédiatrie.
SERVICE DACCUEIL ET DURGENCES MEDICALES
En
1974 on créa un service d'urgences médicales qui fut installé au rez-de-chaussée du
pavillon Laënnec, dont une partie se trouva libérée. Ce service était destiné à
mettre sous surveillance médicale dès leur arrivée, quelle que fut l'heure, les malades
qui se présentaient en urgence à l'hôpital. Un médecin ou un interne était là en
permanence avec des infirmières, des aides-soignants, un brancardier, ainsi les malades
étaient examinés sans tarder. De plus, outre cet examen clinique on pratiquait sur
place, presque systématiquement, un cliché pulmonaire, un électrocardiogramme et des
examens biologiques. Les résultats de ces examens étaient obtenus en urgence ce qui
permettait de diriger rapidement le malade sur le service dont la spécialité
correspondait à son cas.
Le service des urgences
était également équipé d'une dizaine de chambres. Cela permettait d'y garder les
malades pendant quelques heures tout en commençant le traitement. Il était proche de la
réanimation respiratoire à laquelle on pouvait recourir en cas de nécessité. Cette
organisation, particulièrement utile la nuit, évitait pour les autres services
l'agitation et le dérangement que provoque souvent l'arrivée nocturne d'un nouveau
patient dans une salle.
Enfin, on avait
installé à l'accueil une salle capitonnée qui permettait de garder jusqu'au matin un
malade agité.
A partir de 1975 il y eut aussi un service d'urgences chirurgicales. Il fut installé au rez-de-chaussée de l'ancien pavillon de chirurgie, dans la partie qui avait été libérée par le départ du laboratoire de biologie pour lequel on avait construit un bâtiment spécial. Ce service des urgences chirurgicales comportait salles d'attente, de consultations, d'examens, des salles de pansement et une salle d'opération. Il était également équipé de plusieurs chambres où les malades pouvaient séjourner quelques heures avant d'être dirigés vers le service de chirurgie qui convenait le mieux à leur cas.
A
l'hôpital du Mans, les premiers pavillons affectés aux personnes âgées furent le
pavillon T appelé Béhier et le pavillon U, appelé Tardieu. Construits tous les deux en
1891 avec l'ensemble du nouvel hôpital, ils étaient chacun pourvus de grandes salles
communes et avaient une capacité : Béhier, de 155 lits et Tardieu de 166 lits. Tous deux
restèrent longtemps dans le même état et en 1978 ils furent transformés et divisés en
chambres à deux lits, puis affectés à la médecine adultes.
Mais entre temps on
avait construit deux maisons de retraite ; en 1904 le pavillon Carel comportant 29
chambres assez confortables pour des sujets âgés des deux sexes, et en 1906, Charcot qui
comportait 73 lits pour personnes âgées. (Plan IV)
En 1956, le pavillon
Charcot était dans un si piteux état que la commission administrative déclara que } l'état de ces locaux était absolument incompatible avec la
dignité dont le vieillard doit être l'objet. ~ Bien
restauré, et même en partie reconstruit, le pavillon fut affecté en 1958 à
l'hébergement des vieillards valides payants. On y installa un ascenseur, une salle à
manger. Mais malgré les efforts d'amélioration, la nécessité s'imposait de repenser
globalement l'accueil des personnes âgées. En effet, le nombre des demandes
d'hébergement augmentait sans cesse.
Cet accroissement
était dû à la prolongation générale de la durée de vie, elle-même liée à
plusieurs facteurs : amélioration du niveau de vie, progrès de l'hygiène et des
thérapeutiques. A ces causes s'ajoutait un phénomène social : l'urbanisation croissante
qui déplaçait les populations rurales vers les villes où les logements généralement
plus petits, ne permettaient guère de garder dans le foyer familial des parents âgés,
plus ou moins valides. A cet accroissement des demandes d'accueil en gériatrie, général
dans tout le pays, s'ajoutait au Mans un problème qui se posa d'une façon assez aiguë.
En 1957, la municipalité du Mans, propriétaire de l'hospice départemental
Saint-Vincent, qui hébergeait 400 personnes âgées, voulut récupérer ces locaux pour y
installer un lycée.
Il fallut donc
rapidement trouver des placements pour tous les pensionnaires. Au début, le Centre
Hospitalier du Mans ne put accueillir que 30 hommes et 10 femmes. Assez rapidement il put
en recevoir 30 autres. Cela était très insuffisant et de toute façon ne résolvait pas
les problèmes que l'évolution de l'hospitalisation en gériatrie allait poser avec de
plus en plus d'ampleur. Il fallait donc sans tarder entreprendre des constructions
nécessaires.
Un premier bâtiment
fut mis en chantier en 1958. Il était situé dans la partie Nord de l'hôpital, près de
la route de Degré. Terminé en 1960, il fut appelé pavillon Déjérine. C'était un
bâtiment composé d'un rez-de-chaussée et de trois étages. Au début, il pouvait
accueillir 161 personnes. En 1964, on lui adjoignait une nouvelle construction qui
contenait 90 lits, ce qui porta sa capacité à 250 pensionnaires. (Plans VII et IX, Photo
32). Mais son confort était assez médiocre. Pour sa construction on avait utilisé des
matériaux légers et le chauffage était insuffisant. De plus, il n'y avait qu'un
ascenseur pour 250 pensionnaires. Ce service dut être abandonné au bout de 30 ans, et il
fut abattu en 1991. Déjérine ne fut pas la seule construction réalisée pour résoudre
les problèmes difficiles et importants que posait la gériatrie.
De l'autre côté de la
route de Degré, sur un terrain appartenant à l'hôpital et provenant de l'achat d'une
partie de la ferme de la Malmarre, et aussi de dons faits par la famille de Follin, on
construisit un service pavillonnaire appelé la "Cité dautomne", et qui
était une maison de retraite médicalisée. Le premier pavillon fut construit en 1960. Il
ne comportait qu'un rez-de-chaussée et sa capacité était de 80 lits. (Plan VIII). En
1964, on construisit deux autres pavillons identiques et de même capacité. Puis deux
autres pavillons, plus petits de 30 lits seulement, furent ajoutés en 1969. En 1967, on
construisit en préfabriqué, au Sud du pavillon Déjérine, un service de gériatrie de
30 lits en chambres à 2 lits. Il fut appelé Dupuytren. Bien que de construction
légère, tous ces pavillons, Déjérine, la Cité d'automne et Dupuytren, apportaient une
solution imparfaite, sans doute, mais assez efficace aux problèmes d'hospitalisation des
personnes âgées au Centre Hospitalier du Mans. En effet, la création de ces services
augmenta de 496 le nombre de lits de Gériatrie, entre 1957 et 1970.
Pourtant, les
problèmes de gériatrie n'étaient pas définitivement résolus. Le besoin de lits pour
personnes âgées continuait à augmenter. Le même problème se posait pour les lits de
médecine dont le nombre devenait lui aussi insuffisant. Tous ces services affectés à la
gériatrie étaient équipés pour accueillir des personnes âgées, plus ou moins
fatiguées mais valides, et devenaient inadaptés lorsque leur état s'aggravait.
En 1973, à la demande
du médecin chef du service de gériatrie, le pavillon Dupuytren, bâtiment construit en
préfabriqué qui était un service de médecine de 30 lits, fut transformé et équipé
pour recevoir ces pensionnaires de gériatrie dont l'état ne permettait plus de les
garder dans les services habituels. Dupuytren fut donc spécialement médicalisé et doté
d'un nombre suffisant de médecins, d'infirmières et d'employés. Malgré toutes ces
extensions de services de gériatrie, le nombre de lits pour personnes âgées restait
notablement insuffisant. Nous verrons ultérieurement les solutions qui furent apportées
à ce problème. Autre service de soins réalisé après 1946 :
(Plan VI et Photo 33) La construction d'une nouvelle maternité s'imposait de façon
urgente car l'ancienne était en mauvais état. Elle était mal installée, mal équipée
et mal chauffée, et c'est probablement pour toutes ces raisons qu'elle n'avait qu'une
activité fort réduite. Aussi la création d'une maternité plus moderne était-elle
réclamée depuis de nombreuses années. Sa construction commença en 1952. Elle fut
terminée et inaugurée en 1954. (Photo 33). Elle fut construite à la place des pavillons
des agités et des débiles (V et X du plan primitif) et de l'ancienne maison mortuaire (Y
du plan), qui tous les trois furent abattus. Ces pavillons se trouvaient en bordure de la
rue de la Maison Neuve ce qui permit à la maternité d'avoir son entrée directe, sans
être obligé de passer par le porche principal.
En outre, cette
nouvelle maternité était située à proximité du pavillon de chirurgie avec lequel elle
communiquait directement par un couloir. C'était une solide construction d'un
rez-de-chaussée et de deux étages qui pouvait accueillir 68 accouchées en chambres à
un ou deux lits, avec le même nombre de berceaux. Elle était équipée de quatre salles
d'accouchement, de deux salles d'opération, de salles d'examens, de salles de
consultations. Dans une partie du deuxième étage, on installa en 1956 un service de
prématurés de 20 lits qui fut par la suite porté à 57 lits.
Son activité augmenta
beaucoup dans les années qui suivirent, car à côté de l'obstétrique, ce service
commença à avoir une activité gynécologique. En 1974, un agrandissement fut jugé
nécessaire. Par rapport au bâtiment principal, on construisit une aile symétrique à
celle qui existait déjà, et qui comme elle, eut trois niveaux. Cette aile fut terminée
en 1976. Elle apportait 25 nouvelles chambres à 1 lit, équipées à chaque lit d'une
arrivée d'oxygène et d'une prise pour le vide. (plan IX)
Dans les années
suivantes, de nombreux travaux furent entrepris par tranches pour restaurer ce service,
l'améliorer et lui donner de l'extension. En 1987, on déplaça le bloc opératoire et le
bloc d'accouchement et on les agrandit. Pour cela, on utilisa les emplacements libérés
dans la partie Est du pavillon de chirurgie par le départ de l'ancien service des
urgences chirurgicales. Ces locaux étaient situés tout près de la maternité et
étaient reliés à elle par un large couloir. En 1988 on restaura le rez-de-chaussée et
le premier étage de l'aile Sud de la construction réalisée en 1954 et on améliora son
confort. En 1989, ce fut la partie centrale de la construction de 1954 qui fut restaurée.
Puis en 1990, l'aile Nord, construite en 1974, fut à son tour remise en état et on
aménagea son sous-sol pour le service des interruptions volontaires de grossesse. Enfin,
en 1994 on réaménagea des pièces du deuxième étage de l'aile Sud qui avaient été
utilisées de 1956 à 1992, pour y installer le service des prématurés. Cela apporta 15
lits. (Photo 34)
Ainsi installé, ce
service de gynécologie obstétrique comporte 84 lits, dont 55 pour l'obstétrique et 29
pour la gynécologie. Toutes les chambres sont confortables, possèdent un sanitaire bien
installé avec une douche. Quant à l'ancienne maternité, celle de 1891, elle fut
restaurée, et en 1956, on y installa le Foyer des Pupilles. Il occupait auparavant le
pavillon R du plan primitif (Plan VII) qui avait été transformé en service de
médecine. Dans sa nouvelle installation, le Foyer des Pupilles pouvait accueillir 70
pupilles dont l'âge variait de quelques jours à 21 ans.
En 1964, une autre
construction fut terminée : celle de la maison maternelle. (Plan VII), située près de
la maternité. C'était un service destiné à accueillir avant leur accouchement les
femmes enceintes célibataires, et qui leur permettait également de rester avec leur
enfant pendant les premiers mois qui suivaient sa naissance. Primitivement, cette maison
maternelle, administrée par la DDASS. (Direction Départementale des Affaires Sanitaires
et Sociales), était installée dans le château de l'Epine. Ce château qui provenait
d'un don fait à la ville du Mans par la famille de Follin, était situé sur un vaste
terrain bordé au Sud par la route de Degré. Cette route constituait aussi la limite Nord
du terrain de l'hôpital, et de ce fait, le château de l'Epine en était tout proche,
mais séparé par une route.
En 1952, la DDASS.
demanda à l'hôpital de prendre en charge cette maison maternelle et de la transférer
dans l'enceinte des bâtiments hospitaliers. Cette transaction fut acceptée mais le
déplacement ne put être réalisé rapidement. Pendant une douzaine d'années, le Centre
Hospitalier du Mans dut assurer le fonctionnement de la maison maternelle toujours
installée au château de l'Epine, hors de l'enceinte hospitalière. Enfin, en 1964 la
construction du nouveau service fut terminée. Il était situé près de la nouvelle
maternité. Il comportait 24 lits. Cette maison maternelle fonctionna jusqu'en juin 1990,
puis fut fermée et démolie, et 8 lits la remplacèrent au Foyer de l'aide à l'enfance.
Quant au château de
l'Epine et au vaste terrain qui l'entourait, il revint à l'hôpital qui y installa de
nouveaux services dans les années qui suivirent.
INNOVATIONS DANS LE FONCTIONNEMENT HOSPITALIER
Il ne s'agit plus dinnovations concernant des services d'hospitalisation mais de services hospitaliers dont la nécessité ne s'imposa que de façon très récente par rapport à l'ancienneté de l'organisation hospitalière. Cest ainsi que fut progressivement créé le service de secours aux blessés et aux malades, de même que de nouveaux services dinvestigations apparaissant avec la médecine nucléaire et lanatomopathologie ou encore se développant de façon considérable à lexemple de la pharmacie hospitalière. Parallèlement, deux fonctions, précédemment encore à létat embryonnaire se structurèrent pendant cette période , la fonction administrative et de direction et la fonction denseignement.
Jusque vers les années 60, le transport des blessés de la route et des cas d'urgences
médicales ou chirurgicales, était assuré par des ambulances privées. Toutes
nétaient pas bien équipées en personnel éduqué ou en matériel adapté à cette
mission très particulière. Pourtant, depuis les deux dernières guerres mondiales on
avait réalisé l'importance des premiers gestes salvateurs : brancardage non
traumatisant, arrêt d'une hémorragie, condition et rapidité du transport, etc.
L'augmentation
importante de la circulation routière et les nombreux accidents en résultant, ont
incité l'Etat à mandater les préfectures afin qu'elles puissent organiser localement
des services bien adaptés et efficaces. On doit d'ailleurs reconnaître que dans de
nombreux cas il fallut une certaine période de rodage pour arriver à une organisation
pleinement satisfaisante.
Au Mans, c'est en
décembre 1965 que la commission administrative du Centre Hospitalier du Mans envisagea
pour la première fois la création d'un secours routier mais cette discussion ne fut
suivie d'aucune réalisation. En décembre 1967, cette même commission administrative
discuta la création d'un SMUR (Service Médical d'Urgence et Réanimation), service aux
possibilités plus étendues que le simple secours routier, mais cette fois encore, rien
ne fut réalisé dans l'immédiat. Ce ne fut qu'en 1970 que le SMUR commença à
fonctionner et ceci pendant la seule période d'été, du 26 juin au 5 octobre. Pendant
ces 102 jours, le SMUR fit 183 sorties.
