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Résumé
La chimiothérapie des cancers colorectaux
métastasés a démontré qu'elle apportait un bénéfice symptomatique et prolongeait la
survie. Le traitement de référence actuel repose sur la modulation du 5-fluorouracil
(5-FU) par l'acide folinique dont les meilleurs schémas d'administration comportent du
5-FU en perfusion continue de 24 ou 48 heures et sont hebdomadaires ou bimensuels. Le taux
de réponse est d'environ 30%, la médiane de survie sans progression de 6 à 8 mois, la m
médiane de survie de 10 à 15 mois et la toxicité modérée. De nouvelles drogues sont
disponibles ou en cours d'évaluation : prodrogues du 5-FU, raltitraxed, CPTI1,
oxaliplatine, trimetrexate. Les synergies avec le 5-FU permettent d'envisager des
polychimiothérapies plus efficaces.
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Introduction
Le cancer colorectal métastasé est un
problème de santé publique. Environ 10 000 nouveaux patients sont concernés chaque
année, entre ceux diagnostiqués au stade métastatique et les rechutes des cancers moins
avancés. Certains, trop rares, peuvent bénéficier d'une chirurgie en raison de
métastases opérables. Pour les autres, le traitement n'est que palliatif et repose sur
la chimiothérapie. Celle-ci retarde l'apparition de symptômes, améliore la qualité de
vie (même en prenant en compte ses effets secondaires) et prolonge la survie d'environ 6
mois (1). Parfois, la réduction tumorale est suffisamment importante pour espérer une
intervention chirurgicale à visée curatrice qui ne paraissait pas possible initialement.
La chimiothérapie la plus utilisée repose sur le 5fluorouracile modulé par l'acide
folinique dont nous verrons les différentes modalités d'administration. Cette mise au
point permettra également de situer les nouvelles drogues qui sont disponibles ou sur le
point de l'être.
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Le 5-Fluorouracile et sa modulation
Le 5-Fluorouracile (5-FU) est le cytotoxique
de référence dans les cancers colorectaux, il donne en première ligne thérapeutique,
administré en bolus de 10 à 15% de réponse tumorale et une médiane de survie de 6 à 9
mois dans les cancers métastasés.
La modulation du 5-FU consiste à renforcer l'action de cette drogue en agissant à
différentes étapes du métabolisme des pyrimidines sur les enzymes clés. La figure 1
schématise le mécanisme d'action du 5-FU et des principales drogues pouvant le moduler.
La modulation du 5-FU par l'acide folinique (AF) qui potentialise l'inhibition de la
thymidylate synthétase est le traitement de référence de première ligne des cancers
colorectaux métastasés en 1996, rôle discuté cependant par le 5-FU continu et plus
récemment par les nouvelles drogues. L'énantiomère 1 de l'acide folinique est le
précurseur des folates actifs et peut se substituer à l'acide folinique conventionnel
qui comprend une proportion équivalente des deux énantiomères. La première
génération de protocoles est représentée par le schéma hebdomadaire et le schéma
mensuel sur 5 jours (FUFOL) où le 5-FU est administré en bolus (2,3). Plus tard, le
FUFOL avec faible dose d'acide folinique (schéma Mayo Clinic-NCCTG dit FUFOL faible)
s'est imposé et reste encore le traitement probablement le plus répandu et le bras de
référence de nombreux essais récents ou en cours (4,5). Les premiers résultats de la
nouvelle génération sont maintenant disponibles, ce sont essentiellement le schéma
hebdomadaire avec AF à forte dose et 5-FU en perfusion courte et le schéma bimensuel
avec AF et 5-FU bolus plus continu sur 2 jours. Parallèlement, les autres modulations et
les multimodulations du 5-FU avec le methotrexate, le cisplatine, l'interféron, le PALA
ou l'hydroxyurée n'ont pas donné de résultat probant et ne seront pas développées
ici.
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Le FUFOL faible
Le FUFOL faible est devenu le traitement de référence en première ligne
métastatique après les travaux de Poon puis de Buroker (4,5,6). La comparaison avec le
FUFOL standard et le protocole hebdomadaire montre une efficacité et une toxicité
comparables ou améliorées avec un moindre coût. Depuis, le FUFOL faible est entré dans
de nombreuses études dans d'autres pays et avec d'autres équipes. Les résultats de ces
études montrent un taux de réponse moyen de 21%, une médiane de survie sans progression
de 4 à 6 mois et une médiane de survie de 10 à 14 mois. La toxicité sévère varie
entre 20 et 40% selon les études.
