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Cancer colorectal :
qu'apporte le PET-scan
Iradj SOBHANI
Hôpital Bichat, Paris
Journée de Gastroentérologie de
l'Hôpital Henri Mondor
Mis en ligne le 27 septembre 2001 par Bruno Bour MD
Maîtres Toiles |











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Les cancers colo-rectaux sont au
premier rang des cancers en France. Leur pronostic dépend du stade initial, lui-même
conditionnant la récidive loco-régionale ou à distance : 56 pour les Dukes C à 2 ans.
La survie ne dépasse pas 65 % à 3 ans en l'absence de chimiothérapies adjuvantes. Le
pronostic des tumeurs à haut potentiel métastatique (stade initial Dukes C) est
amélioré par les traitements adjuvants (chimiothérapies de 2e et 3e lignes et/ou
métastasectomie). Aussi la détection précoce des métastases influence ce pronostic.
Or, les examens morphologiques et biologiques actuellement disponibles et conseillés dans
la surveillance des cancers colo-rectaux à haut potentiel métastatique sont peu
contributifs (examen clinique, radio pulmonaire, dosage d'ACE sérique), d'interprétation
difficile (échographie abdominale, scanner pelvien pour les cancers rectaux) et coûteux
(doublon échographie et scanner spiralé). Ces examens doivent être améliorés.
L'imagerie métabolique en tomoscintigraphie d'émission de positons (TEP) permet
l'identification spécifique des cellules cancéreuses. En effet, le glucose est accumulé de façon
préférentielle dans les cellules à haute activité métabolique comme les cellules
cancéreuses. Le glucose marqué au fluor 18 est aisément détectable grâce au
rayonnement qu'il émet. Sa détection au niveau du corps entier peut se faire à l'aide
d'un scanner ou d'une caméra. Ainsi, la TEP paraît une technique prometteuse car, elle
analyse le corps entier et détecte plus précocement les métastases hépatiques ou
pulmonaires, par rapport au scanner spiralé, par exemple. II existe une AMM pour cet
examen dans le bilan initial d'extension de nombreuses tumeurs. Sa place dans différents
domaines comme celui des cancers ORL ou pulmonaires est de plus en plus définie. Dans le
domaine du cancer du côlon, elle pourrait être utilisée dans différentes situations :
bilan initial, surveillance d'un cancer traité, bilan pré-métastasectomie.
Les indications
retenues sont : marqueur néoplasique (ACE, par exemple) élevé sans image tumorale
évidente, bilan d'extension avant une métastasectomie, suspicion de récidive locale
dans la tumeur rectale opérée et radio-traitée. Toutefois, il n'existe pas d'étude de
suivi et en particulier d'étude randomisée évaluant l'impact de cet examen sur le
pronostic des cancers colo-rectaux. On ne sait en particulier si le fait de détecter plus
précocement des récidives, améliore la survie des patients. Aussi, la valeur
pronostique de cette technique est actuellement en cours d'évaluation.

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Pour en savoir plus
Gambhir SS, Czernin J, Schwimmer J,
Silverman, DH, Coleman RE, Phelps ME. A tabulated summary of the FDG PET literature. J
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Bombardieri E, Aliberti
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Mar;20(2):134-146 [Abstract
Medline PubMed]
Hung GU, Shiau YC, Tsai
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in the evaluation of recurrent colorectal cancer. Anticancer Res 2001 Mar; 21
(2B):1375-1378 [Abstract
Medline PubMed]
Topal B, Flamen P,
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whole-body emission tomography in potentially curable colorectal liver metastases. Eur J
Surg Oncol 2001 Mar;27(2):175-179 [Abstract
Medline PubMed]


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