En 1973, le SMUR
fonctionna du mois d'avril au mois d'octobre. Son organisation était complexe. Son point
d'attache était l'hôpital où étaient stationnés son matériel et ses véhicules, et
où logeait le personnel de garde. Ce personnel était composé de deux médecins
militaires du contingent et de sapeurs pompiers de la ville du Mans. Dans les années
suivantes, l'activité du SMUR augmentant, il fonctionna toute l'année.
En mai 1979, la
commission administrative du Centre Hospitalier du Mans décida de construire un local
pour y installer le SMUR mais également le SAMU (Service d'Aide Médicale d'Urgence). La
mission du SAMU est d'assurer une régulation médicale des appels durgence et
dapprécier le dimensionnement des moyens de secours à mettre en uvre, selon
la gravité des situations rencontrées. Ses locaux n'ont donc pas de pièces
d'hospitalisation mais des salles où se tiennent en permanence le personnel qualifié,
médecins, infirmières, ambulanciers, toujours disponibles pour répondre à l'appel
qu'ils reçoivent. Ce service est équipé de nombreux véhicules agencés pour qu'il y
soit possible de débuter un traitement pendant les transports. (Photo 35)
Ce SAMU a fonctionné
au début dans une collaboration -personnel médical hospitalier et sapeurs pompiers- mais
depuis 1983 l'hôpital seul assure ce service qui reçoit près de 20 000 appels par an.
Son effectif est ainsi constitué :
PERSONNEL PARA MEDICAL: 25 Infirmières anesthésistes diplômées d'état (I.A.D.E) participent par roulement à l'activité du SAMU, de telle sorte qu'il y ait en permanence 2 IADE de garde le jour et 1 IADE de garde la nuit. 12 ambulanciers du Centre Hospitalier du Mans qui assurent par roulement une permanence de 2 ambulanciers de garde le jour et 1 ambulancier de garde la nuit. 1 secrétaire. 6 permanenciers daide à la régulation médicale
LEQUIPEMENT EN VEHICULES: 3 ambulances lourdes, 2 ambulances légères, 2 véhicules de liaison, 1 camion ORSEC, 1 hélicoptère est basé sur l'aérodrome du Mans mais qui a un emplacement d'atterrissage sur le parking du Centre Hospitalier du Mans.SERVICES DINVESTIGATION DU CENTRE HOSPITALIER
Ils bénéficièrent aussi de nouvelles techniques. Ce sont : la médecine nucléaire et un laboratoire d'anatomie pathologique.
LA MEDECINE NUCLEAIRE
La
médecine nucléaire débuta au Centre Hospitalier du Mans en 1969. Elle fut installée
dans le pavillon Boëteau et dépendait alors du service de radiodiagnostic. Un
scintigraphe permit d'abord l'exploitation de la glande thyroïde. Avant cette
installation, les malades devaient être adressés à Paris pour cet examen. Peu à peu
les techniques des scintigraphies se développaient et à côté des scintigraphies à
l'iode radioactif furent pratiquées celles au technétium pour le tissu osseux, celles au
thallium pour l'étude des infarctus du myocarde.
En 1972, le service de
médecine nucléaire commença à pratiquer des tests in-vitro pour la recherche de
l'antigène australia, puis de l'hépatite C. Ensuite, se développèrent les dosages
radio-immunologiques, puis les dosages hormonaux et les dosages radio pharmaceutiques.
C'est à cette époque qu'à l'hôpital la médecine nucléaire fut dissociée de la
radiologie. En 1976, pour pratiquer ces examens, la médecine nucléaire fut équipée
d'une gamma-caméra. En 1985, le service dut s'agrandir d'un deuxième pavillon qui avait
été libéré, le pavillon Delaunay. Il fut affecté aux tests in-vitro tandis que les
tests in-vivo occupèrent tout le pavillon Boëteau. En 1985 également, une deuxième
gamma-caméra fut achetée, et en 1989 une troisième pour remplacer la première qui
datait de 1976.
L'activité de ce
service de médecine nucléaire se développa rapidement. En 1977, les tests in-vivo
pratiqués soit à des sujets hospitalisés, soit à des consultants, s'élevaient à
3.434, et les tests in-vitro s'élevaient à 4.631. Dans les années suivantes, les
examens in-vivo comme in-vitro augmentèrent encore, et en 1993, les tests in-vivo
dépassèrent 6.000. Le personnel de ce service est important, il comporte :
2 médecins plein temps,
1 pharmacien plein temps,
1 physicien assurant 3 vacations par semaine,
4 manipulateurs pour le service in-vivo,
7 laborantines, dont une surveillante,
4 secrétaires.
LABORATOIRE DANATOMIE PATHOLOGIQUE
Avant 1968, il n'y avait pas au Centre Hospitalier du Mans de laboratoire d'anatomie pathologique. On faisait pratiquer ces examens à l'extérieur, le plus souvent à Paris. La création d'un tel laboratoire ne fut envisagée que lorsqu'un médecin spécialisé en la matière vint s'installer au Mans, dans le privé, en 1968. Il proposa de venir travailler à temps partiel à l'hôpital. Il fut agréé. Pour lui installer un laboratoire, on lui trouva deux pièces au rez-de-chaussée du pavillon de chirurgie, l'une, la plus grande, pour pratiquer les examens, l'autre pour y installer un secrétariat. Au début, ce médecin travaillait seul, l'activité de ce service était peu importante. Durant la première année, il fut fait seulement 676 examens. Le nombre de ceux-ci augmenta assez vite, il fallut nommer un médecin adjoint à temps partiel, puis à temps plein. Il fallut aussi recruter des laborantins. Le local se révéla trop exigu. En 1975, on en trouva un autre dans une partie de l'ancien service des infectieux qui venait dêtre libérée. Le laboratoire d'anatomie pathologique y fut installé. Par la suite, la chefferie de ce service fut confiée à un médecin plein temps, qui lui donna une grande impulsion. Il comporte maintenant :
4 médecins temps plein,
1 médecin temps partiel,
1 interne,
1 surveillante,
5 techniciennes,
2 secrétaires.
Nous
avons vu qu'à l'ouverture de l'hôpital en 1891, la pharmacie était installée dans
quelques pièces du pavillon des religieuses, le pavillon Froullay. Malgré un
agrandissement fait sur son côté Nord, elle était encore en 1970 insuffisante et assez
mal installée. Aussi le conseil dadministration du 14 février et celui du 6
octobre 1972 estimèrent qu'il fallait installer la pharmacie dans un bâtiment autonome
spécialement construit à cet effet. On choisit un emplacement dans la partie Nord Ouest
du terrain de l'hôpital, en face du laboratoire de biologie. Les travaux commencèrent en
1973 et furent achevés en juin 1975.
Cette nouvelle
pharmacie est un vaste bâtiment de trois niveaux, chacun ayant une surface de 800
m².(Plan IX - Photo 36). Le sous-sol est réservé au stockage des solutés injectables,
du matériel chirurgical, des pansements, etc. Le rez-de-chaussée est l'étage de la
dispensation des médicaments. Il comporte deux réserves de médicaments, une réserve de
dispositifs médicaux, une réserve de produits toxiques et de produits inflammables, de
stupéfiants. Il possède une chambre froide très vaste et un quai de livraison lui est
adjoint.
Au premier étage se
trouve un bureau pour le pharmacien chef de service, des bureaux pour les autres
pharmaciens, un grand secrétariat, une bibliothèque, une salle de fabrication des
préparations et de contrôle des médicaments, un service pour traiter l'eau, une
laverie, une salle d'autoclave. Outre la fourniture de médicaments pour les malades
hospitalisés, la pharmacie est chargée de la rétrocession extérieure de certains
produits pharmaceutiques réservés aux hôpitaux et qui ne se trouvent pas dans les
officines. Pour les obtenir, les patients doivent se fournir à l'hôpital. C'est le cas
pour certains produits très onéreux, pour certains médicaments, pour des anticancéreux
ou encore pour certains produits hormonaux.
Le fonctionnement de la
pharmacie est assuré maintenant par un personnel important de pharmaciens, de
préparateurs, de secrétaires, de comptables, etc.
En 1891, lors de la création de l'hôpital, le terrain qui avait été choisi était limité au Sud par la route de Laval (appelée depuis avenue Rubillard). On édifia sur cette avenue un grand bâtiment percé d'un porche qui était alors l'entrée principale de l'hôpital. Cette construction était destinée à recevoir les services administratifs, qui pendant longtemps y trouvèrent une place suffisante. On avait même pu y loger d'autres occupants. En effet, on y trouvait également :
L'appartement du directeur,
La trésorerie principale,
L'internat, qui en 1948 fut remplacé par le logement du pharmacien chef,
Le dispensaire antituberculeux,
L'école d'infirmières.
Progressivement l'activité accrue de l'hôpital et les modifications que cela entraîna
dans sa gestion imposèrent une augmentation du personnel administratif. Bientôt les
locaux affectés à ces services s'avérèrent insuffisants. On y remédia d'abord par des
agrandissements partiels. Ainsi, en 1955 on déplaça le dispensaire antituberculeux,
qu'on transféra dans un ancien petit pavillon de la maternité, et à sa place on
installa des bureaux. En 1964, furent construites des adjonctions assez importantes,
contiguës à l'aile Est du bâtiment administratif. Elles comportaient un
rez-de-chaussée et un étage. En 1970, sur un terrain appartenant à l'hôpital mais
situé de l'autre côté de la route de Degré, on construisit un logement pour le
directeur général de l'hôpital. Cela libéra l'appartement de fonction qu'il occupait
dans le pavillon administratif, qui fut transformé en bureaux. Puis le départ en 1977 de
l'école d'Infirmières libéra aussi un emplacement qui permit l'installation de bureaux
pour la trésorerie.
La construction de
lhôpital Fontenoy permit également dattribuer des surfaces pour la direction
et les finances, et les systèmes dinformatisation. Et plus récemment, vient de
sengager le regroupement de lensemble des services de direction par la
réaffectation de lancien internat aux services administratifs.
Nous
avons signalé qu'une école d'infirmières avait été créée à l'hôpital du Mans en
1904. Ses débuts furent modestes et son démarrage assez lent. Ce ne fut qu'en 1938
qu'elle fut habilitée à préparer et à présenter ses élèves à l'examen du diplôme
d'état d'Infirmière. Il est vrai que son installation dans l'hôpital ne favorisait
guère son développement. Logée dans trois pièces du bâtiment administratif, du côté
Ouest du rez-de-chaussée, elle était vraiment à l'étroit malgré quelques
agrandissements ponctuels. Elle ne pouvait supporter l'augmentation d'effectifs ni exercer
aisément sa fonction d'enseignement. Ce ne fut donc que lorsque l'administration
hospitalière décida de construire un bâtiment spécialement conçu pour elle que
l'école d'infirmières put fonctionner de façon parfaitement satisfaisante et obtenir
les résultats qu'on attendait d'elle.
Cette décision fut
prise en 1975. L'emplacement choisi fut un terrain situé au Nord Ouest de l'hôpital, à
côté du laboratoire de biologie et près de la route de Degré. Ainsi, l'école put
disposer d'un accès direct. La construction fut terminée en 1977 (Photo 37) et l'école
ouvrit en septembre de cette même année (comme dans les locaux précédents elle ne
comporte pas d'internat). C'est une belle et grande construction de quatre niveaux. Elle
dispose de trois amphithéâtres. L'un est très vaste : 300 places, les deux autres ont
chacun 120 places. Outre ces amphithéâtres, l'école comporte :
un secrétariat,
un bureau pour la directrice,
quinze plus petits bureaux pour les monitrices,
huit salles de démonstrations,
six salles de classe,
des salles de travail en groupe,
une vaste bibliothèque,
une salle de détente,
une salle de réunion,
des vestiaires.
L'enseignement est donné par des médecins, la plupart hospitaliers, des pharmaciens également hospitaliers, des directeurs, des médecins du service d'hygiène de la préfecture, etc. Les travaux pratiques sont surveillés par des monitrices au nombre de 15. Outre ces cours de pratique hospitalière, elles sont chargées des interrogations, de la surveillance des stages dans les services. L'école d'infirmières est mixte. Pour y être admis, tous les candidats ou candidates doivent passer un examen d'entrée. Le niveau général des élèves est d'ailleurs bon. En 1990, par exemple, 90 % étaient bacheliers. Celles et ceux qui ne le sont pas doivent avoir pour être admis, un niveau de connaissances équivalent.
Améliorations au sein les services généraux
LES CUISINES
Elles bénéficièrent de nombreux perfectionnements. En 1947, il y fut installé deux grandes marmites de 184 litres et en 1953 les cuisines furent équipées de marmites chauffées à la vapeur, ainsi que du matériel permettant la préparation de plats de régime. En 1950, l'achat de chariots chauffants améliora la qualité de la distribution des repas. En 1954 on dut changer les cuisinières à gaz qui dataient de 20 ans et étaient usées. D'autres aménagements furent aussi apportés : hotte ventilée, création d'une salle de plonge. En 1968, on dut agrandir les cuisines qui avaient à réaliser chaque jour 3.800 repas. On installa également une pièce pour les préparations de menus diététiques.
LA BOULANGERIE
En 1947 on dut y construire un nouveau four. Par la suite, en septembre 1966, la boulangerie fut supprimée et le pain fut acheté à l'extérieur. Il y avait deux boulangers, l'un resta à l'hôpital comme pâtissier et l'autre eut un emploi de concierge.
LA LINGERIE
Elle nécessita moins de transformations. En 1949, on installa seulement une machine à repriser et une sécheuse repasseuse.
LELECTRICITE
A partir de 1966, la distribution d'électricité fut modifiée et renforcée. Les anciennes arrivées furent remplacées par une ligne de 20.000 volts avec une puissance de 370 kW. De plus, un groupe électrogène fut installé pour remédier à d'éventuelles pannes d'électricité.
LE TELEPHONE
Jusqu'en 1953 le téléphone n'avait dans l'hôpital que quinze directions. En juillet 1953, un nouveau réseau avec un commutateur à 100 directions fut installé.
LE CHAUFFAGE
Il
fut modifié et amélioré à partir de 1938. Jusque là le chauffage était assuré dans
chaque pavillon par des poêles à bois. Un premier progrès avait consisté à installer
dans les caves des chaudières à charbon qui alimentaient des radiateurs à circulation
d'eau chaude. En 1938 on avait installé une chaufferie centrale à vapeur qui assurait un
chauffage à distance. Ce chauffage était fourni par deux grosses chaudières qui
fonctionnaient à un charbon spécial, dit } demi-gras~ . Ce charbon était cher et n'était pas toujours facile à
se procurer, aussi fallait-il en constituer une réserve. Tout au début de 1938, il n'y
eut que le pavillon de chirurgie qui bénéficia de ce chauffage. Puis après la guerre,
il fut étendu peu à peu aux autres pavillons. Mais lorsqu'en 1954 on voulut l'utiliser
pour la nouvelle maternité, l'installation s'avéra insuffisante, et il fallut adjoindre
une chaudière à celles déjà existantes.
