![]() |
Hypertension
portale: Quoi de neuf ? Mis en ligne le 27 septembre 2002 par Bruno Bour MD Maîtres Toiles |
I. La prise en charge des patients avec varices oesophagiennes, gastriques ou ectopiques
En suivant l'histoire naturelle du saignement sur rupture de varices, on distingue 3 périodes : la prévention primaire, la prise en charge de l'hémorragie et la prévention secondaire. La prévention primaire relève du diagnostic précis du grade et du risque hémorragique de varices n'ayant jamais saigné, dans l'état actuel il est basé sur l' oeso-gastro-duodénoscopie diagnostique qui doit être pratiquée chez tout patient suspect d'hépatopathie chronique à fortiori si sa numération plaquettaire est inférieure à 100.000/mm3 et le temps de prothrombine inférieur à 70 % (1;2) Dans l'état actuel des connaissances il n'y a pas lieu d'instaurer de traitement de prophylaxie pré-primaire (traiter des patients en vue de diminuer l'apparition de varices à risque (3). Lorsqu'un patient à risque est identifié (varices oesophagiennes de grade 2 avec signes rouges notamment), il n'est plus éthique de ne pas le traiter. Le traitement de base reste les béta-bloquants propranolol 80-160 mg ou nadolol 80 mg en une prise le soir (4), il s'agit du traitement ayant le meilleur coût/bénéfice (5) et qui doit-être maintenu tout au long de la vie (6). Certains patients cependant présentent des contre-indications à ce traitement ou développent des effets secondaires nécessitant l'interruption de celui-ci (jusqu'à 30%). Dans ce cas il existe une alternative : la ligature endoscopique des varices. II a en effet fallu peu d'études randomisées pour montrer que la ligature était supérieure à ne rien faire en termes de taux d'hémorragie et même de mortalité (7). Les études comparant les béta-bloquants à la ligature montrent que ces traitements sont équivalents en terme de réduction de mortalité (5 essais actuellement). Le 5-mononitrate d'isosorbide n'a pas de place en monothérapie en prévention primaire (8;9) de même que la sclérothérapie endoscopique classique, la chirurgie de dérivation ou le TI PS.
La prise en charge de l'hémorragie sur rupture de varices nécessite 2 points importants : la prise en charge globale du patient et l'hémostase. Pour le premier point, l'accent doit être mis sur l'évitement des complications iatrogènes, la prévention (et le traitement) des infections bactériennes et la nécessité de ne pas surtransfuser. L'insuffisance rénale représente un facteur pronostique déterminant dans la survie du malade (10), dès lors, toute intervention qui est susceptible d'aggraver la fonction rénale doit être évitée à tout prix (anti-inflammatoires non stéroidiens, aspirine, contraste iodé, aminoglycosides. L'infection bactérienne est un autre déterminant majeur de la survie (11-13), et un traitement prophylactique antibactérien réduit significativement la mortalité des patients (14). Enfin, il est clair qu'expérimentalement, la restauration du volume sanguin perdu entraîne une augmentation disproportionnée de la pression portale et une perpétuation du saignement (15), si ce phénomène n'est pas démontré clairement chez l'homme, il existe un faisceau d'arguments qui corroborent un mécanisme similaire (16;17). Dans notre expérience, nous ne transfusons pas un patient si son taux d'hémoglobine est supérieur à 8gr %. II est fort probable que cette meilleure prise en charge des patients ait contribué en grande partie à la diminution de la mortalité observée, au cours des dernières décades, chez ces patients (18). Concernant l'hémostase, la première étape est le diagnostic précis de la source du saignement par une endoscopie en urgence. Cette endoscopie doit permettre d'exclure un saignement non lié à l'hypertension portale (ulcères gastro-duodénaux) qui peut survenir dans plus de 15% des cas (19), et déterminer de manière fiable (avec nettoyage complet de la poche à air de l'estomac) si l'origine du saignement est d'origine oesophagienne ou gastrique. II faut noter que la gastropathie d'hypertension portale n'est jamais responsable d'hémorragies algues, à tout le moins, avec répercussions hémodynamiques (20)
La suite du traitement dépend des facilités (équipement, possibilités) locales et ne
doit pas remettre en cause la possibilité d'un transfert urgent dans un centre
spécialisé. Même si cela n'a jamais été étudié jusqu'à présent nous pourrions
évoquer un adage disant : « Chaque minute gagnée sur l'hémostase définitive équivaux
à la survie d'un millier d'hépatocytes et donc d'une partie de la fonction hépatique
». Pour les hôpitaux qui ne disposent pas d'un endoscopiste expérimenté dans le
traitement de l'hypertension portale 24h sur 24, le premier choix reste les drogues
vasoactives que le saignement soit d'origine oesophagienne, gastrique ou ectopique.
