Hygiène du coeur et
des vaisseaux |
Sommaire
Fonction circulatoire
Appareil circulatoire
Principaux facteurs de risque cardio-vasculaire et leur prévention
Prévenir dès l'enfance
Hygiène veineuse
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La première cellule vivante est apparue dans leau de mer. Toute cellule vivante a besoin pour fonctionner dêtre immergée dans un milieu formé deau salée, au sein duquel elle puisse trouver tous les éléments dont elle a besoin, et où elle puisse rejeter tous les déchets de son activité.
Or, lorganisme des mammifères, et tout spécialement de lhomme, est formé denviron 200 milliards de cellules. La plupart dentre elles sont éloignées du milieu nourricier. Au cours de lévolution, ce milieu nourricier sest transporté dans un liquide qui baigne toutes nos cellules et que Claude Bernard a décrit sous le terme de milieu intérieur, par opposition au milieu extérieur.
« Ce milieu intérieur est constitué par une quinzaine de litres deau salée qui contient
tous les éléments nécessaires à la vie. Il doit donc être constamment renouvelé, pour apporter à
chaque cellule les éléments dont elle a besoin, et emporter les déchets de leur
fonctionnement. »
(A. Jouve)
Lappareil circulatoire a précisément pour fonction dassurer cette liaison entre le milieu intérieur et le milieu extérieur par le transport du sang à tous nos organes, à chacune de nos cellules. Cest la circulation sanguine. Grâce à elle, le sang puise dans lair extérieur au niveau des alvéoles pulmonaires, grâce à ses globules rouges, loxygène dont lorganisme a besoin, et y rejette le gaz carbonique et la vapeur deau.
Il apporte aux différents organes les substances nutritives indispensables et emporte les déchets de la vie cellulaire.
La circulation a en outre pour rôle dassurer le transport de certains éléments dun organe à un autre, et dassurer la régulation et la constance de la température du corps en adaptant le débit des petits vaisseaux de la peau.
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L'appareil circulatoire est formé un
double circuit : la circulation générale et la circulation pulmonaire Desin Evelyne Tastet |
1. La
circulation générale
La circulation générale, à partir de la partie gauche du cur (oreillette et ventricule gauches), conduit le sang chargé doxygène (sang rouge), à travers laorte et ses branches de division, jusquaux différents organes. Elle y dépose loxygène de ses globules rouges et les différentes substances du plasma nécessaires à la vie des cellules.
Le sang, chargé de déchets, en particulier de gaz carbonique, retourne au cur droit à travers le réseau veineux, jusquaux grosses veines caves qui aboutissent à loreillette droite.
2. La
circulation pulmonaire
La circulation pulmonaire part du cur droit (oreillette et ventricule droits). Le ventricule droit propulse le sang chargé de gaz carbonique (sang bleu) à travers lartère pulmonaire et ses branches de division, jusquaux alvéoles pulmonaires, où le sang se débarrasse de gaz carbonique et se recharge en oxygène. Le sang ainsi oxygéné est ramené à loreillette et au ventricule droits par les veines pulmonaires.
3. Le
cur
Le cur est dabord un muscle (appelé myocarde) chargé de propulser le sang dans tout lorganisme par ses contractions régulières et rythmées.
Il est divisé en 4 cavités : les oreillettes droite et gauche, chambres de remplissage, les ventricules droit et gauche, chambres de propulsion. Ces cavités sont groupées 2 à 2 : oreillette et ventricule droits formant le cur droit, oreillette et ventricule gauches formant le cur gauche. Cur droit et cur gauche sont séparés par une cloison étanche. Lécoulement de sang dans la bonne direction est assuré par un jeu de valves entre chaque oreillette et son ventricule, et entre les ventricules et leurs artères. Ces valvules sopposent au reflux du sang. La pression artérielle sélève pendant la contraction des deux ventricules : cest la pression artérielle systolique ; elle sabaisse pendant la période de repos du cur : cest la pression artérielle diastolique.
4. Le muscle cardiaque est recouvert dune membrane séreuse à double feuillet, le péricarde, qui le protège et en facilite les glissements.
5. Il est tapissé à lintérieur par un revêtement, lendocarde, mal vascularisé, notamment au niveau des valvules. Cette zone est un point dappel pour la fixation de certains microbes, notamment ceux de la famille du streptocoque, qui sont à lorigine de lésions cardiaques : insuffisance mitrale ou aortique, endocardite bactérienne.