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Le 5-FU continu en perfusion longue
Le 5-FU en perfusion longue, soit permanente, soit au moins 5 jours consécutifs a
fait la preuve de sa supériorité sur le 5-FU en bolus en terme de taux de réponse (7).
Il a également fait la preuve de sa supériorité sur le schéma hebdomadaire AF-5-FU en
bolus (8), mais pas sur le FUFOL à dose conventionnelle d'AF (9). La modulation par
l'acide folinique du 5FU continu n'est pas supérieure au FUFOL à dose conventionnelle
d'AF (10). Une seule comparaison est disponible avec le FUFOL faible (11), c'est l'étude
du SWOG (South West Oncology Group) dans laquelle le FUFOL faible donne 27% de réponse, 6
mois de survie sans progression et 14 mois de survie globale alors que le 5-FU continu
réalise 29% de réponse, 6 mois de survie sans progression et 15 mois de survie globale,
résultats tout à fait comparables. La toxicité du 5-FU continu est modérée avec moins
de 10% de toxicité grade 3 ou 4, dominées par des diarrhées, des mucites et des
nausées mais peu de neutropénies. Les syndromes mains-pied dont la fréquence est
d'environ 20% est caractéristique de ce mode d'administration. Le taux de réponse moyen
s'établit à 25%. La médiane de survie sans progression, dont le résultat n'est
disponible que dans trois études varie de 6 à 8 mois et la médiane de survie globale de
8 à 15 mois.
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Acide folinique
et 5-FU bolus plus continu, schéma bimensuel : LV5-FU2.
Ce schéma est entré dans deux phases III de première ligne, l'une en France,
l'étude C-91 et l'autre en Grande-Bretagne (12,13). L'étude C-91 est une phase IH
intergroupe (FFCD, GERCOD, SNFM), qui a comparé le LV5FU2 et le FUFOL faible. 448
patients ont été randomisés dont 433 sont évaluables, 216 ont reçu le FUFOL faible et
217 le LV5FU2. 348 patients avaient des métastases mesurables. Le taux de réponse
observé a été de 32.6% avec le LV5FU2 et 14.5% avec le FUFOL faible, p= .0004. La
médiane de survie sans progression a été de 27.6 semaines avec le LV5FU2 et de 22.0
semaines avec le FUFOL, p= .00 12. La médiane de survie globale a été de 62. 0 semaines
avec le LV5FU2 et de 56.8 semaines avec le FUFOL faible. La différence n'est cependant
pas significative : p= .067. Les neutropénies, les mucites et les diarrhées de grade 3
ou 4 sont significativement moins fréquentes avec le LV5FU2. 11. 1 % des patients dans le
bras LV5FU2 ont développé une toxicité grade 3 ou 4 contre 23.9% dans les bras FUFOL
faible, p= .0004. Le schéma LV5-FU2 est le premier ayant démontré une supériorité en
terme de contrôle tumoral, réponses et progression sans rechute, et en terme de
tolérance sur le FUFOL faible. L'autre étude, de Grande-Bretagne, comparait le LV5-FU2
au LV5FU2 plus interféron. Avec un taux de réponse de 30%, elle confirme celui observé
dans le C-9 1. La faible toxicité a été également notée, avec cependant une moins
bonne qualité de vie avec l'addition d'interféron. Globalement, le taux de réponse est
de 32%, la médiane de survie sans progression de 6.4 mois (étude C-91) et les médianes
de survie globale de 10 à 14 mois.