L'efficacité de la somatostatine ou de la terlipressine dans cette indication est
maintenant bien prouvée et se compare à la sclérothérapie endoscopique classique (21).
En sus, un nouveau concept est apparu : l'adaptation de la dose de drogue vasoactive en
fonction de l'activité du saignement lors de l'endoscopie diagnostique (22). Dans cette
étude, il est confirmé qu'un saignement actif lors de l'endoscopie initiale est un
facteur d'échec du traitement vasoactif, cependant un doublement de la dose (de
somatostatine dans ce cas), permet d'atteindre le même taux d'hémostase que chez les
patients qui ne présentaient pas de saignement actif lors de l'endoscopie (environ 80%).
Ce concept d'adaptation de dose mérite donc certainement d'être évalué dans d'autres
essais. En cas d'échec d'hémostase comme définit par les critères de Baveno Il
(tableau) bien qu'ils ne soient probablement pas optimaux (23), il convient d'opter pour
un autre traitement.
| Echec d'hémostase dans les 6 heures de l'admission |
| Transfusion de 4 culots de globules rouges ou plus |
| Impossibilité d'augmenter la tension artérielle systolique de plus de 20mmHg ou au-delà de 70 mmHg en valeur absolue |
| Impossibilité de diminuer la fréquence cardiaque de plus de 10 battements par minute ou de la ramener à moins de 100 par minute |
Celui-ci doit-être nécessairement endoscopique en ce qui concerne les varices oesophagiennes, et endoscopique ou radiologique en ce qui concerne les varices gastriques ou ectopiques. La chirurgie n'a plus aucune place dans le traitement de la rupture de varices en urgence. II est maintenant clair qu'en des mains expertes la ligature de varices oesophagiennes est supérieure a tout autre traitement en cas d'hémorragie active (24). Ce traitement doit nécessairement s'accompagner de l'administration d'une drogue vasoactive (somatostatine ou octréotide) car la combinaison des 2 diminue les nécessités de transfusions et améliore l'hémostase à 5 jours sans toutefois affecter la mortalité (25). Enfin, pour les centres qui ont l'expertise et la disponibilité d'infirmières rompues à l'utilisation de la colle (obturation des varices oesophagiennes, gastriques ou ectopiques par l'Histoacryl®), l'hémostase en urgence n'est plus un problème majeur puisque la majorité des expériences rétrospectives ou prospectives rapportent un taux de contrôle de l'hémorragie en urgence de l'ordre de 98 % et une hémostase à 1 semaine de l'ordre de 90 % (26). De plus, il est maintenant établi que la colle est le traitement endoscopique de premier choix pour les varices gastriques (27-30). En cas d'impossibilité d'hémostase endoscopique, le TIPS reste une alternative plus crédible que la chirurgie (31-36).
La prévention secondaire vise à réduire la récidive hémorragique à court et à long terme. A nouveau, il n'est plus, actuellement, médicalement acceptable de ne pas administrer de traitement de prévention secondaire. Dans ce cas de figure l'administration de béta-bloquants réduit les récidives hémorragiques et pourrait améliorer la survie (37). Pour ce qui est du traitement endoscopique, la ligature des varices, est définitivement supérieure à la sclérothérapie conventionnelle en terme de récidive hémorragique et ne s'accompagne pas d'un taux plus élevé de réapparition de varices (Roberto de Franchis, méta-analyse novembre 2001). Le traitement endoscopique sera préféré si le patient a saigné sous béta-bloquants ou s'il existe une contre-indication ou une intolérance à ceux-ci (38).