Par la suite, à
l'exception de la pédiatrie et du pavillon Carel trop éloignés, et qui furent équipés
d'une chaudière à fuel, tous les autres pavillons de l'hôpital furent raccordés à la
chaufferie centrale (sauf bien sûr la Cité d'automne qui était située de l'autre
côté de la route de Degré, et qui fut équipée d'un chauffage autonome au fuel). En
1971, par mesure d'économie et pour simplifier le travail, on cessa d'utiliser le charbon
comme combustible. On changea les chaudières à charbon qui étaient usées et avaient un
mauvais rendement pour des chaudières au gaz, plus économiques. Une installation de
secours au fuel fut ajoutée pour pallier des pannes éventuelles.
LES ATELIERS
Pour assurer le bon fonctionnement matériel du Centre Hospitalier et l'entretien de tous les organismes que cela exigeait, de nombreux services techniques étaient nécessaires. Ils étaient répartis entre différents ateliers qui se trouvèrent regroupés auprès de la chaufferie centrale. Ils comportaient les ateliers suivants : électricité, électronique, menuiserie, maçonnerie, peinture, plomberie, entretien des véhicules automobiles, entretien du matériel biomédical, désinfection. Il fallait en outre un service de dessin industriel et de reprographie. Toutes ces activités nécessitaient de nombreux magasins. Tous ces ateliers avaient un personnel spécialisé, ingénieurs, contremaîtres et ouvriers qualifiés.
Problèmes d'implatation vers les années 1975
En
étudiant l'histoire de l'hôpital, nous avons pu constater que la préoccupation
constante de la direction et des autorités de tutelle était de le tenir toujours en
phase avec les progrès et l'évolution de la médecine. Cela imposait des adaptations et
des constructions sans cesse renouvelées. Et malgré ce qui avait été réalisé depuis
la deuxième guerre mondiale, le conseil d'administration était conscient que cette
tendance allait s'accentuer, exigeant toujours la construction de nouveaux bâtiments et
posant ainsi des problèmes d'implantation. Dès 1968, diverses solutions avaient été
envisagées :
Soit construire dans
lenceinte du Centre Hospitalier, avenue Rubillard, mais il ne restait plus de
grandes surfaces de terrain disponibles, et cela, pensait-on, entraînerait une
concentration de bâtiments qui paraissait peu souhaitable.
Soit construire
au-delà de la route de Degré où se trouvait déjà la Cité d'automne, mais cela posait
des problèmes de fonctionnement car la route de Degré, devenue assez fréquentée,
coupait l'hôpital en deux.
Soit construire un
deuxième hôpital qui serait une annexe du Centre Hospitalier sur un autre terrain.
Cette dernière
solution fut longuement étudiée. L'emplacement envisagé était un terrain à Allonnes,
la ferme d'Argenton, qui appartenait à l'hôpital. Des plans dans ce sens furent
établis. On envisagea la construction d'une tour de 7 étages, comprenant des services de
médecine, de chirurgie, de pédiatrie, d'obstétrique et de gériatrie. Mais il fallait
aussi tout un équipement de laboratoire, de radiologie, de services généraux et cela
était évidemment très onéreux. Aussi, ce projet dut être abandonné faute de crédits
et ce fut sur le terrain de l'avenue Rubillard que l'on décida d'implanter la majorité
des futures constructions hospitalières, malgré les contraintes que cela représentait.
A Allonnes, on construisit finalement un service de gériatrie.
Centre de gériatrie d'Allonnes
Ce
centre devait être suffisamment important pour répondre dans l'immédiat à
l'accroissement du nombre de demandes d'hospitalisation dans les services médicalisés
pour personnes âgées. Les travaux commencèrent en novembre 1971. Dans un premier temps,
on construisit un pavillon d'un rez-de-chaussée et deux étages, comportant 180 lits,
répartis dans des chambres à 1 et 3 lits. Ce pavillon fut terminé et ouvert en 1973.
Une année plus tard, le conseil dadministration dans sa séance du 18 décembre
1974 décida la construction, à côté du précédent, d'un deuxième pavillon de trois
niveaux. Il était prévu pour 240 lits en chambres à 1 et 2 lits. Ce pavillon ouvrit en
novembre 1977.Cela porta à 420 lits la capacité du service de gériatrie d'Allonnes. On
appela ce service Charles Drouet (Photo 40). Ces pavillons étaient proches l'un de
l'autre, mais lors de leur construction, ils ne communiquaient que par un couloir au
rez-de-chaussée. Une jonction entre les deux bâtiments fut décidée par le conseil
d'administration du 9 octobre 1991 et réalisée au début de 1993. Cette liaison permit
une communication entre les deux services, à chacun des niveaux. Elle a été
accompagnée de l'installation d'un monte malade supplémentaire améliorant ainsi la
circulation dans tout l'établissement.
L'organisation de cet
ensemble de 420 lits est conçue pour lui permettre, notamment sur le plan médical, un
fonctionnement suffisamment autonome, hormis certaines prestations assurées par les
services centraux du Centre Hospitalier. Sur le terrain d'Allonnes, mais à une assez
grande distance du centre de gériatrie, fut installée aussi :
TROISIEME
PERIODE DU FONTENOY AU SCHEMA DIRECTEUR
UNE PERIODE CAPITALE DANS LEVOLUTION DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS
DE 1977 A 1994
L'HEURE DES GRANDES DECISIONS
Comme nous l'avons vu, d'importantes améliorations avaient été apportées depuis 1946
dans les différents services du Centre Hospitalier. Mais trente ans plus tard, et en
raison des progrès constants survenus dans les sciences et dans la médecine, ces
dernières améliorations s'avéraient insuffisantes, et il apparut alors aux yeux de
toutes les personnes concernées : organismes de tutelle, corps médical ou administratif
ou technicien, que l'adéquation aussi bien de l'hospitalisation que de tous les services
techniques, demandait de nouvelles et importantes transformations.
Aussi, dans la séance
du conseil d'administration du 27 juin 1977, Monsieur Robert Jarry, nouveau maire du Mans,
sintéressa particulièrement à une proposition présentée par les services du
Ministère de la Santé. Celle-ci soulignait l'intérêt pour le Centre Hospitalier du
Mans d'une construction regroupant "dans une même unité l'ensemble des services
de chirurgie, les services de médecine de haute technicité, les locaux d'urgence et les
différents services de réanimation, cet ensemble ayant pour support un plateau technique
adapté, particulièrement en ce qui concerne les blocs opératoires et la
radiologie."
Ce fut ce principe de construction que le conseil
d'administration du 26 octobre 1977 adopta, et parmi les différents modèles de
bâtiments répondant à ce type et sélectionnés par le Ministère de la Santé, le
choix se porta sur un type de construction en X : le Fontenoy. Il faut signaler qu'à
cette même réunion, malgré l'importance du bâtiment choisi, on se rendit compte que le
Fontenoy ne solutionnerait pas tous les problèmes du Centre Hospitalier, et que d'autres
constructions seraient nécessaires ultérieurement. Ces dernières allaient se
concrétiser à travers un schéma directeur arrêté en 1980 permettant aujourdhui
au Centre Hospitalier du Mans dêtre un centre hospitalier départemental reconnu.
trois ascenseurs polyvalents pour le personnel et les visiteurs,
trois monte malades assez grands pour admettre un lit,
un ascenseur réservé au personnel hospitalier,
deux ascenseurs pour les transports hôteliers.
Sur
le même plan que les trois premiers niveaux du Fontenoy (niveau 0, niveau 1 et niveau 2),
des constructions sont installées entre les branches de l'X auxquelles elles sont
accolées, ce qui augmente beaucoup la surface de ces niveaux.
L'organisation de ces
trois premiers niveaux diffère d'un étage à l'autre. De plus, du fait de la déclivité
du terrain, chacun de ces trois niveaux a un accès direct de plain-pied avec
l'extérieur, et est ainsi en liaison avec les voies de circulation du Centre Hospitalier.
Les cinq autres niveaux, du niveau 3 au niveau 7, sont occupés par des services
d'hospitalisation. Ils sont tous les cinq installés d'une façon sensiblement identique.
Seul le niveau 3 a encore une assez petite excroissance accolée à l'aile Nord du
Fontenoy. Dans tous les autres niveaux, du quatrième au septième, tous les services
tiennent dans les branches de l'X et dans une partie du plateau central. Nous allons
maintenant présenter le Fontenoy dans son ensemble et décrire les différents services
qu'il abrite : leurs locaux, leur organisation, leur fonctionnement et le personnel qui
leur est affecté.
On y trouve :
La cuisine centrale,
Le restaurant du personnel et une cafétéria,
Les archives médicales,
Le service informatique.
LA CUISINE CENTRALE
Comme nous l'avons signalé, du fait de la déclivité du terrain, une des faces du niveau
0 a un accès de plain-pied avec l'extérieur. La cuisine communique avec les voies de
circulation du Centre Hospitalier du Mans et dispose de deux quais de débarquement, l'un
où sont reçues les denrées alimentaires, l'autre d'où partent les repas destinés aux
malades hospitalisés hors du Fontenoy, soit dans le Centre Hospitalier de l'avenue
Rubillard, soit dans le centre gériatrique d'Allonnes. La cuisine possède trois grandes
chambres froides où sont déposées, dès leur arrivée, les denrées alimentaires : une
pour stocker les viandes, une autre pour les fruits et légumes, la troisième pour les
produits laitiers.
Les denrées déposées
dans ces chambres froides sont prises au moment de la préparation, et cuites dans des
fourneaux divers selon le type d'aliment. Après la cuisson, les aliments sont refroidis
à 10° et répartis dans des assiettes. Celles-ci sont placées sur des plateaux
individuels, composés selon le choix d'aliments fait par chacun des hospitalisés,
d'après une carte que leur soumet, chaque jour pour le lendemain, une aide hôtelière.
Les plateaux sont conservés au froid. Les aliments doivent être consommés dans les cinq
jours qui suivent leur préparation. Passé ce délai, ils sont détruits. Pour être
distribués, au sortir des chambres froides, ils sont transportés dans des chariots
compartimentés puis sont conduits dans les services où ils sont réchauffés sur place
pour être distribués aux malades. Après le repas, la vaisselle est lavée et
stérilisée dans les services qui ont l'équipement nécessaire, et la vaisselle propre
est ramenée à la cuisine.
Le Centre Hospitalier
prépare quotidiennement 5.000 repas : ceux des hospitalisés, mais aussi ceux des membres
du personnel (environ 1.200 chaque jour), qui prennent le repas de midi dans un self
service qui leur est réservé au niveau 0, près des cuisines.
LES ARCHIVES MEDICALES
Avant 1955, les documents médicaux étaient conservés dans les services où les malades
avaient été hospitalisés. Seules les radiographies étaient renvoyées au service de
radiologie où elles étaient stockées. En 1955 commença un début d'archivage, mais il
ne fut bien organisé qu'après 1967. Il regroupait tous les documents concernant un
malade et ils devaient être conservés pendant les 20 années qui suivaient la dernière
hospitalisation, ceci lorsqu'il s'agissait d'un sujet adulte. Ce délai était porté à
70 ans pour les dossiers de pédiatrie, de neurologie et de stomatologie. Ce service
d'archivage fut d'abord installé dans le petit local de la première salle d'opération
construite en 1891. Il fut rapidement saturé et on agrandit le service en élevant à
proximité un local en préfabriqué. Celui-ci s'avéra également, au bout de quelque
temps, insuffisant. On y remédia alors en stockant un certain nombre d'archives dans les
sous-sols des pavillons de soins qui se trouvaient disponibles.
Enfin, en 1983, à
l'ouverture du Fontenoy on installa un service d'archivage dans le niveau 0, ont
lorganisation repose sur un dossier unique du patient. Pour faire face à cet
objectif, 6.000 mètres linéaires de stockage furent attribués. A ce service furent
adjoints des extensions dans les caves de pavillons nouvellement construits, ce qui
apporta encore 3.500 mètres linéaires de stockage. De plus, en 1994 les archives
médicales s'équipèrent de matériel de microfilmage permettant de mettre sur microfilm
les dossiers médicaux n'ayant pas été réactivés depuis 4 ans. Cela représente un
travail important mais c'est un bon système d'archivage réduisant considérablement
l'encombrement.
LINFORMATIQUE AU CENTRE HOSPITALIER DU MANS
Sa véritable introduction au Centre Hospitalier du Mans date de 1983. Cette informatisation avait été précédée depuis 1960 par une période de mécanographie où l'on utilisait des cartes perforées qui donnaient lieu à un traitement effectué par une entreprise locale. Au début, ces procédés n'étaient utilisés que pour les services de gestion administrative pour lesquels ils furent graduellement employés dans l'ordre suivant :
Juin 1962 Honoraires Médicaux
Juin 1963 Registres des entrées, bulletins de situation, registres de prise en charge
Octobre 1967 Statistiques de morbidité
Août 1969 Actes de Laboratoire, actes de radiodiagnostic
Janvier 1971 Titres de recettes pour les hospitalisations et pour les soins externes
Janvier 1972 Paie du personnel
Mai 1979 Actes d'exploration du système nerveux, électrocardiogramme, médecine nucléaire, anatomie pathologique
A partir de juillet 1978, le Centre Hospitalier du Mans a procédé à la mise en uvre des applications nationales avec traitement différé au Centre Régional d'Informatique Hospitalière (C.R.I.H.) de Rennes.
Janvier 1979 Facturation de l'hospitalisation
Mai 1979 Paie et gestion du personnel
Janvier 1980 Analyse de gestion
Janvier 1980 Gestion des amortissements et des emprunts
C'est en juin 1983 que débute l'Informatisation en temps réel à l'hôpital, avec l'installation d'un ordinateur BULL et quinze écrans connectés, quatre imprimantes et une capacité de stockage de 600 millions de caractères. Elle est installée dans une chambre climatisée au niveau 0 et est assurée par 15 spécialistes dont 12 informaticiens. En 1991, l'ordinateur fut changé contre un autre ordinateur BULL plus performant. Il a 16 milliards de caractères en capacité de stockage, 296 écrans y sont connectés et 185 micro-ordinateurs sont reliés à cet ordinateur central. Au début, l'informatique a surtout couvert la gestion administrative. Mais ensuite, l'informatique s'est orientée vers les unités de soins et les services médico-techniques. Ainsi, sont devenus concernés :
Janvier 1987 La gestion de la charge en soins infirmiers.
Décembre 1987 La gestion des archives médicales.
Décembre 1989 Le résumé médical de séjour.
Avril 1990 Le laboratoire de biochimie, de microbiologie, d'hématologie et radio-immunologie.
Octobre 1990 La communication informatisée des résultats de laboratoires.
De plus, un "Département d'Information Médicale" (DIM) fut créé au Centre Hospitalier du Mans en 1991. Il est dirigé par un médecin aidé de secrétaires qui établissent à la sortie des malades un "Résumé de Sortie Standardisé" (RSS). Il renseigne sur l'activité des services, sur leurs besoins, permet d'établir la durée moyenne d'hospitalisation pour chaque groupe d'affections. Pour les malades qui ont précédemment été hospitalisés et qui reviennent pour un nouveau séjour, le R.S.S. renseigne immédiatement les services d'accueil sur le passé médical de ces patients.