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Le 5-FU
continu haute-dose en perfusion courte, schéma hebdomadaire
Développé à partir des travaux d'Ardalan (14), ce schéma comprend une perfusion de
24 heures de 5FU à forte dose. Il n'est pas encore figé, certains auteurs l'utilisant
également sans acide folinique. Il a été comparé au FUFOL faible dans la phase Il
randomisée du SWOG (sans acide folinique) et dans un essai allemand (avec acide
folinique) dont nous connaissons les résultats préliminaires (11,15). Dans l'étude
multibras du SWOG, les résultats du FUFOL faible étaient un taux de réponse de 27%, une
médiane de survie sans progression de 6 mois et une médiane de survie de 14 mois, ceux
du schéma hebdomadaire avec fortes doses et perfusion courte de 5-FU étaient un taux de
réponse de 25% une médiane de survie sans progression de 6 mois et une médiane de
survie de 15 mois. Ces résultats ne sont pas significativement différents. Dans l'étude
allemande, les résultats préliminaires montrent des taux de réponse de 22% avec le
FUFOL faible et de 27% avec le protocole hebdomadaire, et une médiane de survie de
respectivement 12 et 15 mois. Dans l'étude du SWOG, les toxicités de grade 3 ou 4 ont
été les neutropénies chez 4% des patients, les diarrhées 11%, les mucîtes 1%, les
vomissements 4%, et un décès cardiaque (11). Le taux moyen de réponse est de 3 1% et la
médiane de survie sans progression de 6 à 8 mois. Les médianes de survie sont de 15
mois.
L'adaptation individuelle de dose dont le rationnel est une corrélation entre le taux
plasmatique de 5FU et la réponse au traitement ou la toxicité est en cours d'évaluation
dans un schéma hebdomadaire. Une phase Il de première ligne sur 103 patients avec AF
400mg/m2 suivi d'une perfusion de 8 heures de 5-FU à dose adaptée au taux plasmatique de
5-FU mesuré à 4 heures et 8 heures a permis d'obtenir un taux de réponse de 56% au prix
d'une seule toxicité de grade 3 (16).
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La chimiothérapie intra-artérielle
Une méta-analyse reprenant 7 études de phase III comparant une chimiothérapie
intra-artérielle hépatique par FUdR à une chimiothérapie par 5-FU IV bolus seul montre
des taux de réponse de respectivement 41 % et 14 % avec une tendance non significative à
l'amélioration de la survie (15 mois versus 11 mois) (17). La nécessité d'une
intervention chirurgicale pour poser le cathéter et le taux non négligeable de
complications (hépatite chimique, sclérose biliaire, thrombose du cathéter, ulcération
duodénale et hémorragie) font de cette procédure, une technique à n'utiliser que par
des équipes entraînées, d'autant plus qu'il n'y a encore aucune démonstration d'une
efficacité équivalente aux meilleures modulations du 5-FU. Une étude randomisée est en
cours avec le schéma bimensuel et une dose intra-artérielle de 5-FU étudiée pour
reproduire un taux plasmatique de 5-FU équivalent à celui atteint par la voie IV.
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Les
nouvelles drogues
Les précurseurs du 5-FU
Ces drogues sont métabolisées préférentiellement dans les cellules tumorales et
évitent partiellement les effets systémiques du 5-FU. Elles peuvent être administrées
par voie orale et reproduisent une pharrnacocinétique proche du 5-FU en continu. L'UFT,
combinaison de ftorafur, prodrogue du 5-FU et d'uracile qui le potentialise par inhibition
du catabolisme, est actuellement étudié en combinaison avec l'AF. Avec deux ou trois
prises quotidiennes, le taux de réponse en phase II varie de 30 à 40% en première ligne
et la toxicité, principalement digestive est modérée (18). La capécitabine, également
en cours de développement a des résultats comparables. Pour ces drogues, les phases In
sont en cours, comparées au FUFOL faible.
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Le raltitrexed
(tomudex).
Le tomudex est le premier inhibiteur spécifique de la thymidylate synthétase
disponible, il est administré en perfusion courte toutes les trois semaines à la dose de
3mg/m2. Une phase II multicentrique a montré un taux de réponse de 26% en première
ligne. Dans une étude Européenne de phase III, comparé au FUFOL faible, le tomudex a
donné un taux de réponse de 20%, une médiane de survie sans progression de 4.9 mois et
une médiane de survie de 10.3 mois (19). Le FUFOL faible dans cette étude avait un taux
de réponse de 16.5%, une médiane de survie sans progression de 3.6 mois seulement et une
médiane de survie de 10.5 mois. Il n'y a pas de différence significative. Les effets
secondaires sévères du tornudex sont 14% de neutropénies, 9% d'anémie, 2% de mucites
et 10% d'hépatites médicamenteuses. Les résultats définitifs d'une autre étude
similaire conduite aux U. S. A sont en attente, de même que ceux de deux études qui
comparent tomudex au schéma bimensuel LV5FU2. Des études de combinaison au 5-FU et au
CPTII sont en cours, basées sur la constatation de résistance croisée seulement
partielle en cas de résistance à chacune de ces drogues.