Les nouveaux développements s'orientent sur plusieurs axes :
1. l'utilisation de
nouvelles molécules : des études préliminaires avaient suggéré que les nouveaux
antagoniste des récepteurs de l'angiotensine 2 ou le carvedilol (un béta-bloquant avec
action alpha-bloquante) possédaient une action hypotensive portale importante (39-41),
ces données n'ont cependant pas été confirmées dans des essais randomisés (42-46).
2. Une combinaison des traitements médicamenteux et endoscopiques : plusieurs essais ont
combiné béta-bloquants et mononitrate d'isosorbide en prophylaxie primaire ou
secondaire, les résultats actuels ne permettent pas d'envisager leur utilisation en
pratique courante. Par contre, l'association ligatures et bétabloquants semble
prometteuse et mérite confirmation (47).
3. Une sélection des traitements en fonction de la réponse hémodynamique : la mesure du
gradient portosystémique par voie transveineuse a permis de déterminer qu'en dessous
d'un seuil de 12 mmHg le risque d'hémorragie sur rupture de varices était quasi nul
(48,49). De plus il semblerait qu'une diminution de plus de 20% de la valeur initiale de
ce gradient sous traitement, s'accompagne d'une réduction très significative du risque
hémorragique (50-52). Ces données restent cependant controversées (53). Quoi qu'il en
soit, ce concept de monitorage de la réponse hémodynamique devrait faire son chemin,
même avec des techniques alternatives moins invasives comme les mesures de pression
intravariqueuses (54,55), l'évaluation du flux azygos par échoendoscopie ou résonance
magnétique (56,57)
II. Le
syndrome hépatorénal
L'histoire naturelle de cette insuffisance rénale brutale (typel) ou progressive
(type 2) apparaissant chez le malade cirrhotique est maintenant bien connue (58) et son
diagnostic repose maintenant sur des arguments cliniques plus que biologiques (59). A
l'heure actuelle, le seul traitement capable de guérir l'insuffisance rénale et
hépatique est la transplantation hépatique (60). II est cependant clair que compte tenu
du temps moyen d'attente entre la mise sur liste et la transplantation, et la médiane de
survie après diagnostic du syndrome hépatorénal (environ 15 jours), très peu de
patients sont susceptibles de bénéficier de cette intervention. Jusqu'il y a peu, aucun
traitement supportif n'a pu démontrer son efficacité réelle dans la prise en charge de
ce syndrome (hémodialyse,...). Sur base d'une étude parue il y a déjà plus de 10 ans
(61), un essai prospectif a démontré que l'administration continue de vasopressine
pendant 15 jours était capable d'améliorer très significativement la fonction rénale
de ces patients, au prix cependant, d'effets secondaires importants (62). Basée sur le
concept de réduction de la vasodilatation splanchnique et « de la redistribution de
volume sanguin efficace vers le rein », d'autres molécules ont été utilisées à cet
effet avec succès et moins d'effets secondaires: terlipressine (63-66), octréotide
(67,68) et noradrénaline (69). Des résultats encourageants ont également été
rapportés avec d'autres médicaments dont l'implication dans la pathogénie du syndrome
hépatorénal est moins claire : la N-acetyl-cystéine (70) et la pentoxyphiline (71).
Enfin parmi les méthodes plus invasives et plus coûteuses qui ont démontré leur
efficacité citons le TIPS (72) et le MARS (73). La grande nouveauté est donc que l'on
peut actuellement contrôler le syndrome hépatorénal, mais pas le guérir à moyen
terme. La meilleure stratégie pour amener les patients à la transplantation hépatique
reste encore à définir.
Références:
1. Jensen DM. Endoscopic
screening for varices in cirrhosis: findings, implications, and outcomes. Gastroenterology
2002; 122: 1620-30.
2. Schepis F, Camma C, Niceforo D, Magnano A, Pallio S, Cinquegrani M, D'Amico G,
Pasta L, Craxi A, Saitta A, Raimondo G. Which patients with cirrhosis should undergo
endoscopic screening for esophageal varices detection? Hepatology 2001; 33: 333-8.
3. Cales P, Oberti F, Payen JL, Naveau S, Guyader D, Blanc P, Abergel A, Bichard P,
Raymond JM, Canva-Delcambre V, Vetter D, Valla D, Beauchant M, Hadengue A, Champigneulle
B, Pascal JP, Poynard T, Lebrec D. Lack of effect of propranolol in the prevention of
large oesophageal varices in patients with cirrhosis: a randomized trial. French-Speaking
Club for the Study of Portal Hypertension. Eur J Gastroenterol Hepatol 1999; 11: 741-5.