6. Le cur est doté dune autre particularité remarquable, celle de pouvoir se contracter de façon autonome. Un circuit électrique de commande, appelé tissu nodal, assure la contraction régulière et rythmée du muscle cardiaque. Ce courant électrique part du nud sinusal situé à la partie haute de loreillette droite ; des voies de conduction assurent la transmission du courant électrique aux différentes parties du cur.
7. Les artères sont formées de 3 couches concentriques :
- une couche externe appelée adventice, qui apporte à lartère les éléments nourriciers dont elle a besoin.
- une couche moyenne, musculaire et élastique, surtout riche en fibres élastiques dans les grosses artères, surtout riche en fibres musculaires dans les artérioles (petites artères).
Laltération des fibres élastiques, notamment celle de laorte, expose à la distension de la région concernée et à linstallation dun anévrisme de laorte.
- une couche interne, au contact du courant sanguin, fragile, mal irriguée, lieu délection des lésions et des dépôts graisseux générateurs dathérosclérose.
8. Les capillaires représentent le réseau déchanges entre le sang et les cellules par lintermédiaire de la lymphe interstitielle, milieu intérieur baignant toutes les cellules. Ce sont de tous petits vaisseaux, (fins comme des cheveux doù leur nom), de lordre de 5 à 10 microns de diamètre, qui forment un réseau incroyablement serré de lordre de 2500 capillaires par cm². Leur paroi, dune très grande minceur, de lordre dun micron, est formée par une simple couche de cellules plates, permettant des échanges faciles à travers leur paroi, entre le sang et les liquides entourant la cellule.
9. Les veines ont pour rôle de ramener le sang depuis les capillaires jusquau cur. Dabord formées de toutes petites veinules, elles se rassemblent en veines de plus en plus grosses jusquaux veines caves supérieures et inférieures qui ramènent le sang bleu vers le cur. Le secteur veineux est très extensible. Le sang y circule sous faible pression. Elles constituent un vaste réservoir sanguin, contenant de 65 à 70% du volume sanguin de lorganisme.
La dilatation excessive des veines, surtout fréquente aux jambes, se traduit par des varices et une insuffisance veineuse.
La lenteur du courant sanguin favorise la formation dun caillot, ou thrombose, dans certaines circonstances : suites de couches, suites opératoires, immobilisation prolongée. Lorsque le caillot se détache de la paroi veineuse, il est emporté par le flux sanguin vers le cur droit et lartère pulmonaire, dont il vient obstruer une branche ; il est ainsi à lorigine dune embolie pulmonaire qui revêt parfois un caractère dramatique.
10. Lépuration sanguine est assurée par 3 organes :
- les poumons qui assurent lépuration gazeuse (gaz carbonique et vapeur deau).
- les reins qui assurent la constance du milieu intérieur par lélimination dans lurine des produits en excès dans le sang et des produits toxiques solubles.
- le foie, placé entre le réseau veineux digestif de la veine-porte, et la veine cave inférieure ; il assure, par sa fonction anti-toxique , la neutralisation de substances dangereuses pour lorganisme.
Ces 3 organes sont dotés dun réseau capillaire particulièrement dense.
1. LAthérosclérose
Le risque majeur est celui de lathérosclérose ou encrassement des artères par des dépôts de graisse sur leur paroi interne ; ces dépôts entraînent un rétrécissement progressif du calibre de lartère. Le sang circule de plus en plus mal ; des caillots peuvent se former et obstruer lartère : cest la thrombose. Les tissus irrigués par lartère ne reçoivent plus les substances vitales dont ils ont besoin ; ils sont privés de loxygène
indispensable à leur vie. Lathérosclérose atteint toutes les artères, mais certains organes y sont particulièrement sensibles, notamment les plus richement irrigués, les plus avides doxygène :
- les artères nourricières du cur, ou artères coronaires, dont lobstruction
aboutit à linfarctus du myocarde.
- les artères du cerveau, avec le risque de thrombose cérébrale.
- les artères rénales, avec le risque dinsuffisance rénale.
Dautres localisations sont fréquentes :
- les artères nourricières de laorte, avec le risque danévrisme.
- les artères des jambes, avec le risque de gangrène.