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Le CPT11
Le CPT 11 (Irinotecan) est un dérivé semi-synthétique de la camptothécine,
inhibiteur sélectif de la topoisomérase I, enzyme essentielle de la replication. Son
métabolite actif est le SN3 8. Ce médicament, développé au Japon, aux Etats-Unis et en
Europe, est le premier inhibiteur de la topoisomérase 1 à avoir eu son autorisation de
mise sur le marché en France (en deuxième ligne dans les cancers du colon et du rectum
métastatique). Il est administré à la dose de 350 mg/m2 en perfusion de 30 à 90
minutes toutes les trois semaines. Les principales toxicités sont la neutropénie, la
diarrhée qui peut être sévère et l'asthénie. Les taux de réponse objective sont
identiques en première et en deuxième ligne et sont compris entre 14 et 29 % avec des
durées médianes de réponse de 6,9 à 11,5 mois (20). Les résultats obtenus en
première ligne sont comparables à ceux obtenus par le FUFOL faible. En deuxième ligne,
une proportion importante de patients (autour de 40%) ont des stabilisations prolongées.
Le CPT 11 et le 5-FU ont des mécanismes d'action différents et n'ont de résistance
croisée. Plusieurs études sont en cours afin de déterminer la toxicité et
l'efficacité de cette association.
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L'oxaliplatine
L'oxaliplatine (trans-1-1,2-diaminocyclohexane oxalatoplatinum) est un sel de platine,
différent de ses précurseurs (cisplatine et carboplatine) en pharmacologie, en activité
in vitro et en toxicité. Celleci est dominée par une dysesthésie au froid suivi par une
neuropathie périphérique, toxicité limitante, habituellement réversible à l'arrêt du
médicament. La tolérance digestive est meilleure que celle du cisplatine, la tolérance
hématologique meilleure que le carboplatine et il n'y a pas de toxicité rénale, peu
d'alopécies et quelques allergies. En monothérapie, administré toutes les trois
semaines, le taux de réponse de l'oxaliplatine est de 20% en première ligne et de 10%
chez les patients résistants au traitement par fluoropyrimidines. L'intérêt en
cancérologie digestive de l'oxaliplatine vient en fait de la synergie avec le 5-FU : chez
les patients déjà résistants, le taux de réponse varie de 20% à 45% (21). Un essai
randomisé européen est en cours avec le schéma bimensuel AF-5-FU en première ligne
métastatique.
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La
chronothérapie
Le rationnel de la chronothérapie repose sur la constatation que l'activité de
certaines enzymes clés du métabolisme des fluoropyrimidines suivaient un rythme
circadien. Ces enzymes métabolisant aussi le 5-FU, l'administration en perfusion
chronomodulée permet en théorie d'augmenter l'index thérapeutique par augmentation de
la dose tolérable.
La démonstration de l'activité de la chronothérapie a été faite par une étude
randomisée sur 278 patients qui comparait l'administration chronomodulée et non
chronomodulé de 5-FU, acide folinique et oxaliplatine sur 5 jours toutes les trois
semaines (22). La toxicité a été réduite par la chronomodulation, 12% de grade
3-4 contre 73% dans l'administration non chronomodulée. La chronomodulation a permis
d'administrer une dose supérieure de 5-FU. Le taux de réponse à été de 51% dans le
bras chronomodulé versus 30% dans l'autre bras, p= .0001. La médiane de survie sans
progression a été de 10 mois avec la chronomodulation et de 7 mois sans, p= .06. Les
médianes de survie ne sont cependant pas différentes, 17 et 16 mois
respectivement. La chronomodulation améliore donc l'index thérapeutique du schéma
thérapeutique utilisé. Il reste à démontrer le rôle respectif de chaque drogue dans
le schéma utilisé, à le comparer au meilleur protocole non chronomodulé et à
vérifier l'intérêt de la chronomodulation dans un schéma moins toxique.
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Le Trimetrexate
Le Trimetrexate (TMTX), est un inhibiteur de la dihydrofolate reductase qui entre
passivement dans la cellule sans entrer en compétition avec les transport des folates. Il
a été démontré in-vitro qu'il augmentait la cytotoxicité du 5-FU. Dans une étude de
phase 1 dans laquelle le TMTX a été administré avec de forte dose d'AF et du 5-FU en
bolus, un taux de réponse de 20 % a été obtenu chez des patients antérieurement
pré-traités pour des cancers colo-rectaux. Les résultats préliminaires d'une étude de
phase II en première ligne montrent un taux de réponse de 50 % (23 ). Cette
nouvelle modulation semble prometteuse et des études de phase HI sont actuellement en
cours en Europe et aux Etats-Unis.