4. Sugano S, Yamamoto K, Sasao K, Ishii K, Watanabe M, Tanikawa K. Daily variation of
azygos and portal blood flow and the effect of propranolol administration once an evening
in cirrhotics. J Hepatol 2001; 34: 26-31.
5. Teran JC, Imperiale TF, Mullen KD, Tavill AS, McCullough AJ. Primary prophylaxis of
variceal bleeding in cirrhosis: a cost-effectiveness analysis. Gastroenterology 1997; 112:
473-82.
6. Abraczinskas DR, Ookubo
R, Grace ND, Groszmann RJ, Bosch J, Garcia-Tsao G, Richardson CR, Matloff DS, Rodes J,
Conn HO. Propranolol for the prevention of first esophageal variceal hemorrhage: a
lifetime commitment? Hepatology 2001; 34: 1096-102. 7. Imperiale TF, Chalasani N. A
meta-analysis of endoscopic variceal ligation for primary prophylaxis of esophageal
variceal bleeding. Hepatology 2001; 33: 802-7.
8. Borroni G, Salerno F, Cazzaniga M, Bissoli F, Lorenzano E, Maggi A, Visentin S, Panzeri
A, de Franchis R. Nadolol is superior to isosorbide mononitrate for the prevention of the
first variceal bleeding in cirrhotic patients with ascites. J Hepatol 2002; 37: 315.
9. Angelico M, Carli L, Piat C, Gentile S, Capocaccia L. Effects of
isosorbide-5-mononitrate compared with propranolol on first bleeding and long-term
survival in cirrhosis [see comments]. Gastroenterology 1997; 113:1632-9.
10. Cardenas A, Gines P, Uriz J, Bessa X, Salmeron JM, Mas A, Ortega R, Calahorra B, De
Las HD, Bosch J, Arroyo V, Rodes J. Renal failure after upper gastrointestinal bleeding in
cirrhosis: incidence, clinical course, predictive factors, and short-term prognosis.
Hepatology 2001; 34: 671-6.
11. Vivas S,
Rodriguez M, Palacio MA, Linares A, Alonso JL, Rodrigo L. Presence of bacterial infection
in bleeding cirrhotic patients is independently associated with early mortality and
failure to control bleeding. Dig Dis Sci 2001, 46: 2752-7.
12. Goulis J, Armonis A, Patch D, Sabin C, Greenslade L, Burroughs AK. Bacterial
infection is independently associated with failure to control bleeding in cirrhotic
patients with gastrointestinal hemorrhage. Hepatology 1998; 27: 1207-12.
13. Bernard B, Cadranel JF, Valla D, Escolano S, Jarlier V, Opolon P. Prognostic
significance of bacterial infection in bleeding cirrhotic patients: a prospective study.
Gastroenterology 1995; 108: 1828-34.
14. Bernard B, Grange JD, Khac EN, Amiot X, Opolon P, Poynard T. Antibiotic
prophylaxis for the prevention of bacterial infections in cirrhotic patients with
gastrointestinal bleeding: a meta-analysis. Hepatology 1999; 29: 1655-61.
15. Castaneda B, Morales J, Lionetti R, Moitinho E, Andreu V, Perez-Del-Pulgar S, Pizcueta
P, Rodes J, Bosch J. Effects of blood volume restitution following a portal
hypertensiverelated bleeding in anesthetized cirrhotic rats. Hepatology 2001; 33: 821-5.
16. Elizalde JI, Moitinho
E, Garcia-Pagan JC, Cirera I, Escorsell A, Bandi JC, Jimenez W, Bosch J, Pique JM, Rodes
J. Effects of increasing blood hemoglobin levels on systemic hemodynamics of acutely
anemic cirrhotic patients. J Hepatol 1998; 29: 789-95.
17. Villanueva C, Ortiz J, Minana J, Soriano G, Sabat M, Boadas J, Balanzo J.
Somatostatin treatment and risk stratification by continuous portal pressure monitoring
during acute variceal bleeding. Gastroenterology 2001; 121: 110-7.