AUTRES LOCAUS SITUES AU NIVEAU 0
Dans la partie Ouest, se trouvent de très nombreux magasins qui occupent environ 1.200 m². Ils servent à stocker des produits très variés :
des aliments non périssables : conserves, légumes secs, boissons, café, etc. ...
des produits d'entretien
du matériel hôtelier : vaisselle, verrerie ...
toute la papeterie utilisée dans l'hôpital
de petites fournitures médicales etc.
On trouve aussi à ce niveau des vestiaires et près des ascenseurs, un petit oratoire.
C'est l'étage le plus étendu. Le centre de ce niveau correspond à l'axe central du bâtiment. Il est occupé par le hall d'accueil qui est l'entrée principale de tout le bâtiment et autour duquel on trouve les accès aux différents services installés à ce niveau. Ce sont, en suivant le sens des aiguilles d'une montre :
La radiologie,
Les urgences médicales et chirurgicales,
Le bloc opératoire,
La réanimation chirurgicale,
Les services de consultations,
L'exploration fonctionnelle du système nerveux,
Différents bureaux administratifs où sont réglées toutes les formalités concernant les admissions, les consultations, le règlement de tous les actes médicaux effectués au Centre Hospitalier du Mans.
Nous allons décrire tous ces services en suivant l'ordre dans lequel nous les avons énumérés.
LE HALL DENTREE DU FONTENOY
Le
hall d'entrée du Fontenoy est le carrefour par où sont amenés à passer tous ceux qui,
arrivant de l'extérieur, ont à faire dans ce très grand bâtiment. Pour y accéder en
partant de la conciergerie de l'avenue Rubillard, les véhicules empruntent une voie assez
large qui aboutit à un rond point situé devant l'entrée du bâtiment et qui permet la
rotation des voitures ou des ambulances qui amènent les malades. Ces véhicules, après
avoir débarqué leurs passagers, doivent rapidement dégager le terrain, le stationnement
sur ce rond point étant limité à 5 minutes. Un large auvent protège ce rond point dans
sa partie contiguë à l'entrée du Fontenoy, là où descendent les passagers.
L'entrée proprement
dite est constituée par une double paroi vitrée, chacune de ces parois étant percée de
portes en verre à ouverture et à fermeture automatiques. A proximité de l'entrée se
trouve le bureau d'accueil où des hôtesses fournissent aux visiteurs les renseignements
dont ils ont besoin et les orientent vers l'endroit où ils désirent aller. A quelques
mètres du bureau d'accueil, trois vastes ascenseurs dont la rotation est rapide
permettant l'accès à tous les niveaux.
A l'arrière de ce
bureau s'ouvrent les voies d'accès vers les guichets où se font les formalités
d'hospitalisation ou de consultation. De ce même côté débouchent les couloirs
conduisant aux différents services de consultations externes. Derrière le bureau
d'accueil un espace d'attente meublé de confortables fauteuils est à la disposition des
usagers. Dans ce hall, il y a aussi des cabines téléphoniques, une boîte aux lettres,
une boutique qui vend des journaux, des livres, des fleurs et de menus cadeaux qu'on peut
offrir aux malades.
Dans ce hall d'accueil
se trouvent aussi les bureaux du service central de brancardage. Ce brancardage concerne
les malades hospitalisés dans le Fontenoy et assure aussi le transport des malades
hospitalisés au Centre Hospitalier du Mans de l'avenue Rubillard (mais non ceux de
Charles Drouet), et qui doivent être déplacés d'un service à un autre. Ce service
compte 58 brancardiers.
LE SERVICE DE RADIOLOGIE DU FONTENOY
Le niveau 1 du Fontenoy comporte un important service de radiologie qui y occupe un vaste espace. Il comporte 11 salles de radiodiagnostic. Certaines de ces salles sont polyvalentes, d'autres sont spécialement affectées à certaines disciplines :
digestif
voies urinaires et gynécologie
radiopédiatrie
radiologie vasculaire où sont faites
les phlébographies des membres
les angiographies pulmonaires
les neuroradiographies vasculaires
les artériographies
des membres inférieurs
de l'appareil digestif
des reins
les coronographies et les angioplasties transluminales coronaires.
La radiologie possède en outre des services d'ultrasonographie :
Echographie
Sénologie
Doppler
Un
premier scanner avait été installé en octobre 1983. Il a été remplacé en mars 1993
par un appareil plus performant, plus précis et plus rapide. Enfin, un reprographe laser
est connecté avec les salles de digestif, de vasculaire et de scanner, dont il reçoit et
enregistre toutes les informations. Signalons enfin que, outre l'installation principale
du Fontenoy, le service de radiologie gère trois autres installations : deux au Centre
Hospitalier du Mans, l'un dans le service de pneumologie, l'autre dans le service
mère-enfant et un à Allonnes dans le service de gériatrie Charles Drouet.
En 1991 fut installé
dans l'hôpital, mais séparé et indépendant du service de radiologie, un appareil
d'Imagerie par Résonance Magnétique (I.R.M.). Cette installation est le résultat d'un
partenariat public-privé qui réunit le Centre Hospitalier du Mans à une S.A.R.L.
composée de médecins radiologistes libéraux non hospitaliers et qui gère en partie
cette installation dans le cadre dun GIE. L'acquisition de tout l'équipement de
l'IRM a coûté 10 millions de francs et a été financée à parties égales par le
Centre Hospitalier du Mans et la compagnie privée. Cet appareillage a été installé
dans un bâtiment spécialement construit à cet effet par le Centre Hospitalier du Mans
sur un terrain inclus dans l'hôpital. Son utilisation se fait alternativement par le
Centre Hospitalier du Mans et la compagnie privée selon une répartition hebdomadaire
convenue entre eux.
LE SERVICE DACCUEIL ET URGENCES MEDICO-CHIRURGICALES
Il est contigu au hall d'entrée du Fontenoy avec lequel il communique. Mais on y accède aussi par une entrée qui lui est particulière et qui comporte un hall vitré où pénètrent directement voitures et ambulances. Là les malades sont descendus des véhicules et pris en charge par le personnel du service qui les installent, s'ils ne peuvent pas marcher, sur des brancards roulants. Les cas d'extrême urgence sont immédiatement introduits dans le service où on commence à les traiter. Les autres malades souvent accompagnés par un membre de leur famille, passent au secrétariat où on prend les renseignements administratifs qui les concernent, fournis essentiellement par la carte de sécurité sociale et la carte de leur mutuelle. Ils sont ensuite dirigés vers les salles d'accueil comportant des boxes où on les installe en attendant qu'ils soient examinés. Les examens sont pratiqués dans des salles de consultation qui sont au nombre de 12.
6 salles (dont 2 munies d'un matériel de déchoquage) sont réservées aux cas médicaux.
6 salles (dont également 2 munies de matériel de déchoquage) sont réservées aux cas chirurgicaux.
A
l'issue de ces examens, les décisions sont prises. Les cas relevant de la chirurgie sont
dirigés vers les services de chirurgie, ou parfois directement adressés en salle
d'opération. En effet, il n'y a pas au service des urgences de possibilité
d'hospitalisation pour les cas chirurgicaux.
Pour les cas médicaux,
le service des urgences dispose de 8 chambres d'hospitalisation où on peut commencer à
traiter les patients avant de les adresser dans un service de médecine. Enfin, le service
des urgences médicales dispose de deux cabanons pour les malades agités.
LE BLOC OPERATOIRE DU FONTENOY
Ce
bloc opératoire dessert tous les services chirurgicaux de l'hôpital, sauf le service de
gynécologie obstétrique qui est pourvu de salles d'opération qui lui sont propres. Il
est situé dans la partie Nord Ouest du niveau 1. Il est à proximité des grands
ascenseurs qui desservent tous les étages du Fontenoy et qui peuvent contenir aisément
lits et brancards roulants. Il est également proche du service des urgences et de celui
de la réanimation chirurgicale. Ce bloc opératoire général est composé de douze
salles d'opération toutes très bien installées. La majorité de ces salles sont
polyvalentes, mais certaines réservées à des spécialités, possèdent un équipement
adéquat.
Lorsque l'opération
est terminée, le patient n'est pas immédiatement reconduit dans sa chambre : on le garde
en salle de réveil où il reste sous surveillance médicale jusqu'à son réveil complet.
Il y a deux salles de réveil : une équipée de quatre lits est réservée aux
interventions de chirurgie aseptiques, l'autre de dix lits pour les cas moins aseptiques.
LA REANIMATION CHIRURGICALE
Située au niveau 1 du Fontenoy, elle est contiguë au bloc opératoire, mais ne communique pas directement avec lui. Elle est aussi à proximité des urgences chirurgicales. Elle comporte 10 chambres dont 8 seulement sont installées, et jusqu'à présent ce nombre paraît suffire. Ces chambres à 1 lit sont assez vastes, chacune équipée de respirateurs, d'appareils de surveillance cardiaque, respiratoire, etc. Elles sont disposées autour d'un poste central de surveillance. La cloison qui les en sépare est vitrée et une porte met chaque chambre en communication avec le poste central. Là se tient en permanence le personnel médical et infirmier qui assure ainsi une surveillance continue. L'accès à ce poste central est interdit aux familles. Par contre, tout autour des chambres existe une galerie pour les visiteurs. Cette galerie est également vitrée et communique par une porte avec chacune des chambres. Si l'état du malade le permet, la famille est autorisée à pénétrer dans sa chambre. Sinon, les visiteurs peuvent au moins le voir par la large baie vitrée qui sépare sa chambre de la galerie extérieure. La réanimation chirurgicale est dirigée par un chef de service. Cest un médecin anesthésiste réanimateur. Il est assisté par des médecins anesthésistes qui participent aux gardes et par des internes.
SERVICE DES CONSULTATIONS
Au
niveau 1 du Fontenoy est installé le service des consultations. Il regroupe les secteurs
de consultations de tous les services hospitaliers du Fontenoy (sauf l'ophtalmologie dont
la consultation est au même étage que l'hospitalisation mais dans des locaux sépares).
La construction du
Fontenoy a été loccasion de séparer lieu de consultation et lieu
dhospitalisation, qui, jusquici, se trouvaient regroupés au sein des unités
de soins. Ainsi, pour éviter daccueillir les consultants externes dans les services
dhospitalisation, le choix a été fait dorganiser un service central de
consultations externes. Ce service comporte donc de nombreuses salles. Certaines de ces
salles sont affectées à un seul service lorsque les consultations de ce service
nécessitent un appareillage particulier non amovible. D'autres salles sont polyvalentes
et servent alternativement aux consultations de plusieurs services, selon des horaires
bien établis. Les salles à affectation unique sont utilisées par :
le service de neurologie qui dispose de :
1 salle de consultation
1 secrétariat et 1 salle d'attente.
le service de cardiologie. Son installation est importante :
4 salles de consultations
2 salles d'échocardiologie
1 salle d'épreuves fonctionnelles et de rééducation
1 salle d'électrocardiographie.
le service doto-rhino-laryngologie comporte :
3 salles de consultations
2 salles d'examens complémentaires.
le service de stomatologie dispose de :
3 salles de consultations
1 salle de préparation.
le service durologie possède :
2 salles d'examens équipées d'un appareillage d'endoscopie.
Chacun de ces services comporte, outre les salles médicales, un secrétariat et une salle d'attente. Les salles de consultations polyvalentes sont au nombre de 9. Elles sont affectées selon un organigramme bien structuré aux disciplines suivantes :
Orthopédie adultes et enfants
Chirurgie vasculaire
Chirurgie digestive
Réanimation médicale
Anesthésie
Enfin, certaines salles sont réservées à diverses activités : pose de plâtres, pansements, etc. A côté des services de consultations du Fontenoy se trouvent :
LE SERVICE DEXPLORATION FONCTIONNELLE DU SYSTEME NERVEUX
Il est situé en face de la consultation de stomatologie. Il comporte 4 salles d'électroencéphalographie. Dans ces salles se trouvent divers types d'appareils enregistreurs de l'activité du système nerveux central. Certains de ces appareils très perfectionnés permettent l'enregistrement des tracés sur cassette ou sur disque compact. Ils permettent aussi une amplification de ces tracés. Ce service possède aussi 2 salles d'exploration neuromusculaire et sensorielle où on mesure la conduction des nerfs périphériques et également celle du tronc cérébral, du système nerveux central et celle du cortex. Enfin, ce service est câblé avec la pédiatrie qui en est éloignée de plusieurs centaines de mètres. Cela permet d'enregistrer les tracés d'enfants qui sont hospitalisés en pédiatrie sans les déplacer.
SECRETARIAT GENERAL DES CONSULTATIONS ET SERVICE DES ADMISSIONS
L'ensemble des services de consultations dispose au niveau 1, en arrière du bureau
d'accueil des hôtesses, d'un secrétariat général qui tient le planning des
rendez-vous. Les consultations. peuvent être demandées par téléphone. Au jour fixé
pour l'examen, le consultant doit passer préalablement à laccueil administratif du
bureau des consultations où on lui remet une fiche sur laquelle seront indiqués par le
secrétariat du service concerné la consultation et les examens pratiqués. En partant,
les consultants repassent au bureau des consultations, y remettent la fiche remplie et
acquittent leur dû. Près du secrétariat général des consultations est installé le
service des admissions. Tout sujet hospitalisé doit être inscrit à ce service. Si
l'état du malade ne lui permet pas de s'y rendre lui-même, les formalités peuvent être
remplies par quelqu'un de son entourage ou par une personne du service où il sera admis.
Pour se faire inscrire, l'hospitalisé doit présenter sa carte de sécurité sociale et
sa carte d'assurance complémentaire, s'il en a une. A l'issue de son séjour, avant de
quitter l'hôpital, le patient doit repasser par ce service qui lui indique la facturation
des frais qui lui incombent.
Toujours au niveau 1 du
Fontenoy, et à proximité du bureau des admissions, se trouve "l'espace
santé". C'est un bureau où siège un délégué de la Caisse Primaire
d'Assurance Maladie. Son rôle est d'intervenir et d'aider chaque fois que se présentent
des difficultés dans la prise en charge des frais de séjour des sujets hospitalisés.
Cet espace santé, créé en 1987, représente un progrès réel dans la recherche de
l'humanisation de l'hôpital.
La surface de cet étage est moins étendue que celle du niveau 1. Les intervalles entre les bras de la croix centrale ne sont pas tous occupés par des constructions comme au niveau 1. Cet étage ne comporte pas de service d'hospitalisation. Il est majoritairement occupé par des services qui concernent le fonctionnement interne du Centre Hospitalier du Mans et nest donc pas ouvert pour un accès au public. On y trouve :
LE SERVICE DE SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET DHEMOVIGILANCE
LE SERVICE DE DIETETIQUE
LA STERILISATION CENTRALE
LA LINGERIE CENTRALE
LATELIER BIOMEDICAL
LE BUREAU DE LA RESPONSABLE DE LEQUIPE CENTRALE DE NETTOYAGE
LE BUREAU DU RESPONSABLE DU SERVICE CENTRAL DE DISTRIBUTION
Des bureaux pour certains médecins qui n'en ont pas dans les services où ils travaillent.
