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L'hépatite chronique C. Le virus
Jean-Michel PAWLOTSKY Hôpital Henri Mondor, Creteil
Journée d'Hépatologie de l'Hôpital Henri Mondor 2001

Mis en ligne le 27 septembre 2001 par Bruno Bour MD        Maîtres Toiles     

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Le virus de l'hépatite C (VHC) est responsable de l'ensemble des manifestations de l'hépatite C. L'infection du foie par le VHC est associée à des lésions d'hépatite aiguë, qui régressent lorsque l'infection guérit. L'infection chronique est associée à des lésions chroniques du foie. En cas de guérison après un traitement anti-viral (arrêt de la réplication virale qui persiste après l'arrêt du traitement), les lésions hépatiques régressent complètement. Cependant, le VHC ne semble pas être à proprement parler un virus cytopathique, c'est-à-dire toxique pour les cellules qu'il infecte. Les lésions hépatiques pourraient être liées principalement à la réponse immune, en particulier cytotoxique, dirigée contre les hépatocytes exprimant des antigènes viraux à leur surface. II faut cependant noter la plus grande sévérité de l'infection chez les patients immuno-déprimés, en particulier les sujets co-infectés par le VIH, en dépit de réponses immunitaires qualitativement et quantitativement altérées. Les mécanismes sousjacents restent inconnus. Le VHC est également associé à un certain nombre de manifestations extra-hépatiques de mécanisme immunologique. La cryoglobulinémie mixte est la plus fréquente et des particules virales complètes sont trouvées au sein des complexes cryoglobulinémiques. L'élimination du virus par le traitement anti-viral est associé à une disparition des cryoglobulines circulantes et à la régression de toutes les manifestations de vascularite présentes, à l'exception parfois de la neuropathie périphérique. Là encore, le rôle du VHC semble en grande partie indirect, lié à l'hyperstimulation antigénique des lymphocytes B aboutissant à leur prolifération clonale. Celle-ci peut même, dans de rares cas, évoluer vers une prolifération maligne à type de lymphome non-hodgkinien lympho-plasmocytoïde. Finalement, le rôle des protéines virales produites dans les hépatocytes au cours de la réplication et de leur interaction avec le cycle cellulaire dans la survenue du carcinome hépatocellulaire a été évoqué pour plusieurs d'entre elles. Ce rôle reste cependant discuté, et la cirrhose semble le principal facteur déterminant la survenue du carcinome hépato-cellulaire.

Au total, le virus joue un rôle central dans la pathogenèse de l'infection, mais ce rôle semble passer principalement par l'interaction entre ses composants et les différentes réponses de l'hôte.

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