18. McCormick PA, O'Keefe C. Improving prognosis following a first variceal haemorrhage
over four decades. Gut 2001; 49: 682-5.
19. Cales P, Masliah C, Bernard B, Garnier PP, Silvain C, Szostak-Talbodec N, Bronowicki
JP, Ribard D, Botta-Fridlund D, Hillon P, Besseghir K, Lebrec D. Early administration of
vapreotide for variceal bleeding in patients with cirrhosis. French Club for the Study of
Portal Hypertension. N Engl J Med 2001; 344: 23-8.
20. Primignani M, Carpinelli L, Preatoni P, Battaglia G, Carta A, Prada A, Cestari R,
Angeli P, Gatta A, Rossi A, Spinzi G, de Franchis R. Natural history of portal
hypertensive gastropathy in patients with liver cirrhosis. The New Italian Endoscopic Club
for the study and treatment of esophageal varices (NIEC). Gastroenterology 2000; 119:
181-7.
21. D'Amico G, Pietrosi G,
Tarantino I, Pagliaro L. Emergency sclerotherapy versus medical interventions for bleeding
oesophageal varices in cirrhotic patients. Cochrane Database Syst Rev 2002; CD002233.
22. Moitinho E, Planas R, Banares R, Albillos A, Ruiz-Del-Arbol L, Galvez C, Bosch J.
Multicenter randomized controlled trial comparing different schedules of somatostatin in
the treatment of acute variceal bleeding. J Hepatol 2001; 35: 712-8.
23. Cales P, Lacave N, Silvain C, Vinel JP, Besseghir K, Lebrec D. Prospective study
on the application of the Baveno II Consensus Conference criteria in patients with
cirrhosis and gastrointestinal bleeding. J Hepatol 2000; 33: 738-41.
24. Gross M, Schiemann U, Muhlhofer A, Zoller WG. Meta-analysis: efficacy of therapeutic
regimens in ongoing variceal bleeding. Endoscopy 2001; 33: 737-46.
25. Banares R, Albillos A, Rincon D, Alonso S, Gonzalez M, Ruiz-Del-Arbol L, Salcedo M,
Molinero LM. Endoscopic treatment versus endoscopic plus pharmacologic treatment for acute
variceal bleeding: a meta-analysis. Hepatology 2002; 35: 609-15.
26. Binmoeller KF,
Soehendra N. New haemostatic techniques: histoacryl injection, banding/endoloop ligation
and haemoclipping. Baillieres Best Pract Res Clin Gastroenterol 1999; 13: 85-96.
27. Akahoshi T, Hashizume M, Shimabukuro R, Tanoue K, Tomikawa M, Okita K, Gotoh N,
Konishi K, Tsutsumi N, Sugimachi K. Long-term results of endoscopic Histoacryl injection
sclerotherapy for gastric variceal bleeding: a 10-year experience. Surgery 2002; 131:
S176-S181.
28. Sarin SK, Jain AK, Jain M, Gupta R. A randomized controlled trial of
cyanoacrylate versus alcohol injection in patients with isolated fundic varices. Am J
Gastroenterol 2002; 97: 1010-5.
29. Lo GH, Lai KH , Cheng JS, Chen MH, Chiang HT. A prospective, randomized trial of
butyl cyanoacrylate injection versus band ligation in the management of bleeding gastric
varices. Hepatology 2001; 33: 1060-4.
30. Maluf-Filho F, Sakai P, Ishioka S, Matuguma SE. Endoscopic sclerosis versus
cyanoacrylate endoscopic injection for the first episode of variceal bleeding: a
prospective, controlled, and randomized study in Child-Pugh class C patients. Endoscopy
2001; 33: 421-7.
31. Jalan R, John TG,
Redhead DN, Garden OJ, Simpson KJ, Finlayson ND, Hayes PC. A comparative study of
emergency transjugular intrahepatic portosystemic stent-shunt and esophageal transection
in the management of uncontrolled variceal hemorrhage [see comments]. Am J Gastroenterol
1995; 90: 1932-7.
32. Banares R, Casado M, Rodriguez Laiz JM, Camunez F, Matilla A, Echenagusia A, Simo
G, Piqueras B, Clemente G, Cos E. Urgent transjugular intrahepatic portosystemic shunt for
control of acute variceal bleeding. Am J Gastroenterol 1998; 93: 75-9.
