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Radiologie
interventionnelle des tumeurs hépatiques malignes Cours du Diplôme
d'Université Faculté de Médecine Saint Antoine |
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Carcinome hépatocellulaire (CHC) La chirurgie est toujours considérée comme le meilleur traitement des CHC. Lorsque le patient est inopérable, différents traitements endovasculaires ou percutanés peuvent être proposés fonction de l'état général du patient, du volume tumoral, de l'état fonctionnel hépatique, de l'existence d'une thrombose portale. 1. Traitements endovasculaires 1.1 Chimioembolisation lipiodolée La chimioembolisation lipiodolée est un chimiolipiodol
couplé à une embolisation. Le chimiolipiodol consiste en l'administration
intra-artérielle simultanée sous forme d'une émulsion, de lipiodol ultrafluide et de la
ou les drogue(s) cytotoxique(s). Le lipiodol se comporte comme un embole qui ralentit ou
interrompt temporairement le flux et s'accumule dans les vaisseaux tumoraux qu'il
rencontre, franchissant leurs parois puis se fixant sélectivement et durablement au
contact de et dans les tumeurs hépatiques. Administrée(s) sous forme d'une émulsion
avec le lipiodol, la ou les drogue(s) cytotoxique(s) profite(nt) des deux effets du
lipiodol : ralentissement circulatoire augmentant le temps de contact et vectorisation
sélective dans la tumeur. Critères d'inclusions
Avant le procédure, il faut réaliser un scanner afin de
mesurer le volume de la tumeur, un bilan complet de la coagulation, un taux de
créatinine, la fonction hépatique et les marqueurs tumoraux. 1.3 Suites normales de l'embolisation Elles sont marquées par le syndrome post-embolisation lié à la nécrose tumorale : fièvre, douleurs, nausées, vomissements durant 24 à 48 heures, habituellement bien prévenus par les antiémétiques, les morphiniques et éventuellement les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elles sont rares (3 à 4 % des cas) et sont plus souvent dues au terrain qu'à l'embolisation en ellemême. L'embolisation entraîne toujours une cytolyse dont l'augmentation des transaminases est le reflet. Son retentissement reste mineur lorsqu'il n'existe pas d'insuffisance hépatique préalable. L'insuffisance rénale est prévenue par une hydratation correcte pré et post-embolisation, de même que l'infection du foyer embolisé est prévenu par une couverture antibiotique de 3 à 5 jours. La survenue d'une cholécystite est à craindre si l'embolisation hépatique n'a pas été suffisamment sélective, à savoir au-delà de l'artère gastroduodénale. On a décrit des cas d'infarctus hépatique, d'abcès et de rupture tumorale, des hémorragies digestives hautes par rupture de varices oesophagiennes, le chimiolipiodol pouvant entraîner une majoration de l'hypertension portale. 1.5 Rythme des chimioembolisations Les protocoles varient selon les équipes. Certains font une seule séance de chimioembolisation, d'autres répètent cette chimioembolisation tous les 2 mois pendant 6 mois et font le bilan à 6 mois, d'autres encore poursuivent les séances s'il existe une réponse morphologique ou biologique. La chimioembolisation entraîne environ 50 % de réponse morphologique et 75% de réponse biologique (50 % RC, 25 % RP sur l'al phafoetoprotéïne). Même si l'efficacité de la chimioembolisation est souvent spectaculaire, peu d'études contrôlées ont prouvées l'amélioration de la survie chez les patients traités. Une étude multicentrique européenne comparant la chimioembolisation lipiodolée à l'absence thérapeutique chez 100 patients avec des petites tumeurs (90 % stade 1) retrouve une survie à 1 an respectivement de 62 et 43 % et à 2 ans de 38 et 26 %. Une autre étude multicentrique française chez 127 patients avec des tumeurs plus volumineuses (62 % de stades 2 et 3) montre des résultats similaires avec une survie de 64 % à 1 an et 38 % à 2 ans alors que la survie dans le bras contrôle n'était que de 18 % à 1 an et de 6 % à 2 ans. L'injection de lipiodol radio-actif (marqué à l'iode 131 : lipiocis) a été récemment proposée. La dose injectée est de 900-2400 mBq dans 3 ml de lipiodol. Plus de 75 % de l'activité est retrouvée dans le foie. Les doses sont de 12,5 à 70 Gy dans la tumeur, de 2 à 15 Gy dans le foie sain et sont inférieures à 2,5 Gy dans les poumons. Ce traitement semble bien toléré mais nécessite l'isolement du patient pendant 6 jours après l'injection. Les taux de réponse objective sont de 40 %. Cette technique est actuellement indiquée dans les CHC avec thrombose portale maligne. 2.1 Alcoolisation L'alcoolisation percutanée des carcinomes hépatocellulaires est actuellement un traitement largement utilisé. L'alcool entraîne une déshydratation cellulaire responsable d'une nécrose de coagulation et une thrombose artérielle intra-tumorale entraînant une ischémie tumorale.
Récemment, a été proposée l'injection d'acide acétique, remplaçant l'alcool, permettant une plus grande destruction en moins de séances, et l'injection de sérum salé bouillant. Des essais sont en cours utilisant la radiofréquence, les ultrasons ou l'énergie laser, appliquées le long de fibres introduites par l'intermédiaire de fines aiguilles dans la tumeur, guidées par échographie ou scanner. La chimioembolisation des métastases des
cancers colorectaux fait l'objet actuellement de nombreuses études. Si l'on obtient une
réponse précoce dans 78 à 85 % des cas, il n'est pas certain que l'on obtienne un
bénéfice en terme de survie. Il semble cependant que les métastases hypervasculaîres
est un meilleur taux de réponse corrélé à une survie plus longue. Dans les cholangiocarcinomes non
résécables, la radiologie intervention nelle intervient comme un traitement palliatif
dont l'objectif est le traitement de l'ictère et surtout du prurit. Ce drainage palliatif
est habituellement réalisé par la mise en place d'une endoprothèse en plastique, le
plus souvent en 2 temps après un drainage externe ou externe/interne de quelques jours.
Le traitement palliatif de l'ictère est obtenu dans 80 % des cas avec une mortalité à
30 jours de 16 à 25 %. Le problème majeur est l'obstruction tardive de la prothèse
nécessitant un changement de prothèse. Le choix de cette endoprothèse plastique repose
sur l'estimation de survie du patient. Au delà de 4 à 5 mois, la probabilité
d'obstruction de la prothèse plastique augmentant, il est préférable de choisir une
endoprothèse métallique, efficace sur la cholestase dans 88 % des cas au prix de 15 % de
complications majeures, mais dont le taux d'occlusion tardive est inférieur à celui des
prothèse plastique et donc un temps de perméabilité plus long. |
1. Traitements endovasculaires 1.1
Chimioembolisation lipiodolée 2.1
Alcoolisation
1. Traitements endovasculaires 1.1
Chimioembolisation lipiodolée 2.1
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Chimioembolisation lipiodolée 2.1
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Chimioembolisation lipiodolée 2.1
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1. Traitements endovasculaires 1.1
Chimioembolisation lipiodolée 2.1
Alcoolisation |
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