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Discussion
L'expérience des essais randomisés dans le
cancer colorectal métastasé permet d contester le FUFOL faible comme standard. Tous les
schémas comportant du 5-FU continu montrent un meilleur contrôle tumoral et pour la
plupart une moindre toxicité. Su le plan formel, seul le protocole bimensuel a fait
actuellement la preuve de sa supériorité La modulation du 5-FU fait encore l'objet de
nombreuses études qui visent en particulier définir le meilleur schéma
d'administration. Il est cependant probable qu'il n'y ait pas différence notable entre
les schémas comportant du 5-FU continu. Ce qui les départagera sera la facilité
d'administration, le minimum de contrainte pour les patients et le possibilités de
combinaison avec les nouvelles drogues. C'est ainsi qu'un schém bimensuel simplifié
dérivé du LV-5FU2 est en cours d'évaluation, il est administré sur u seul jour au heu
de deux dans le protocole originel. Les drogues les plus intéressantes combiner, du fait
des synergies in vitro ou déjà mises en évidence in vivo, son l'oxalipatine et le CPT
11. On peut raisonnablement espérer que ces polychimiothérapie futures répondront bien
à l'objectif d'augmenter le taux de réponse et ainsi les possibilité de résection à
visée curatrice. Elles seront également probablement à l'origine d traitements
adjuvants plus efficaces. Les nouvelles drogues qui se comparent au FUFOL faible devront
très certainement s comparer aussi aux schémas plus performants pour s'imposer en
première ligne à moin de pouvoir se combiner au 5-FU modulé. On peut cependant espérer
que les traitement plus simples, comme les précurseurs du 5-FU seront développés au
bénéfice de patient dont l'état général ou l'extension de la maladie ne permet pas
d'envisager les traitement plus ambitieux en terme de contrôle tumoral mais qui sont
aussi plus difficiles supporter. Chez ces patients, une véritable stratégie
hiérarchisant la séquence d'administration des différentes chimiothérapies maintenant
disponibles et intégrant la qualité de vie est à développer.
retour
Références
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retour |
IntroductionLe 5-Fluorouracile
et sa modulation
Le FUFOL faible
Le 5-FU
continu en perfusion longue
LV5-FU2
Le 5-FU
continu haute-dose en perfusion courte, schéma hebdomadaire
La
chimiothérapie intra-artérielle
Les nouvelles
drogues
Les précurseurs du
5-FU
Le raltitrexed
Le CPT11
L'oxaliplatine
La chronothérapie
Le Trimetrexate
Discussion
Références
Résumé
Retour
sommaire du cours
Introduction
Le
5-Fluorouracile et sa modulation
Le FUFOL faible
Le 5-FU
continu en perfusion longue
LV5-FU2
Le 5-FU
continu haute-dose en perfusion courte, schéma hebdomadaire
La
chimiothérapie intra-artérielle
Les nouvelles
drogues
Les précurseurs du
5-FU
Le raltitrexed
Le CPT11
L'oxaliplatine
La chronothérapie
Le Trimetrexate
Discussion
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Le
5-Fluorouracile et sa modulation
Le FUFOL faible
Le 5-FU
continu en perfusion longue
LV5-FU2
Le 5-FU
continu haute-dose en perfusion courte, schéma hebdomadaire
La
chimiothérapie intra-artérielle
Les nouvelles
drogues
Les précurseurs du
5-FU
Le raltitrexed
Le CPT11
L'oxaliplatine
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Le Trimetrexate
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Le FUFOL faible
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Les nouvelles
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Les précurseurs du
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Le raltitrexed
Le CPT11
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Les nouvelles
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Le FUFOL faible
Le 5-FU
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Le FUFOL faible
Le 5-FU
continu en perfusion longue
LV5-FU2
Le 5-FU
continu haute-dose en perfusion courte, schéma hebdomadaire
La
chimiothérapie intra-artérielle
Les nouvelles
drogues
Les précurseurs du
5-FU
Le raltitrexed
Le CPT11
L'oxaliplatine
La chronothérapie
Le Trimetrexate
Discussion
Références
Résumé
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