33. Fantin AC, Zala G, Risti B, Debatin JF, Schopke W, Meyenberger C. Bleeding anorectal
varices: successful treatment with transjugular intrahepatic portosystemic shunting
(TIPS). Gut 1996; 38: 932-5.
34. Barange K, Peron JM, Imani K, Otal P, Payen JL, Rousseau H, Pascal JP, Joffre F,
Vinel JP. Transjugular intrahepatic portosystemic shunt in the treatment of refractory
bleeding from ruptured gastric varices. Hepatology 1999; 30: 1139-43.
35. Chau TN, Patch D, Chan YW, Nagral A, Dick R, Burroughs AK. "Salvage"
transjugular intrahepatic portosystemic shunts: gastric fundal compared with esophageal
variceal bleeding. Gastroenterology 1998; 114: 981-7.
36. Sanyal AJ, Freedman
AM, Luketic VA, Purdum PP, Shiffman ML, Tisnado J, Cole PE. Transjugular intrahepatic
portosystemic shunts for patients with active variceal hemorrhage unresponsive to
sclerotherapy . Gastroenterology 1996; 111: 138-46.
37. Bernard B, Lebrec D, Mathurin P, Opolon P, Poynard T. Beta-adrenergic antagonists in
the prevention of gastrointestinal rebleeding in patients with cirrhosis: a meta-
analysis. Hepatology 1997; 25: 63-70.
38. de Franchis R. Updating consensus in portal hypertension: report of the Baveno III
Consensus Workshop on definitions, methodology and therapeutic strategies in portal
hypertension. J Hepatol 2000; 33: 846-52.
39. Schneider AW, Kalk JF, Klein CP. Effect of losartan, an angiotensin II receptor
antagonist, on portal pressure in cirrhosis. Hepatology 1999; 29: 334-9.
40. Stanley AJ, Therapondos G, Helmy A, Hayes PC. Acute and chronic haemodynamic and renal
effects of carvedilol in patients with cirrhosis. J Hepatol 1999; 30: 479-84.
41. Banares R, Moitinho E,
Piqueras B, Casado M, Garcia-Pagan JC, de Diego A, Bosch J. Carvedilol, a new nonselective
beta-blocker with intrinsic anti- Alpha 1-adrenergic activity, has a greater portal
hypotensive effect than propranolol in patients with cirrhosis. Hepatology 1999; 30:
79-83.
42. Gonzalez-Abraldes J, Albillos A, Banares R, del Arbol LR, Moitinho E, Rodriguez C,
Gonzalez M, Escorsell A, Garcia-Pagan JC, Bosch J. Randomized comparison of longterm
losartan versus propranolol in lowering portal pressure in cirrhosis. Gastroenterology
2001; 121: 382-8.
43. De BK, Das D, Sen S, Biswas PK, Mandal SK, Majumdar D, Maity AK. Acute and 7-day
portal pressure response to carvedilol and propranolol in cirrhotics. J Gastroenterol
Hepatol 2002; 17: 183-9.
44. Debernardi-Venon W, Barletti C, Alessandria C, Marzano A, Baronio M, Todros L, Saracco
G, Repici A, Rizzetto M. Efficacy of irbesartan, a receptor selective antagonist of
angiotensin II, in reducing portal hypertension. Dig Dis Sci 2002; 47: 401-4.
45. Speer CA, Ferrentino N. Angiotensin receptor antagonists in portal hypertension:
fog over paradise. Gastroenterology 2002; 122: 1543.
46. Schepke M, Werner
E, Biecker E, Schiedermaier P , Heller J, Neef M, Stoffel-Wagner B, Hofer U, Caselmann WH,
Sauerbruch T. Hemodynamic effects of the angiotensin II
receptor antagonist irbesartan in patients with cirrhosis and portal hypertension.
Gastroenterology 2001; 121: 389-95.
47. Lo GH, Lai KH , Cheng JS, Chen MH, Huang HC, Hsu PI, Lin CK. Endoscopie variceal
ligation plus nadolol and sucralfate compared with ligation alone for the prevention of
variceal rebleeding: a prospective, randomized trial [see comments]. Hepatology 2000; 32:
461-5.