Des chambres pour des médecins et des infirmières de garde.
LE SERVICE DE SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET DHEMOVIGILANCE
Ce service a été installé récemment dans les hôpitaux à la demande du Ministère de la Santé. Son rôle est de renforcer la surveillance des transfusions sanguines pour assurer une meilleure sécurité dans l'usage thérapeutique des transfusions et des produits dérivés du sang. Ce service est dirigé par un médecin aidé dune IADE et d'une secrétaire.
LE SERVICE DE DIETETIQUE
Il fut créé en 1967 et débuta assez modestement. A présent il compte 9 diététiciennes, dont une surveillante, qui sont secondées par 8 aides diététiciennes. Les diététiciennes sont formées dans des écoles qui dispensent un diplôme spécial Elles travaillent avec les chefs cuisiniers à l'élaboration des menus ordinaires, des menus de régime et des menus destinés à l'alimentation des dénutris. Elles passent chaque jour dans les services d'hospitalisation et elles établissent pour chaque malade la composition des repas qui leur seront apportés sur des plateaux individuellement préparés à la cuisine.
LA STERILISATION CENTRALE
Avant l'ouverture du Fontenoy chaque service de soins, chaque salle d'opération gérait sa propre stérilisation. Depuis la création du Fontenoy, tous ces postes furent supprimés et remplacés par un service central qui assure la stérilisation de tout le Centre Hospitalier du Mans, de la gériatrie d'Allonnes et même de l'hôpital psychiatrique. Pour effectuer cette stérilisation on n'utilise plus de poupinels, mais des autoclaves. Selon le matériel à stériliser, on le soumet dans l'autoclave, soit à une température de 121° (ce qui correspond à une pression dans l'appareil de 1 kg), pour le matériel contenant du caoutchouc ou du plastique, soit à une température de 134° (ce qui correspond à une pression de 2 kg) pour tout le reste du matériel, linge, instruments métalliques, etc. Quant aux appareils endoscopiques, qui seraient détériorés par ces températures, ils sont stérilisés au gaz éthylène. Le matériel à stériliser, linge ou instruments, arrive à la stérilisation nettoyé et lavé et réparti dans des boîtes métalliques. Le contenu et l'origine de ces boîtes sont précisés sur le couvercle. Elles sont apportées dans des containers rouges. Cette couleur indique qu'elles ne sont pas stérilisées. Sur chaque boîte à stériliser, on colle une étiquette témoin colorée, dont la couleur va virer différemment selon les températures atteintes dans les autoclaves. Le chargement des autoclaves se fait selon un certain protocole. Les autoclaves comportent deux portes : une par laquelle on les charge, ouvre dans une pièce, une autre par laquelle on récupère les boîtes après stérilisation, ouvre dans une autre pièce. Les boîtes sont retirées et on vérifie pour chacune que le virage témoin est correct. Ensuite, les boîtes sont renvoyées dans leur service d'origine, dans des containers bleus, couleur réservée aux instruments qui ont été stérilisés.
LA LINGERIE CENTRALE
Tout le linge propre est envoyé de la blanchisserie générale à la lingerie centrale, et celle-ci le distribue dans les différents services. Pour effectuer cette distribution, la lingerie utilise des armoires roulantes dans lesquelles le linge propre est directement installé, et qui sont remplies selon les demandes des services. Le linge, après son utilisation, est envoyé par les services directement à la blanchisserie, tandis que les armoires vides sont retournées à la lingerie qui les remplira de nouveau. La lingerie centrale assure également la garde et l'entretien de toute la literie, matelas, oreillers, etc., dont elle organise aussi la répartition.
LATELIER BIOMEDICAL
Il assure la réparation d'appareils médicaux : respirateurs, tensiomètres, de certains matériels radiologiques, etc.
LE BUREAU DE LA RESPONSABLE DE LEQUIPE CENTRALE DE NETTOYAGE
Ce service assure l'entretien de tout le Fontenoy hors les services de soins. Il assure aussi celui des bureaux de l'administration hospitalière, celui de la salle des fêtes, de la radiologie et de plusieurs services médico-techniques du Centre Hospitalier du Mans.
LE BUREAU DU RESPONSABLE DU SERVICE CENTRAL DE DISTRIBUTION
Ce service a la charge de transporter et de distribuer dans le Centre Hospitalier du Mans, et dans le service de gériatrie d'Allonnes, des objets très divers. D'abord, il apporte près de 4.000 repas par jour dans les services d'hospitalisation. Pour le Fontenoy, les chariots contenant les plateaux repas sont transportés de la cuisine aux services par les monte-charge. Hors du Fontenoy, dans les autres services du Centre Hospitalier du Mans ainsi que dans le service de gériatrie Charles Drouet, les chariots alimentaires sont transportés midi et soir par camion. Outre l'alimentation, le service de distribution a la charge de beaucoup d'autres transports, en particulier ceux :
- du matériel médical et chirurgical qui a été utilisé et qui doit être stérilisé.
- des prélèvements biologiques faits dans les services et qui doivent être portés aux différents laboratoires.
- des dossiers médicaux qui doivent être pris au service des archives et apportés dans les services d'hospitalisation ou aux consultations, et puis au départ des malades, reportés aux archives.
- de tout le mobilier, des chambres, des salles de consultation, etc. lorsqu'il a besoin de réparations.
Tous
ces transports sont fait par camions, ce service disposant de 8 camions. Le travail est
assuré par 25 employés.
Enfin, outre les
bureaux et les locaux techniques, il existe au niveau 2 des salles de réunions. Tout
d'abord, une très vaste salle réservée aux réunions du conseil dadministration.
A côté, se trouve une autre grande salle destinée aux réceptions. On trouve aussi à
ce niveau, 4 salles de réunions moins importantes :
Salle A Affectée à l'Informatique. Elle sert aux réunions des informaticiens hospitaliers pour des cours ou des exposés.
Salle B Elle est polyvalente et utilisée pour des réunions diverses, médicales, administratives, techniques, etc.
Salle C Elle sert exclusivement à la formation permanente.
La quatrième salle, assez petite, est réservée aux médecins anesthésistes réanimateurs.
ORGANISATION DU FONTENOY A PARTIR DU NIVEAU 3
C'est au niveau 3 qu'apparaissent les services d'hospitalisation, mais ils n'en occupent
pas encore toute la surface. On y trouve, à titre provisoire, un service administratif.
C'est seulement à partir du niveau 4 que la surface de chaque étage est entièrement
consacrée à l'hospitalisation. De plus, au niveau 3 une adjonction existe encore entre
la branche Nord et la branche Ouest de la croix. On ne la retrouve plus dans les niveaux
supérieurs que nous allons décrire plus loin.
Mais, dès maintenant,
nous pensons quil est bon d'indiquer le système de numération adopté pour tous
les services des étages supérieurs. Le numéro d'une unité de soins est indiqué par
deux chiffres. Le premier chiffre indique le numéro du niveau. Le deuxième chiffre, qui
va de 1 à 4, représente :
- le 1, l'unité installée dans la branche Sud,
- le 2, celle installée dans la branche Ouest,
- le 3, celle installée dans la branche Est,
- le 4, celle installée dans la branche Nord.
LA DIRECTION DES SERVICES FINANCIERS
LA DIRECTION DES SERVICES FINANCIERS
LE SERVICE SOCIAL
LES SERVICES MEDICAUX DU NIVEAU 3Le service d'ophtalmologie : Unités 33 et 34
Le service de la réanimation médicale (U.35)
Le service de post-réanimation (U 32)
LA DIRECTION DES SERVICES FINANCIERS
(Il va d'ailleurs être ultérieurement déplacé et remplacé par un service de soins). C'est là qu'est installé le directeur des services financiers. Ce service élabore et gère le budget de l'hôpital. C'est aussi de ce service que dépendent le secrétariat général des consultations et le service des admissions, installés au niveau 1 et où sont établies les redevances dues à l'issue des consultations et des hospitalisations. Dans cette branche de l'unité 31 est installé aussi
LE SERVICE SOCIAL
Il a été créé en 1947. A l'époque, il n'occupait qu'une seule assistante sociale, et la seconde ne fut nommée qu'en 1957. En 1994, le Centre Hospitalier du Mans compte neuf assistantes sociales, (dont une assistante sociale chef) et deux secrétaires. Leur rôle est d'aider les personnes hospitalisées pour toutes les difficultés personnelles extramédicales qu'elles peuvent rencontrer.
LES SERVICES MEDICAUX DU NIVEAU 3
Il occupe deux branches de la construction cruciforme. La branche Est (U. 33) est entièrement occupée par le service de consultation. Ce service a une grande activité et, en 1994, le nombre des consultations et examens complémentaires s'est élevé à 21.225. Il comporte - 6 salles de consultations avec bureau et secrétariat,- de nombreuses salles pour soins ou examens, petite chirurgie, angiographie, laser, électrophysiologie, orthoptie, etc. La branche Nord (U. 34) est le service d'hospitalisation de l'ophtalmologie. L'organisation est identique à celle que nous allons trouver dans tous les services des niveaux supérieurs, dont nous allons faire ultérieurement la description. Il comporte 9 chambres à un lit, 8 chambres à deux lits, des salles de soins et d'examens.Le service d'ophtalmologie : Unités 33 et 34
La réanimation médicale a été installée dans la construction adjointe au niveau 3 et qui est contiguë à l'aile Ouest de cet étage, occupée par la post-réanimation. Cela a permis de faire communiquer les deux services. La Réanimation Médicale comporte 14 chambres à 1 lit. Ces 14 chambres sont réparties en deux groupes chacun de 7 chambres. Pour chaque groupe, ces chambres sont disposées autour d'un poste central de surveillance et de soins où se trouvent en permanence, nuit et jour, des infirmières et des aides soignantes prêtes à intervenir. Les chambres sont séparées de ce poste par des baies vitrées qui permettent la surveillance et chaque chambre communique avec le poste par une porte également vitrée. Toutes les chambres sont équipées d'arrivées d'air, d'oxygène, de prises de vide, de prises de courant, de nombreux respirateurs et d'appareils de surveillance cardiaque, respiratoire, etc. Les chambres sont également entourées à l'extérieur par une galerie vitrée qui communique par une porte avec chacune d'elles. C'est par cette porte que les visiteurs autorisés pénètrent dans les chambres des malades et non par la porte de surveillance dont l'accès est interdit à toute personne étrangère au service.Le service de la réanimation médicale (U.35)
En plus de ces 14 chambres, on trouve dans ce service :
une pièce équipée d'un caisson hyperbare,
une salle de radiodiagnostic dans une partie de laquelle on a aménagé une installation chirurgicale, ce qui permet de pratiquer des trachéotomies,
des bureaux , des chambres de garde, etc.
Le service de post-réanimation (U 32)
Il comporte 30 lits répartis en 10 chambres à 1 lit et 10 chambres à 2 lits. Il est équipé d'une salle de soins, d'un bureau pour les infirmières.
ORGANISATION DU FONTENOY A PARTIR DU NIVEAU 4
A partir du niveau 4, tous les niveaux ont le même plan et la même organisation, car, il faut le rappeler, à partir du niveau 4 il n'y a plus aucune construction intermédiaire entre les branches de la croix, et toute la surface de chaque niveau est occupée par des services d'hospitalisation qui sont au nombre de 4 par étage. Les unités sont ainsi organisées : chaque unité comporte un couloir central. De chaque côté de ce couloir se trouvent les chambres des malades, quelques-unes unes sont à un lit, la majorité sont à deux lits. Le nombre total des lits varie selon les unités de 25 à 32. Les chambres sont bien installées, pourvues d'un sanitaire comportant lavabo et WC, d'un poste de télévision et d'un branchement téléphonique pour chaque lit. Au centre de chaque unité se trouve, sur un des côtés du couloir central, le bureau de la surveillante, une salle de soins et un office. Le couloir est en communication avec le plateau central où se trouvent l'arrivée des ascenseurs, des monte charge, des monte malades et une cabine téléphonique. Sur ce plateau central on trouve également des bureaux pour les médecins, deux secrétariats, soit un pour deux unités, mais dans chacun de ces secrétariats chaque unité a sa propre secrétaire. La répartition des services à chaque niveau est actuellement la suivante :
NIVEAU 4
NIVEAU 5Unité 41
Chirurgie vasculaire 20 lits
Chirurgie orthopédique 10 litsUnité 42
Chirurgie digestive 30 litsUnité 43
Chirurgie générale et thoracique 30 litsUnité 44
Chirurgie générale et digestive 30 lits
Unité 51
Unité 52
O.R.L 26 lits
Unité 53
Médecine générale 27 lits
Unité 54
Chirurgie pédiatrique 37 lits
NIVEAU 7 Il est entièrement occupé par les services de CardiologieUnité 61
Neurologie 30 litsUnité 62
Neurologie 20 lits
Stomatologie 10 litsUnité 63
Chirurgie orthopédique 30 litsUnité 64
Chirurgie orthopédique 29 lits
Unité 71 Unité 72 Unité 73
Unité 74 Réanimation Cardiaque, 14 chambres à 1 lit.
Toutes ces chambres de réanimation cardiaque ouvrent sur un large couloir central dont elles sont séparées par une cloison vitrée. Cest le poste de surveillance et de soins. Une autre cloison également vitrée ouvre sur une galerie extérieure permettant l'accès des visiteurs. Chaque chambre est équipée du matériel de réanimation et de circuits de monitoring reliés au poste de surveillance. De plus, ce service de réanimation est équipé d'une salle de cathétérisme, d'une salle pour la pose de pacemakers, etc. Avec la description du niveau 7 s'achève la présentation du Fontenoy.
La construction de ce grand bâtiment a
représenté une importante évolution dans l'histoire du Centre Hospitalier du Mans, car
elle introduisait une conception nouvelle des normes d'organisation hospitalière et
permettait un fonctionnement plus coordonné et rationnel des différents services.
L'ouverture du Fontenoy améliora également les conditions d'hospitalisation et permit
l'installation de nouveaux procédés d'investigation.
Quelques mois avant
l'achèvement et la mise en service de ce grand bâtiment, Monsieur Jack Ralite, alors
ministre de la Santé, vint au Mans (c'était le 17 janvier 1983). Il inspecta les travaux
puis participa à une importante séance de travail. A cette réunion, outre les
problèmes concernant l'ouverture et le fonctionnement du Fontenoy, on aborda un autre
sujet, celui des constructions ultérieures qui devraient être entreprises pour le
compléter. En mai 1983, les travaux du Fontenoy étaient en grande partie terminés et
l'installation débuta. Elle commença par le transfert des services administratifs, des
archives médicales centrales, du service informatique, de la stérilisation centrale.
