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Le carcinome hépatocellulaire: aspects
anatomo-pathologiques Dominique Wendum Hopital Saint Antoine - Paris Cours du Diplôme
d'Université Faculté de Médecine Saint Antoine |
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1. Généralités. 1.1. Les cellules tumorales sont plus ou moins atypiques. Elles peuvent contenir des corps de Mallory, des globules hyalins, du glycogène, des graisses (cellules tumorales avec stéatose). Elles peuvent également produire de la bile. La production de bile, quand elle existe est spécifique du CHC. Les cellules tumorales ne sont jamais mucosécrétantes. 1.2. L'architecture de la prolifération tumorale reproduit celle du foie, c'est à dire une organisation en travées séparées par des sinusoïdes. Cependant les travées de cellules tumorales sont plus épaisses que dans du foie normal (> ou = à 3 cellules) et il existe une diminution du collagène peri-sinusoïdal. mis en évidence par les colorations de la réticuline (imprégnations argentiques) ou de rouge Sirius. L'architecture peut également être pseudoglandulaire (formation d'acini par dilatation du canalicule biliaire) ou compacte avec des massifs de cellules tumorales sans travées, ni sinusoïdes. 1.3. On peut également observer des remaniements à type de péliose (dilatation des sinusoïdes), d'hémorragie ou de nécrose. 1.4. Plus le CHC ressemble à du foie normal,
plus il est différencié. 2. Formes particulières de carcinomes hépatocellulaires. 2 1. L'hépato-cholangiocarcinome 2.2. Le CHC fibrolarnellaire 2.3. Le CHC sclérosant 2.4. Le CHC à cellules claires 2. 5. Le CHC à cellules fusiformes. 2.6. Le CHC anaplasique 3.1. Colorations spéciales. Coloration de la réticuline par imprégnation argentique: Cette coloration met en évidence le collagène perisinusoidal correspondant surtout à du collagène de type III. Elle permet de mieux voir l'architecture de la tumeur, l'épaisseur de travées cellulaires, et la diminution du collagène peri-sinusoïdal. Bleu Alcian: Il s'agit d'une coloration des mucines qui apparaissent alors en bleu. Si une mucosécrétion est mise en évidence le diagnostic de CHC peut être éliminé, hormis l'exceptionnel hépatocholangiocarcinome. Perls: Il s'agit d'une coloration de l'hémosidérine qui apparaît alors en bleu. Cette coloration permet également de mieux voir la bile. La mise en évidence d'une sécrétion de bile par le cellules tumorales permet d'affirmer le diagnostic de CHC. 3.2. Immunohistochimie (IHC) alpha foetoprotéine : Ce marqueur a peu d'intérêt en IHC car seuls 3 0% des CHC sont marqués. De plus, quand la tumeur est marquée en immunohistochimie, le taux sérique d alpha foetoprotéine est pratiquement toujours élevé. cytokératines : les CHC expriment les cytokératines 8 et 18. L'expression des cytokératines 7 ou 19 est exceptionnelle dans les CHC, et habituelle dans les métastases ou dans les cholangiocarcinomes. EMA (Epithelial membrane antigen) : Les CHC ne sont pas marqués par l'EMA, alors que les métastases hépatiques ou les cholangiocarcinomes sont en général marqués. En fait , l'immunohistochimie a un intérêt assez limité pour le diagnostic de CHC. Elle permet surtout de reconnaître la nature épithéliale d'une prolifération tumorale maligne très peu différenciée. En cas de tumeur hépatocytaire très bien différencié, il n'existe actuellement pas de marqueur immunohistochimique permettant de différencier une tumeur bénigne (adénome ou macronodule) d'une tumeur maligne (CHC). Références |
Formes particulières de carcinomes hépatocellulaires
Formes particulières de carcinomes hépatocellulaires
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