48. Groszmann RJ, Bosch J, Grace ND, Conn HO, Garcia-Tsao G, Navasa M, Alberts J, Rodes J,
Fischer R, Bermann M. Hemodynamic events in a prospective randomized trial of propranolol
versus placebo in the prevention of a first variceal hemorrhage [see comments].
Gastroenterology 1990; 99: 1401-7.
49. Casado M, Bosch J, Garcia-Pagan JC, Bru C, Banares R, Bandi JC, Escorsell A,
Rodriguez-Laiz JM, Gilabert R, Feu F, Schorlemer C, Echenagusia A, Rodes J. Clinical
events after transjugular intrahepatic portosystemic shunt: correlation with hemodynamic
findings [see comments]. Gastroenterology 1998; 114: 1296-303.
50. Feu F, Garcia-Pagan JC, Bosch J, Luca A, Teres J, Escorsell A, Rodes J. Relation
between portal pressure response to pharmacotherapy and risk of recurrent variceal
haemorrhage in patients with cirrhosis [see comments]. Lancet 1995; 346: 1056-9.
51. Merkel C, Bolognesi M,
Sacerdoti D, Bombonato G, Bellini B, Bighin R, Gatta A. The hemodynamic response to
medical treatment of portal hypertension as a predictor of clinical effectiveness in the
primary prophylaxis of variceal bleeding in cirrhosis. Hepatology 2000; 32: 930-4.
52. Villanueva C, Minana J, Ortiz J, Gallego A, Soriano G, Torras X, Sainz S, Boadas J,
Cusso X, Guarner C, Balanzo J. Endoscopie ligation compared with combined treatment with
nadolol and isosorbide mononitrate to prevent recurrent variceal bleeding. N Engl J Med
2001; 345: 647-55.
53. McCormick PA, Patch D, Greenslade L, Chin J, Mclntyre N, Burroughs AK. Clinical vs
haemodynamic response to drugs in portal hypertension. J Hepatol 1998; 28: 1015-9.
54. Nevens F, Bustami R, Scheys I, Lesaffre E, Fevery J. Variceal pressure is a factor
predicting the risk of a first variceal bleeding: a prospective cohort study in cirrhotic
patients. Hepatology 1998; 27: 15-9.
55. Nevens F, Van Steenbergen W, Yap SH, Fevery J. Assessment of variceal pressure by
continuous non-invasive endoscopie registration: a placebo controlled evaluation of the
effect of terlipressin and octreotide. Gut 1996; 38: 129-34.
56. Nishida H, Giostra E,
Spahr L, Mentha G, Mitamura K, Hadengue A. Validation of color Doppler EUS for azygos
blood flow measurement in patients with cirrhosis: Application to the acute hemodynamic
effects of somatostatin, octreotide, or placebo. Gastrointest Endosc 2001; 54: 24-30.
57. Debatin JF, Zahner B, Meyenberger C, Romanowski B, Schopke W, Marincek B, Fuchs WA.
Azygos blood flow: phase contrast quantitation in volunteers and patients with portal
hypertension pre- and postintrahepatic shunt placement. Hepatology 1996; 24: 1109-15.
58. Gines A, Escorsell A, Gines P, Salo J, Jimenez W, Inglada L, Navasa
M, Claria J, Rimola A, Arroyo V. Incidence, predictive factors, and prognosis of the
hepatorenal syndrome in cirrhosis with ascites [see comments]. Gastroenterology 1993; 105:
229-36.
59. Arroyo V, Gines P, Gerbes AL, Dudley FJ, Gentilini P, Laffi G, Reynolds TB,
Ring-Larsen H, Sch"Imerich J. Definition and diagnostic criteria of refractory
ascites and hepatorenal syndrome in cirrhosis. Hepatology 1996; 23: 164-76.
60. Le Moine O. Hepatorenal syndrome--outcome after liver transplantation. Nephrol Dial
Transplant 1998; 13: 20-2.
61. Lenz K, Hortnagl
H, Druml W, Reither H, Schmid R, Schneeweiss B, Laggner A, Grimm G, Gerbes AL. Ornipressin
in the treatment of functional renal failure in decompensated liver cirrhosis. Effects on
renal hemodynamics and atrial natriuretic factor. Gastroenterology 1991; 101: 1060-7.