Ensuite, en juillet 1983, furent installées la radiologie et les consultations externes
centralisées. En Octobre, on aménagea les cuisines, le self service du personnel et les
magasins. Ensuite ce furent les chambres d'hospitalisation, les salles de soins, le bloc
opératoire.
Le 4 novembre 1983 eut
lieu l'inauguration, en présence de Monsieur Edmond Hervé, secrétaire détat à
la Santé. Dans son allocution de bienvenue, Monsieur Robert Jarry, après avoir salué
Monsieur Hervé et l'avoir remercié de sa présence, marqua la satisfaction que lui
apportait la construction dans un discours dont nous avons extrait quelques passages :
"Vous
comprendrez, ce que ressent un maire quand un tel équipement est mis à la disposition de
la ville qu'il administre. Je rends hommage à tous ceux qui, depuis six ans, n'ont
pas ménagé ni leur temps, ni leur peine, pour la pleine réalisation de cette
opération, et ma reconnaissance est grande à tous ceux qui l'ont rendue possible."
et Monsieur Jarry ne manqua pas d'ajouter que malgré le résultat obtenu, il persistait
une impérieuse obligation de poursuivre la modernisation du Centre Hospitalier.
Dans sa réponse,
Monsieur Edmond Hervé, après avoir rappelé les efforts consentis par le Gouvernement
pour l'amélioration de tous les hôpitaux en France, déclara que la restructuration du
Centre Hospitalier serait considérée, par son ministère, comme prioritaire.
Lorsque l'aménagement
et la mise en état de fonctionnement furent achevés, le transfert et l'installation des
malades dans le Fontenoy eurent lieu entre le 28 novembre et le 2 décembre 1983. Il y
avait environ 300 patients à déplacer. Ce fut réalisé dans de bonnes conditions grâce
au concours de nombreux organismes ambulanciers : ceux de l'armée et des pompiers, ceux
de la Croix Rouge, d'ambulanciers privés et bien sûr, de toutes les ambulanciers du
Centre Hospitalier. Tout se déroula bien, et le seul incident observé fut un accident
sans gravité d'une ambulance militaire qui se rendait à l'hôpital.
LAPRES FONTENOY LE SCHEMA DIRECTEUR ET LES OPERATIONS QUI SUIVIRENT
Malgré les progrès qu'il apportait, le Fontenoy ne résolvait pas tous les problèmes
qu'exigeait la restructuration du Centre Hospitalier et la nécessité d'autres
installations s'était fait sentir avant même sa construction. Monsieur Robert Jarry les
avait évoquées en 1977 lors de la première séance du conseil d'administration qu'il
avait présidée Dès 1980, une étude fut donc lancée afin daboutir à la
présentation dun schéma complémentaire de restructurations, de sorte que puissent
se poursuivre par étapes et suivant un calendrier raisonnable, une suite
dopérations prenant en compte les besoins non couverts par la construction du
Fontenoy.
Le conseil
dadministration en fut saisi au cours de deux réunions, le 9 juin et le 16 juin
1981. Les options prises, compte tenu des enjeux, donnèrent lieu à une présentation
particulière faite au conseil municipal, au cours dune séance spéciale. Les choix
définitifs furent arrêtés par le conseil dadministration en octobre 1981. Ceux-ci
sanalysent comme suit :
Une première
préoccupation : faciliter les réinstallations de certains services dont les bâtiments
étaient frappés de démolition. Deux solutions furent retenues :
Lancien pavillon
de chirurgie, libéré par le transfert des patients dans lhôpital Fontenoy, serait
provisoirement transformé et accueillerait notamment les malades de pneumo-phtisiologie.
La néphrologie et le
service dhémodialyse seraient regroupés dans une construction nouvelle
Un pôle mère enfant
serait créé en construisant près de la maternité (elle-même modernisée) un complexe
pédiatrique.
Faisant pendant au
pôle gériatrique mis en place à Allonnes, serait regroupé à lintérieur de
lhôpital, dans le secteur Sud-Est, un second ensemble de 280 lits, bien structuré
et répondant aux conditions nouvelles de prise en charge des personnes âgées
dépendantes.
Enfin, et afin de
permettre la restructuration complète du secteur médecine (160 lits), un terrain
dassise destiné à accueillir les constructions complémentaires, serait libéré
à proximité du Fontenoy. Doù deux opérations préalables :le déplacement de la
chaufferie centrale et des services techniques.
Toutes ces opérations
furent entreprises à partir de 1983, ainsi que d'autres réalisations non mentionnées
dans cette liste, telles que le centre de transfusion sanguine et l'internat. Elles furent
toutes terminées dans les douze années qui suivirent.
Nous allons étudier
tous ces travaux en suivant l'ordre chronologique de leur exécution. Nous commencerons
par la remise en état de l'ancien pavillon de chirurgie où furent installées la pneumo
phtisiologie puis ensuite la gastro-entérologie.
LA PNEUMOPHTISIOLOGIE
Celle-ci, nous le rappelons, était installée dans deux pavillons de type Tollet, qui avaient été surélevés d'un étage, avaient subi d'importants remaniements, et avaient bénéficié d'adaptations nombreuses qui en faisaient un service bien aménagé. Mais ces bâtiments qui se trouvaient assez près du Fontenoy devaient être démolis pour libérer les alentours. La pneumo-phtisiologie fut donc installée en 1985 dans l'ancien service de chirurgie qui prit la dénomination pavillon Sergent. On lui attribua tout le premier étage, la moitié du deuxième étage, et une partie du rez-de-chaussée. Dans ces étages on constitua trois unités d'hospitalisation, de chacune 30 lits réparties en chambres à 1 et 2 lits. On affecta aussi à ce service une partie du rez-de-chaussée dans lequel on installa des bureaux pour les médecins, des secrétariats, des salles de consultation d'endoscopie, d'exploration fonctionnelle respiratoire et d'allergologie, et un service de radiologie radiographie et radioscopie. En 1993, on dégagea aussi au rez-de-chaussée, quatre pièces pour y installer un petit service d'hospitalisation de jour où on peut assurer en ambulatoire des traitements de chimiothérapie, ou faire des bilans. Dans le pavillon Sergent, on installa également les services deLA GASTROENTEROLOGIE
Avant 1985, cette spécialité médicale était installée dans plusieurs pavillons Tollet
(Bretonneau, Broca et Dupuytren). En 1986, tous ces services furent transférés dans le
pavillon Sergent où ils occupèrent la moitié du deuxième étage et la totalité du
troisième étage. Cela représentait une capacité de 90 lits en chambres à un ou deux
lits. Les services d'investigation furent installés dans la partie du rez-de-chaussée
laissée libre par la pneumologie. Ils comportaient bureaux, salles de consultations,
d'explorations endoscopiques et de soins. Au rez-de-chaussée du pavillon Sergent, on
trouva aussi la place pour agrandir le service de rééducation et réadaptation
fonctionnelle. On put y installer un service de balnéothérapie, d'ergothérapie ainsi
que des salles de consultations et de soins. Ce service ne comporte toujours que 17 lits
d'hospitalisation, mais la majorité des patients sont traités par les
kinésithérapeutes dans les différents services de chirurgie ou de médecine dans
lesquels ils sont hospitalisés.
Quant aux services de
médecine Widal et Bretonneau qui avaient été libérés par l'installation de la
neurologie dans le Fontenoy, et de la gastro-entérologie dans le pavillon Sergent, ils
furent affectés à la gériatrie.
Il faut signaler aussi
qu'après le départ des surs d'Evron en 1980, le pavillon Froullay fut occupé par
des services administratifs, en particulier par la direction des services économiques et
la direction des plans et travaux.
Les services construits apres le fontenoy
LE SERVICE DE NEPHROLOGIENous avons signalé qu'un service de néphrologie avait été créé en 1975 au Centre Hospitalier du Mans, et qu'il avait été primitivement installé dans un ancien pavillon : le pavillon Pasteur. Ce service comptait 8 postes de dialyse, mais il savéra rapidement que cela était insuffisant pour le département. La commission administrative du 29 octobre 1981 admettant cette insuffisance, envisagea d'organiser un service plus important dans un bâtiment spécialement construit à cet effet. Il comporte outre des salles d'hospitalisation et de dialyse, des bureaux pour les médecins, des secrétariats, des salles d'examen, de vastes magasins pour stocker des liquides de dialyse. La construction commencée en 1983 fut terminée en juin 1985. Elle est accolée au pavillon Reilly-médecine V (Photo 50). Le service qu'elle héberge est ainsi composé :
Un service de Néphrologie qui comporte 30 lits,
Une unité de Dialyse, de 15 lits,
Des salles de consultations.
Depuis sa création, ce centre de néphrologie a été complété par deux dispositifs :
Des antennes de dialyse installées dans le département :
une au Mans, depuis 1983,
une à La Ferté-Bernard, en 1991,
une à Saint-Vincent du Lorouer, en 1994,
une à Fresnay-sur-Sarthe en 1995.
Ces antennes comportent chacune quatre ou cinq postes. Ceux-ci sont réservés à des
malades autonomes capables d'assurer partiellement ou totalement leur traitement. Mais ces
malades restent sous surveillance médicale périodique.
Une unité de traitement implantée au Centre Hospitalier, mais qui est gérée par une association Loi 1901, appelé E.C.H.O. (Expansion des Centres d'Hémodialyse de l'Ouest). Elle s'adresse aussi à des patients dont l'état de santé ne nécessite pas leur admission dans une structure de dialyse lourde. Cette unité avait jusqu'ici quatre postes de dialyse. Elle sera prochainement portée à douze postes, grâce à de nouveaux locaux mis à la disposition de l'ECHO par l'hôpital. Pour donner une idée de l'activité du service de néphrologie hémodialyse, signalons qu'en 1994, 150 patients ont été régulièrement dialysés, ce qui représente 12.885 séances de dialyse.
Par ailleurs, le service de néphrologie du Centre Hospitalier du Mans fait pratiquer chaque année 10 à 15 greffes rénales qui sont réalisées au Centre Hospitalier Universitaire de Nantes. Après l'intervention, les sujets greffés sont suivis par les médecins du service de néphrologie. Il y a actuellement 129 greffés surveillés au Centre Hospitalier du Mans.
LE CENTRE DE TRANSFUSION SANGUINE
L'idée de transfuser, dans un but thérapeutique, du sang d'un individu à l'autre est
ancienne mais la réalisation sans risque d'un tel projet est récente, et n'a pris
vraiment consistance que depuis la guerre de 1914 - 1918, et surtout depuis 1930 où
l'étude des compatibilités sanguines fit de gros progrès. Aussi, la création d'un
centre de transfusion sanguine au Mans n'a été décidée par la commission
administrative que le 20 juin 1932, et le centre n'a été ouvert qu'en 1934. A cette
époque, on ne transfusait le sang que de bras à bras, après une recherche de la
compatibilité sanguine et les transfusions étaient encore assez rares. En 1953, on
commença à recueillir le sang dans des flacons et à les conserver au froid, mais les
prélèvements se faisaient uniquement à l'hôpital. En 1960, un local fut affecté au
centre de transfusion sanguine au rez-de-chaussée du pavillon de chirurgie, près du
laboratoire. On y nomma un médecin, une infirmière et une secrétaire, et on commença
à organiser des collectes à l'extérieur. Dès cette première année, 6.389 flacons
furent recueillis.
En 1975, lorsque le
laboratoire de biologie s'installa dans ses nouveaux locaux, il fut prévu que le centre
de transfusion sanguine occuperait les pièces libérées par ce service, au
rez-de-chaussée du pavillon de chirurgie. Il n'en fut rien car ces locaux furent alors
réclamés par l'ensemble des chirurgiens pour y installer un service d'urgences
chirurgicales, avec salles d'examen, secrétariat, salle d'attente et salle d'opération.
Pour loger le centre de transfusion sanguine, on lui trouva provisoirement une place dans
le nouveau laboratoire. Mais l'activité du CTS progressait. En 1977, 37.944 flacons
furent recueillis, dont 33.697 dans des collectes et 3.847 à l'hôpital.
La construction d'un
local uniquement affecté au CTS s'imposait de plus en plus, et fut décidée par le
conseil dadministration du 8 janvier 1986. Les travaux commencèrent en 1987, sur un
terrain proche du laboratoire d'hématologie. L'inauguration de ce service eut lieu en
octobre 1989.
Mais la transfusion
sanguine allait traverser sur le plan national une très grave crise. Elle fut provoquée
par la contamination de malades transfusés avec du sang de sujets atteints d'affections
à VIH, ce qui communiqua cette affection aux transfusés. De nouveaux règlements furent
imposés dans tous les centres de transfusion sanguine de France, et au Mans comme
ailleurs on dut pratiquer un contrôle biologique VIH du sang de tous les donneurs. Cela
entraîna un changement dans le statut du CTS du Mans qui jusqu'alors était géré par
l'hôpital, dans le cadre d'un budget annexe. Désormais sa gestion est assurée par un
Groupement d'Intérêt Public (G.I.P.). De plus, le centre de transfusion sanguine du Mans
fut associé avec les centres de transfusion sanguine de l'Orne et de la Mayenne pour
constituer le G.I.P. Maine - Normandie qui est doté de la personnalité morale et de
l'autonomie financière.
Il
est fait obligation aux hôpitaux qui accueillent des internes de leur fournir le
logement. Lors de la création de l'hôpital en 1891, les internes étaient au nombre de
4. Ils furent alors logés au 1er étage du bâtiment administratif dans sa partie
centrale au-dessus du porche. Depuis cette date et parallèlement à l'augmentation de
tout l'effectif de l'hôpital, le nombre des internes s'est accru continuellement. Au
début cet accroissement fut assez lent : de 4 en 1891, ils passèrent à 6 en 1937, à 8
en 1946, mais ensuite le rythme saccéléra : 13 en 1957, 22 en 1966 et en 1994 il y
avait 85 internes. Cet accroissement posa naturellement des problèmes de logement. La
première amélioration consista à attribuer aux internes un des pavillons hospitaliers
(type Tollet) construits autour de la cour centrale. En 1948, on libéra le pavillon L qui
abritait le service payant pour les femmes. Mais déjà, dans les années suivantes,
l'effectif des internes s'accroissant toujours, on dut encore apporter une amélioration
au problème et on suréleva de deux étages une partie du pavillon L. Mais bientôt cela
s'avéra encore insuffisant. Le conseil dadministration décida alors de résoudre
ce problème en construisant un bâtiment spécialement destiné à l'internat. Cette
décision a eu pour autre conséquence de libérer le pavillon L. Sa proximité de
l'administration permit de l'utiliser pour l'agrandissement de cette dernière. D'autre
part, la construction d'un bâtiment spécialement destiné aux internes permettait
d'adopter une organisation mieux adaptée aux nécessités actuelles de leur logement.
Pour répondre à ce
besoin de construction, le Centre Hospitalier du Mans a eu recours à une société
privée avec laquelle s'est organisé le partenariat suivant : l'hôpital concède à
cette société, et ceci pendant 20 ans, l'occupation d'un terrain inclus dans l'hôpital
et qui donc lui appartient. Sur ce terrain, la société en question a construit un
bâtiment adapté au logement des internes. Pendant 20 ans, le Centre Hospitalier du Mans
paie à la société constructrice un loyer lui donnant le droit d'utiliser ce bâtiment.
