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Le virus de l'hépatite C (VHC) est responsable de l'ensemble des manifestations de
l'hépatite C. L'infection du foie par le VHC est associée à des lésions d'hépatite
aiguë, qui régressent lorsque l'infection guérit. L'infection chronique est associée
à des lésions chroniques du foie. En cas de guérison après un traitement anti-viral
(arrêt de la réplication virale qui persiste après l'arrêt du traitement), les
lésions hépatiques régressent complètement. Cependant, le VHC ne semble pas être à
proprement parler un virus cytopathique, c'est-à-dire toxique pour les cellules qu'il
infecte. Les lésions hépatiques pourraient être liées principalement à la réponse
immune, en particulier cytotoxique, dirigée contre les hépatocytes exprimant des
antigènes viraux à leur surface. II faut cependant noter la plus grande sévérité de
l'infection chez les patients immuno-déprimés, en particulier les sujets co-infectés
par le VIH, en dépit de réponses immunitaires qualitativement et quantitativement
altérées. Les mécanismes sousjacents restent inconnus. Le VHC est également associé
à un certain nombre de manifestations extra-hépatiques de mécanisme immunologique. La
cryoglobulinémie mixte est la plus fréquente et des particules virales complètes sont
trouvées au sein des complexes cryoglobulinémiques. L'élimination du virus par le
traitement anti-viral est associé à une disparition des cryoglobulines circulantes et à
la régression de toutes les manifestations de vascularite présentes, à l'exception
parfois de la neuropathie périphérique. Là encore, le rôle du VHC semble en grande
partie indirect, lié à l'hyperstimulation antigénique des lymphocytes B aboutissant à
leur prolifération clonale. Celle-ci peut même, dans de rares cas, évoluer vers une
prolifération maligne à type de lymphome non-hodgkinien lympho-plasmocytoïde.
Finalement, le rôle des protéines virales produites dans les hépatocytes au cours de la
réplication et de leur interaction avec le cycle cellulaire dans la survenue du carcinome
hépatocellulaire a été évoqué pour plusieurs d'entre elles. Ce rôle reste cependant
discuté, et la cirrhose semble le principal facteur déterminant la survenue du carcinome
hépato-cellulaire.
Au total, le virus joue
un rôle central dans la pathogenèse de l'infection, mais ce rôle semble passer
principalement par l'interaction entre ses composants et les différentes réponses de
l'hôte. |