62. Guevara M, Gines P, Fernandez-Esparrach G, Sort P , Salmeron JM, Jimenez W, Arroyo V,
Rodes J. Reversibility of hepatorenal syndrome by prolonged administration of ornipressin
and plasma volume expansion. Hepatology 1998; 27: 35-41.
63. Hadengue A, Gadano A, Moreau R, Giostra E, Durand F, Valla D, Erlinger S, Lebrec
D. Beneficial effects of the 2-day administration of terlipressin in patients with
cirrhosis and hepatorenal syndrome. J Hepatol 1998; 29: 565-70.
64. Uriz J, Gines P, Cardenas A, Sort P, Jimenez W, Salmeron JM, Bataller R, Mas A, Navasa
M, Arroyo V, Rodes J. Terlipressin plus albumin infusion: an effective and safe therapy of
hepatorenal syndrome. J Hepatol 2000; 33: 43-8.
65. Mulkay JP, Louis H, Donckier V, Bourgeois N, Adler M, Deviere J, Le Moine O.
Long-term terlipressin administration improves renal function in cirrhotic patients with
type 1 hepatorenal syndrome: a pilot study. Acta Gastroenterol Belg 2001; 64: 15-9.
66. Moreau R, Durand F,
Poynard T, Duhamel C, Cervoni JP, Ichai P, Abergel A, Halimi C, Pauwels M, Bronowicki JP,
Giostra E, Fleurot C, Gurnot D, Nouel O, Renard P, Rivoal M, Blanc P, Coumaros D, Ducloux
S, Levy S, Pariente A, Perarnau JM, Roche J, ScribeOuttas M, Valla D, Bernard B, Samuel D,
Butel J, Hadengue A, Platek A, Lebrec D, Cadranel JE Terlipressin in patients with
cirrhosis and type 1 hepatorenal syndrome: a retrospective multicenter study.
Gastroenterology 2002; 122: 923-30.
67. Angeli P, Volpin R, Gerunda G, Craighero R, Roner P, Merenda R, Amodio P, Sticca A,
Caregaro L, Maffei-Faccioli A, Gatta A. Reversal of type 1 hepatorenal syndrome with the
administration of midodrine and octreotide. Hepatology 1999; 29: 1690-7.
68. Kaffy F, Borderie C, Chagneau C, Ripault MP, Larzilliere I, Silvain C, Beauchant M.
Octreotide in the treatment of the hepatorenal syndrome in cirrhotic patients. J Hepatol
1999;30:174.
69. Duvoux C, Zanditenas D, Hezode C, Chauvat A, Monin JL,
Roudot-Thoraval F, Mallat A, Dhumeaux D. Effects of noradrenalin and albumin in patients
with type I hepatorenal syndrome: a pilot study. Hepatology 2002; 36: 374-80.
70. Holt S, Goodier D, Marley R, Patch D, Burroughs A, Fernando B, Harry D, Moore K.
Improvement in renal function in hepatorenal syndrome with N-acetylcysteine. Lancet 1999;
353: 294-5.
71. Akriviadis E, Botla R,
Briggs W, Han S, Reynolds T, Shakil O. Pentoxifylline improves short-term survival in
severe acute alcoholic hepatitis: a double-blind, placebo-controlled trial.
Gastroenterology 2000; 119: 1637-48.
72. Guevara M, Gines P, Bandi JC, Gilabert R, Sort P, Jimenez W, Garcia-Pagan JC,
Bosch J, Arroyo V, Rodes J. Transjugular intrahepatic portosystemic shunt in hepatorenal
syndrome: effects on renal function and vasoactive systems. Hepatology 1998; 28: 41622.
73. Mitzner SR, Stange J, Klammt S, Risler T, Erley CM, Bader BD, Berger ED, Lauchart
W, Peszynski P, Freytag J, Hickstein H, Loock J, Lohr JM, Liebe S, Emmrich J, Korten G,
Schmidt R. Improvement of hepatorenal syndrome with extracorporeal albumin dialysis MARS:
results of a prospective, randomized, controlled clinical trial. Liver Transpl 2000; 6:
277-86.
[Nouveautés] [Lignes directrices] [Périodiques] [Spécialités] [Médecin] [Etudiant] [FMC] [Images] [Informatique] [Patient] [Associations] [Bibliothèque]