Mais à l'expiration des 20 ans, le Centre Hospitalier du Mans en deviendra propriétaire.
Le nouvel internat a été construit sur l'emplacement d'un ancien pavillon de Gériatrie
appelé Déjérine. La construction de l'internat débuta en février 1992 et fut menée
rapidement. Terminé fin 1992, l'internat s'y installa en janvier 1993 (Photo 52). C'est
une construction d'un rez-de-chaussée et de trois étages. Il comporte 40 studios
d'environ 20 m², dont 4 un peu plus grands, et 20 chambres d'environ 17 m². Tous les
logements sont pourvus d'un sanitaire complet.
LE SERVICE DE GERIATRIE LEONARD DE VINCI
Au Centre Hospitalier du Mans, avenue Rubillard, le service de gériatrie a longtemps consisté en plusieurs bâtiments dispersés, assez souvent construits ou récupérés selon les nécessités. Ils n'étaient pas toujours adaptés à leur destination entraînant parfois des problèmes de fonctionnement. Or, la gériatrie est devenue une discipline dont l'importance sociale sest accrue considérablement du fait de la prolongation générale de la durée de vie. C'est pourquoi le conseil dadministration avait en 1974 créé un centre de gériatrie de 420 lits, assez moderne, à Allonnes. Mais cela restait insuffisant. Ainsi, en 1985, il fut envisagé la construction, avenue Rubillard, d'un bâtiment assez important, spécialement organisé pour répondre aux besoins particuliers de l'hospitalisation de personnes âgées. En 1986, l'emplacement fut choisi. Il est situé dans la partie Sud Est du terrain du Centre Hospitalier du Mans, permettant un accès direct sur la rue de la Maison Neuve. Les travaux commencèrent en septembre 1987, et furent terminés en 1989. Le bâtiment ainsi construit fut appelé Léonard de Vinci. Il contient 120 lits répartis en chambres confortables à 1 ou 2 lits (Photo 53). Ces 120 lits sont divisés en 3 unités de 40 lits chacune, et, innovation, chaque unité reçoit 3 types de malades :
des malades atteints d'une affection aiguë,
des malades de catégorie "moyen séjour"
des malades en "long séjour".
Ce
mélange de cas différents dans la même unité est voulu. Il évite pour le personnel
hospitalier une routine risquant de s'installer facilement lorsqu'il ne s'occupe que de
malades en long séjour. Ces patients, atteints d'affections chroniques, demandent des
soins infirmiers souvent routiniers mais pas de soins vraiment médicaux. Pouvoir soigner
aussi des cas aigus maintient alors le personnel dans la pratique de soins médicaux. Les
résultats obtenus par l'organisation dans une même unité de malades souffrant
d'affections différentes ont été bénéfiques.
Aussi, le conseil
dadministration a décidé la construction d'un nouveau bâtiment similaire, à
côté de Léonard de Vinci, et communiquant avec lui. Pour ce faire, on a abattu deux
anciens pavillons, Trousseau et Bichat.
La construction a
commencé en 1994 et doit être terminée en septembre 1995. Ce service comportera 160
lits, répartis en 4 unités de 40 lits. Chaque unité sera composée de 18 chambres à 1
lit et de 11 chambres à 2 lits. Dans ce service il est prévu aussi des locaux de
consultations et pour une éventuelle hospitalisation de jour.
En 1988, le conseil dadministration du Centre Hospitalier du Mans envisagea la création d'un nouveau service de pédiatrie. L'emplacement choisi pour le construire se trouve dans l'angle du croisement de la route de Degré avec la rue de la Maison Neuve. Ainsi, ce service communique avec la maternité voisine, permettant de constituer le pôle mère-enfant. La construction commença en juillet 1991 et l'inauguration eut lieu le 9 avril 1993 (Photo 5455). Ce bâtiment abrite deux services : la pédiatrie d'une part, et d'autre part, la réanimation néo-natale et infantile à laquelle est rattachée une unité de prématurés. Ces deux services sont distincts et autonomes, mais travaillent en étroite collaboration. La construction qui les héberge comporte trois niveaux :
Le Rez-de-chaussée (Niveau 0) est occupé surtout par la réanimation, mais il abrite aussi des éléments de la pédiatrie : accueil, secrétariat, bureaux des médecins, salles de consultation, service d'urgences.
Le Niveau 1 est affecté aux enfants dont l'âge se situe entre 3 et 18 ans. Il comporte 27 lits parmi lesquels :
5 sont réservés au traitement des immuno déprimés,
3 sont pour des contagieux,
2 pour l'hospitalisation de jour.
Les autres lits sont répartis en chambres à 2 lits.
Le Niveau 2 est réservé aux nourrissons et aux enfants de moins de trois ans. Il comporte 23 lits dont,
3 en chambre à 1 lit pour les contagieux,
2 lits pour l'hospitalisation de jour.
Les autres lits sont répartis en chambre à 2 lits.
Comme nous l'avons dit, la réanimation néo-natale et infantile est installée
entièrement au rez-de-chaussée, dans la partie Ouest de ce Niveau 0. Elle comporte 14
lits de réanimation et 20 lits de prématurés.
Ce service de
pédiatrie est radiologiquement autonome et possède un poste de radiographie fixe, et un
appareil de radiographie portatif pour faire des clichés au lit des malades. Il a aussi
un appareillage d'électroencéphalographie. Le coût de ce service de Pédiatrie s'est
élevé à 38.300.000 Francs.
D'autre part, les
parents d'enfants hospitalisés en pédiatrie (aussi bien les grands enfants que les
nourrissons), ont la possibilité de disposer d'un lit dans la chambre de leur enfant.
Pour les grands enfants, deux instituteurs, dépendant de l'Inspection Académique,
assurent un soutien scolaire.
En même temps que la
pédiatrie, la néonatalogie et la réanimation infantile, un Centre d'Action
Médico-Sociale Précoce (C.A.M.S.P.) a été ouvert dans un ancien pavillon du Centre
Hospitalier du Mans (Emile ROUX). Il reçoit des enfants de 0 à 6 ans, présentant des
déficits moteurs, sensoriels, des troubles psychologiques ou un retard psychomoteur, ou
encore des handicaps associés. Ils viennent pour des séances de rééducation soit
individuelles, soit en groupe.
Nous
avons déjà signalé qu'aux poêles à bois ou au charbon, qui au début de l'hôpital
chauffaient modestement les grandes salles de malades, avait succédé l'installation,
dans les caves de chaque pavillon, d'une chaudière à charbon alimentant en eau chaude
des radiateurs placés dans les salles de malades et de soins. Puis en 1938, une centrale
thermique fut construite au Nord de l'hôpital, près des ateliers. Elle fonctionnait avec
deux grosses chaudières au charbon, dont la fumée s'évacuait par une haute cheminée
dominant l'hôpital, et évitait ainsi les nuisances. Au début cette chaufferie n'assura
que le chauffage du pavillon de chirurgie, puis, peu à peu, on lui raccorda les pavillons
les uns après les autres (sauf la Cité d'automne qui fut construite de l'autre côté de
la route de Degré). En 1954, lorsque la nouvelle maternité fut construite, on voulut la
brancher sur la centrale thermique. Cette dernière se révéla insuffisante et on dut
ajouter une troisième chaudière aux deux précédentes. En 1971, on remplaça les
chaudières au charbon par des chaudières au gaz. En 1983, lors de la construction du
Fontenoy, il fallut ajouter à la chaufferie centrale deux chaudières supplémentaires,
mais dès 1981, on réalisa que la centrale de chauffe, située près du nouveau
bâtiment, devait être déplacée. On retint pour la future construction un terrain
situé au Nord Ouest de l'hôpital, dans l'angle formé par le croisement de la voie
ferrée et de la route de Degré. Pour des raisons techniques et financières, cette
construction ne commença qu'en 1992. Elle fut achevée et mise en service en août 1993.
(Photo 56)
Cette nouvelle
chaufferie est non seulement tout à fait adaptée pour tout l'hôpital, mais elle
présente une réserve de puissance qui permettra le chauffage des constructions futures.
De plus, le déplacement de la centrale de chauffe a libéré un terrain où pourront
être implantés d'autres bâtiments hospitaliers, en particulier une construction d'une
capacité de 160 lits qui abritera des spécialités médicales, et qui constitue le
projet majeur pour les années à venir.
En même temps que la
construction de la nouvelle centrale de chauffe, fut étudiée la création d'une galerie
technique souterraine desservant la majorité des bâtiments hospitaliers, et dont le
tracé permet de futures constructions possibles. Commencée en 1982, elle fut terminée
en 1984. Elle est composée d'une galerie principale qui sillonne l'hôpital en diagonale
d'une extrémité à l'autre, ce qui représente environ un kilomètre (plan XV). De cette
galerie principale partent des conduits secondaires, et de la sorte tous les bâtiments
sont reliés à la galerie principale.
Ces galeries abritent
tous les réseaux électriques en haute et basse tension, et le réseau téléphonique, ce
qui a permis de supprimer les lignes aériennes. Dans ces galeries se trouvent encore les
câbles du réseau informatique, les tuyauteries de vapeur d'eau à 180 °, celles de
l'eau froide et des différents fluides médicaux. Seuls les égouts ne passent pas par ce
souterrain. Dans cette galerie large d'environ 2,50 m et haute de 2 m, les tuyauteries et
les câbles sont fixés aux parois latérales laissant au milieu un passage assez large ce
qui permet de faire toutes les réparations ou modifications éventuelles des circuits.
(Plan XV)
Conclusion sur les construction de 1891 à 1994
Ici s'achève le relevé des constructions
réalisées au Centre Hospitalier du Mans entre 1891 et 1994. Suivre l'évolution des
bâtiments qui ont successivement composé l'hôpital a un certain intérêt. En effet,
les nombreuses adaptations dont ont été l'objet ces bâtiments illustrent assez bien
l'évolution qui se produisait dans l'exercice des soins médicaux.
Pour les bâtiments des
services d'hospitalisation, nous avons vu qu'en 1891, les créateurs de l'hôpital du Mans
avaient choisi la construction pavillonnaire. Celle-ci avait prévalu un peu partout dans
la deuxième moitié du XIXème siècle. On supposait que les constructions isolées les
unes des autres diminueraient les risques de diffusion des affections épidémiques très
redoutables à cette époque en milieu hospitalier. De même, l'installation des services
uniquement dans un rez-de-chaussée facilitait le travail du personnel : déplacement des
malades, manipulation de tout ce qui est nécessaire au fonctionnement d'un service,
transport de la nourriture, du matériel de soins, du linge, etc. On s'aperçut par la
suite que l'amélioration des conditions hygiéniques était le facteur le plus important
au point de vue épidémiologique. En même temps les applications pratiques de
l'électricité (ascenseurs, monte charges) facilitaient le travail hospitalier et les
bâtiments d'un seul rez-de-chaussée nétaient plus dun grand intérêt.
L'architecture
pavillonnaire fut alors abandonnée et ainsi, au Mans, la construction d'un important
pavillon de chirurgie à plusieurs étages, commencée en 1932, marqua le retour à la
construction de bâtiments en hauteur à plusieurs étages. Si par la suite il y a eu
encore quelques constructions de pavillons à un rez-de-chaussée seulement, ce fut pour
des services provisoires et dont on avait un besoin assez urgent. Ils étaient construits
en matériaux légers et devaient être remplacés au bout de quelques dizaines d'années.
En même temps, dans
les bâtiments en hauteur on abandonna l'hospitalisation en grandes salles communes de 20
lits pour les remplacer par des salles, d'abord au maximum de six lits, puis dans les
constructions les plus récentes, par des chambres à un ou deux lits, pourvues chacune
d'un sanitaire confortable. Parmi les bâtiments nouvellement construits et aménagés il
est une catégorie assez particulière, ce sont les locaux qui abritent des services
d'investigation médicale. Cette dernière a connu un essor remarquable dans la deuxième
moitié du XXème siècle. Elle a permis un affinement considérable des diagnostics et
donc une meilleure appropriation thérapeutique. Mais cette investigation médicale
requiert en général un matériel très particulier pour lequel il a fallu rechercher une
parfaite adéquation entre le local et le service auquel il est destiné. Ce fut le cas au
Mans pour les différents laboratoires de biologie, pour la radiologie, les explorations
cardiologiques, pulmonaires, neurologiques, la médecine nucléaire, la résonance
magnétique nucléaire. Le résultat fut en général très satisfaisant.
Nous avons évoqué
jusqu'ici les grands bâtiments et les différents services qu'ils abritent. Ils forment
la structure essentielle du Centre Hospitalier du Mans, mais il faut mentionner un certain
nombre de travaux moins spectaculaires qui concourent aussi à l'esthétique de l'hôpital
et à son bon fonctionnement. Par exemple, il faut signaler les jardins, espaces verts,
arbres et massifs floraux qui agrémentent le territoire de l'hôpital.
Un autre service très
utile dans l'hôpital est la voirie, appelée V.R.D. (voies et réseaux divers). Partant
des deux entrées de l'hôpital, des routes larges et asphaltées rejoignent les pavillons
; elles les relient entre eux ainsi qu'aux différents services généraux et aux
parkings. Cela représente sept kilomètres de chaussée. (Plan XVI) Les parkings, au
début, furent aménagés auprès des services, mais l'augmentation des véhicules les
rendit rapidement exigus. Le Centre Hospitalier du Mans aménagea donc deux grands
parkings. L'un est situé près de l'entrée de l'avenue Rubillard l'autre très vaste
situé de l'autre côté de la voie ferrée qui limite le Centre Hospitalier du Mans à
l'Ouest. Une passerelle piétonne enjambe cette voie et permet l'accès au Fontenoy et à
tout l'hôpital. Dans ce parking un emplacement a été réservé pour un héliport,
commun au Centre Hospitalier du Mans et au centre principal de secours des pompiers qui se
trouve à proximité.
Parmi les autres
améliorations apportées à l'hôpital, nous avons déjà mentionné celle du chauffage.
Il y en eut aussi dans l'éclairage. Aux lanternes à pétrole ou à huile du début
succéda d'abord dans les salles l'éclairage au gaz, puis à partir seulement de 1922,
l'éclairage à l'électricité. Un des progrès important dans l'emploi de cette énergie
fut l'introduction en 1966 d'une ligne de haute tension de 20.000 volts et d'un
transformateur de 370 kwa. Maintenant l'hôpital est alimenté par sept transformateurs
totalisant une puissance de 4.795 Kwa. En outre, pour parer à d'éventuelles pannes de
l'EDF, l'hôpital est équipé de 5 groupes électrogènes d'une puissance totale de 3.620
Kwa. Ils se mettent en marche automatiquement en quelques secondes en cas de défaillance
du courant extérieur.
D'autres améliorations
furent apportées dans le téléphone. Le réseau téléphonique était très réduit au
début du XXème siècle. En 1946, il n'y avait encore dans l'hôpital que 40 postes.
L'installation d'un commutateur en 1953 porta leur nombre à 100. Maintenant, plus de
2.500 postes sont installés dans l'hôpital et chaque hospitalisé peut disposer d'un
appareil au chevet de son lit.
RESULTATS:
LIMPACT DE CES OPERATIONS
SUR L'ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT
DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS
Nous
venons de rapporter l'histoire du Centre Hospitalier du Mans depuis sa fondation en 1891
jusqu'à la fin de 1994. Nous avons présenté les bâtiments qui l'ont successivement
constitué et nous avons décrit ceux qui le composent actuellement. Nous avons aussi
présenté avec chacun de ces bâtiments les services ou activités particulières qu'ils
abritent.
Nous pensons qu'il
serait bon maintenant de considérer l'activité de l'hôpital dans sa globalité et nous
le ferons en étudiant successivement :
La capacité et l'activité proprement hospitalière de l'établissement.
Son organisation administrative :
le conseil d'administration,
la direction de l'hôpital,
Le personnel dans sa totalité.
CAPACITE ET ACTIVITE DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS
A la fin de l'année 1994, la capacité et l'activité du Centre Hospitalier du Mans sont les suivantes :
PROGRAMME DETABLISSEMENT
754 lits de médecine,
300 lits de chirurgie,
80 lits de gynécologie obstétrique.
17 places dhôpital de jour médecine.
11 places de chirurgie et danesthésie ambulatoire.
14 places dhôpital de jour et de rééducation fonctionnelle.
900 lits de long, moyen séjour dhospices au sein des services de gériatrie de l'avenue Rubillard et de Charles Drouet à Allonnes.
79 lits dhospices.
ACTIVITE
: (1994)50.170 entrées
637.884 journées d'hospitalisation
34.614 passages dans les services d'urgence
239.196 consultations
17.520 actes chirurgicaux
2.549 naissances
2.321.905 examens de laboratoire
112.851 examens radiologiques
8.042 examens de scanner
2.846 examens d'IRM
Par ailleurs :
5.000 repas sont servis quotidiennement,
13 tonnes de linge sont lavés, repassés et distribués quotidiennement,
350.000 mètres cubes d'eau sont utilisés annuellement,
10 hectares d'espaces verts,
7 kilomètres de chaussée
4.100 appels téléphoniques reçus au standard chaque jour.
LA GESTION ADMINISTRATIVE
L'importance des réalisations n'a pas modifié le statut d'établissement d'hospitalisation communal et le conseil d'administration qui a succédé à l'ancienne commission administrative continue, au Mans comme dans les autres villes, à être présidé par le maire de la localité où siège l'hôpital. Seule sa composition a varié et en 1994, 23 membres participent aux délibérations du conseil d'administration. Ils sont choisis de la façon suivante :
6 représentants de collectivités territoriales (commune du Mans, département et région),
6 représentants des organismes d'assurance maladie,
4 représentants du corps médical ou pharmaceutique hospitalier,
4 représentants du personnel non médical de l'hôpital,
3 personnes qualifiées désignées par le préfet.
Le
conseil d'administration dispose d'une compétence d'attribution définie par la loi. A ce
titre, il fixe la politique générale de l'établissement. Il délibère notamment sur
les projets et sur les programmes d'investissement, le budget, les créations ou
suppressions des séances, le tableau des effectifs.
Le directeur qui est
nommé par le ministre de la santé est chargé de l'exécutif et à ce titre, la loi du
31 juillet 1991 a renforcé ses prérogatives et son autorité s'étend sur l'ensemble du
personnel, dans le respect des règles déontologiques et d'indépendance professionnelle.
Il est par ailleurs compétent dans tous les domaines qui ne relèvent pas du conseil
d'administration.
Le directeur est
secondé par des directeurs de service central, par des directeurs adjoints, des attachés
de direction, des chefs de bureau, d'adjoint des cadres et d'employés administratifs.
L'action du conseil
d'administration et de la direction s'appuie sur la contribution d'organismes consultatifs
:
La commission médicale d'établissement,
Le comité technique détablissement présidé par le directeur de l'établissement,
Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail,
La comité de lutte contre les infections nosocomiales,
La commission de soins infirmiers.
Le comité de sécurité transfusionnelle.
Le comité du médicament.
LE PERSONNEL DU CENTRE HOSPITALIER DU MANS
L'évolution de l'activité hospitalière a entraîné une profonde mutation des effectifs.
LE CORPS MEDICAL
En 1891, six médecins composaient en tout et pour tout l'effectif médical. Ils étaient tous à temps partiel et se répartissaient ainsi :
- 3 chirurgiens dont un adjoint intervenant en cas d'absence d'un des chefs de service. Les chirurgiens avaient la charge de la chirurgie, de l'obstétrique, de l'ophtalmologie et de l'oto-rhino-laryngologie.
- 3 médecins dont un adjoint assurant exclusivement les remplacements. Ils étaient affectés aux services de médecine et d'hospice.
Les
médecins étaient assistés par 4 internes. En 1937, le nombre des médecins avait
augmenté. Ils étaient 22 chefs de service et adjoints, et 10 internes.
En 1950, les médecins,
chirurgiens, accoucheurs et spécialistes étaient au nombre de 43. Le rôle des médecins
adjoints ne se limitait plus au remplacement des chefs de service pendant leurs absences,
mais ils participaient, à côté des chefs de service, à l'activité quotidienne du
service. Il n'y avait toujours pas de médecin clinicien exerçant à plein temps. Tous
les médecins exerçaient à temps partiel et assuraient une présence à l'hôpital d'une
durée de 3 à 4 heures le matin. Ils étaient rarement appelés à l'hôpital dans le
reste de la journée.
A partir de 1960, on
assista d'une part à une augmentation rapide du nombre des médecins hospitaliers, et
d'autre part, la fonction médicale hospitalière à plein temps fut crée.
Au Centre Hospitalier
du Mans, le premier médecin clinicien à plein temps fut nommé en 1963. A signaler que
les médecins de l'hôpital furent alors dénommés praticiens hospitaliers. Leur nombre
s'est particulièrement accru et en 1994, on compte :
152 Praticiens Hospitaliers plein temps,
37 Praticiens Hospitaliers temps partiel,
63 médecins Attachés,
95 internes et étudiants en médecine.
LES PHARMACIENS
En 1891, il n'y avait qu'un seul pharmacien. Il était installé en ville et venait le matin quelques heures à l'hôpital. En 1895, un pharmacien biologiste installé en ville fut chargé du laboratoire qu'on venait de créer. En 1949, un pharmacien plein temps fut nommé et son activité s'exerçait à la pharmacie et au laboratoire. En 1994, il y a au Centre Hospitalier du Mans, 12 Pharmaciens dont 11 à plein temps. Parmi eux, 4 ont leur activité au laboratoire.
LES SAGES FEMMES
Une seule y était affectée en 1891. Deux en 1940, quatre en 1954, et en 1994, elles sont au nombre de 24.
LES KINESITHERAPEUTES
En 1946, un kinésithérapeute fut nommé au Centre Hospitalier du Mans, à temps partiel. En 1956, un deuxième fut affecté, encore à temps partiel. En 1994, il y a 16 kinésithérapeutes, dont 14 à plein temps.
LE PERSONNEL SOIGNANT
LES INFIRMIERES
A
l'origine, les soins étaient donnés par des surs de la communauté d'Evron. Elles
étaient au nombre de 54 à l'hôpital. 16 étaient affectées dans les services
généraux et 38 étaient chargées des soins des hospitalisés. Elles n'avaient pas de
diplôme d'infirmière qui n'existait pas à l'époque.
Quand les écoles
d'infirmières furent créées, certaines surs acquirent ce diplôme. Les surs
d'Evron ont assuré ces fonctions pendant de nombreuses années, avec beaucoup de
dévouement et rendant de très grands services. Jusqu'en 1940 il n'y avait pas
d'infirmières laïques diplômées. En 1950, elles étaient au nombre de 12. En 1970, il
y avait 30 religieuses diplômées et 60 laïques diplômées. Les religieuses ont quitté
l'hôpital en 1980, et ont été remplacées par des infirmières laïques. En 1994,
l'effectif des infirmières diplômées est de 790 équivalent temps plein, dont 90 ayant
des fonctions de surveillantes.
Les aides soignantes,
fonction créée en 1957, sont au nombre de 1060 équivalent temps plein, en 1994.
Les agents des services
hospitaliers (A.S.H.) sont au nombre de 500.
LE PERSONNEL TECHNIQUE
LES TECHNICIENS
Depuis déjà d'assez nombreuses années, l'hôpital a dû recruter des ingénieurs, des informaticiens, car beaucoup de technologies utilisées maintenant dans les hôpitaux relèvent de l'ingénierie. En 1994 le Centre Hospitalier du Mans emploie :
4 ingénieurs
14 informaticiens
6 adjoints techniques
20 contremaîtres, y compris les contremaîtres principaux
3 agents chefs
LES OUVRIERS
Ils sont maintenant au nombre de 300
les employés du bâtiment
les employés de la blanchisserie
les cuisiniers
les conducteurs de véhicules
les jardiniers
Les
téléphonistes sont au nombre de 12. Ce chiffre comprend les téléphonistes du standard
central et aussi ceux qui assurent la permanence au poste de desserte téléphonique du
SAMU.
Le personnel de
l'école d'infirmières comporte 16 personnes.
Le total de tout le
personnel du Centre Hospitalier du Mans s'élève ainsi en 1994 à 3.700 personnes.
L'étude de ce siècle d'histoire de l'hôpital du Mansest intéressante car elle fait
voir que l'évolution de l'hôpital est un reflet assez fidèle de l'évolution de la
médecine pendant cette période.
Ceci est d'autant plus
intéressant qu'en 1891, on réalisait d'un hôpital entièrement neuf, construit selon
les normes d'hospitalisation les plus récentes en vigueur pour l'époque. On s'aperçoit
que de cet hôpital, considéré alors comme exemplaire, en 1994 il ne reste en 1994 sur
son terrain que quelques bâtiments d'origine. Les plus importants sont le bâtiment
administratif et le pavillon Froullay. Et ceux-ci ne sont ni l'un ni l'autre des
bâtiments d'hospitalisation.
Au contraire, seuls les
pavillons Vulpian et Béhier qui ont en commun d'être des bâtiments à 3 niveaux, ont
été modernisés en les équipant d'ascenseurs. On a ensuite transformé leurs grandes
salles d'hospitalisation et on les a remplacées par des chambres à un ou deux lits comme
dans les constructions plus récentes.
Mais l'évolution de la
médecine, durant cette fin de siècle, a été tellement importante que, mis à part
quelques bâtiments, il s'est avéré qu'il n'y avait pour les constructions primitives
que très peu d'adaptation possible. Il a fallu au prix d'importantes démolitions
fâcheuses mais inévitables, remodeler à peu près entièrement la structure de
l'hôpital. Cette architecture nouvelle avait deux finalités.
Il fallait d'abord
répondre aux nécessités techniques de la médecine moderne, dont les progrès dans
l'investigation médicale et dans les thérapeutiques de plus en plus performantes
exigeaient pour leur bon fonctionnement des locaux spécialement adaptés.
Il fallait aussi offrir
à la clientèle hospitalière le confort et l'accueil qu'elle était en droit d'espérer
trouver à l'hôpital.
Ceci fut réalisé par
la suppression des grandes salles communes, remplacées dans les constructions nouvelles
par des chambres à un ou deux lits, nettement plus confortables, et aussi par
l'organisation de structures d'accueil facilitant les relations des hospitalisés ou de
leur famille avec l'administration.
Dans ces dernières
années, le Centre Hospitalier du Mans a su sadapter aux exigences du progrès,
entraînant aussi le recrutement d'un personnel qualifié plus nombreux.
La création de la
Sécurité Sociale a d'ailleurs beaucoup facilité toutes ces améliorations.
Un des résultats de
ces transformations fut la forte augmentation de la clientèle. Elle s'étend maintenant
à toute la population, consciente de la qualité des soins qui sont dispensés à
lhôpital.
Ainsi se présente le
Centre Hospitalier du Mans en 1994. Mais tout laisse penser que son évolution continuera
à se poursuivre au rythme des progrès scientifiques, médicaux et sociaux.
Cela se confirme par les travaux qui viennent
de sachever.
- un bâtiment destiné à abriter le SAMU et le SMUR,
- un pavillon de 160 lits pour le service de gériatrie en remplacement de la Cité dautomne.
- enfin, accotée au pavillon administratif auquel elle sera reliée, on construit sur l'emplacement de l'ancien internat, une extension vaste et fonctionnelle pour les services administratifs.
D'autre part des projets importants sont déjà en discussion pour un avenir assez proche,
tout particulièrement la création dun bâtiment destiné à accueillir les
spécialités médicales (pneumologie, gastro-entérologie, rhumatologie) et leur plateau
technique.
Ainsi ce travail a,
nous l'espérons, montré la continuité des efforts qui ont été faits pour tenir cet
hôpital au meilleur niveau de la médecine. Quen sera-t-il dans un siècle ?
Le Centre Hospitalier du Mans, franchira, sans nul doute, encore bien des étapes, tant sa mission de service public exige de sa part une adaptation permanente de ses structure daccueil et dinvestigations. Gageons alors quun nouveau chroniqueur relatera par le détail, les opérations conduites, les attentes satisfaites, les progrès accomplis, mais aussi les difficultés rencontrées.
w AUROUSSEAU (P.) et CHEVERNY (R) "L'Hôpital de Demain" Paris Masson - 1964
w CHILARD Charles et Claude "Evolution des Techniques de gestion et d'administration de l'Hôpital Général du MANS de 1658 à 1891 et de 1891 à 1989."
w CHILARD Charles "L'HUMANISME Hospitalier" Edition du Cosmos - 1962 1 volume 118 pages.
w CORDONNIER-DETRIE Paul "La Maison Dieu de COEFFORT ou de la MISSION" Revue historique et architecturale du MAINE 1951 - 1952
w DELAUNAY Paul "Un Hôpital Manceau disparu : l'Hôpital DIEUDONNE" Bull de la société d'Agriculture Science et arts de la Sarthe 1919 - 1920 pages 187 - 207
w DUBOIS Jacques "La Médecine au MANS en 1963" La Vie Mancelle n° 38 Septembre 1963 pages 11 - 12
w IMBERT Jean sous la direction "Histoire des Hôpitaux en France" Editions PRIVAT - 1982 1 volume - 559 pages
w IMBERT Jean "Les Hôpitaux en France" Presses Universitaires de France coll. "Que Sais-je ?" 1994 - 6ème édition - 127 pages
w MAILLARD Christian "Histoire de l'Hôpital de 1940 à nos jours" DUNOD - 1988 - Imprimerie Gauthier Villars 1 volume - 195 pages
w PELTIER Didier "Histoire des Hôpitaux du MANS, de leurs origines à nos jours" Thèse Médecine ANGERS - 1993
w RENOUX Jean "Contributions à l'histoire hospitalière du MANS." Thèse Médecine RENNES - 1968