2. Lhypercholestérolémie, ou excès de cholestérol dans le sang, est la cause majeure de lathérosclérose. Le cholestérol est un produit indispensable à la vie de toutes nos cellules, ainsi quà la formation de certaines hormones, comme les hormones surrénales. Cest lexcès de cholestérol qui est dangereux , au delà de 2,50g par litre de sang. Encore faut-il distinguer 2 sortes de cholestérol : le « bon » cholestérol dune part, ou cholestérol H.D.L. (lipides de haute densité) qui joue le rôle déboueur des artères et tend à évacuer le cholestérol en excès ; cest un protecteur du cur et des artères. Le « mauvais » cholestérol dautre part ou cholestérol L.D.L. (lipides de basse densité) qui tend à se déposer sur la paroi des artères et à les encrasser. Cest lui qui va former les plaques dathérome. Il existe des formes familiales dhypercholestérolémie, dépendant dune cause génétique ; dans ce cas, la meilleure prévention réside dans le traitement médicamenteux prescrit par le médecin, régulièrement suivi et quil ne faut pas interrompre sans avis médical.
Dans dautres cas, par contre, lhypercholestérolémie est acquise et en rapport avec le mode de vie et les erreurs de régime alimentaire.
Beaucoup de personnes mangent trop et mangent mal. Leur régime comprend trop de graisses et surtout trop de graisses animales (lard, graisse de cuisson des viandes ). Labsorption excessive de ces graisses dites saturées augmente le taux des lipides dangereux pour les artères et saccompagne dun excès de cholestérol.
Un excès de poids est souvent le signe dune alimentation déséquilibrée.
La diététique appropriée comporte donc :
- un apport calorique global proportionné aux dépenses énergétiques ;
- un apport de graisses alimentaires limité à 30% de la ration calorique globale ;
- un apport de graisses saturées (dorigine animale) au quart de lapport des graisses ;
- la moitié de lapport de graisse doit être fourni par les graisses végétales qui sopposent au dépôt de cholestérol dans les artères, notamment par les huiles végétales dolive, de maïs, de tournesol.
Les aliments à privilégier sont :
- les poissons riches en protéines dexcellente qualité, sources de fer, de phosphore, diode, peu gras ou fournisseurs de bonnes graisses ;
- les produits laitiers, riches en calcium et notamment les moins gras : lait écrémé, yaourt, fromage blanc ;
- les légumes et les fruits, riches en calcium et potassium, riches en fibres utiles pour le bon fonctionnement intestinal, à consommer à chaque repas ;
- leau : « leau hydrate les cellules, transporte les substances nutritives, élimine les déchets. Leau est la seule boisson indispensable : il faut boire au moins 1 litre deau par jour, même sans soif, aux repas et en dehors des repas.
Pour préparer la cuisine, on préférera les modes de cuisson sans matières grasses.
Les aliments à éviter sont :
- les aliments trop riches en graisses animales : viande et charcuterie grasse, fritures, sauces grasses.
- les boissons alcoolisées.
Limiter les apports daliments riches en cholestérol (beurre, jaune duf) sans les supprimer de lalimentation.
3. Lhypertension
artérielle
Elle correspond à un excès de pression dans le circuit artériel, atteint toutes les artères. Elle favorise le dépôt de graisses sur leur paroi donc, lathéro-sclérose ; elle contraint le cur à une surcharge de travail, le fatigue prématurément et provoque sa défaillance. Elle est un facteur de risque important pour les accidentés vasculaires cérébraux, linsuffisance cardiaque et linsuffisance rénale. Elle multiplie par 3 le risque dinfarctus du myocarde et le multiplie par 6 lorsquelle est associée au tabac. Chez un certain nombre de personnes, lhypertension artérielle est une maladie familiale. Il existe heureusement, à lheure actuelle, des médicaments de lhypertension artérielle, efficaces dans la plupart des cas. La meilleure prévention réside alors dans la régularité des prises médicamenteuses, aux doses présentées par le médecin sous surveillance médicale régulière. Chez dautres personnes, lhypertension artérielle est due au mode de vie et à des erreurs diététiques, ou, à tout le moins, aggravée par celles-ci.
Les principaux facteurs de risque sont, à cet égard :
- la consommation excessive de sel dans lalimentation ;
- labus des boissons alcoolisées : 30% des hypertensions artérielles sont dues à lalcool ;
- le tabagisme et le stress.
Les
mesures préventives appropriées en découlent :
La première de ces mesures consiste à ne pas abuser du sel et des aliments salés. Il faut perdre lhabitude de rajouter systématiquement du sel aux aliments, et ne pas laisser de salière sur la table du repas.
En France, la consommation moyenne de sel atteint 12 grammes par jour, alors que 3 à 4 grammes suffiraient dans des conditions normales. Lhypertension artérielle nexiste pas dans les pays où la consommation de sel ne dépasse pas ces chiffres.
A linverse, lhypertension artérielle est fréquente dans les régions où la consommation de sel dépasse 20g par jour, comme dans certaines régions du nord du Japon.
4. Lhyperglycémie
Lexcès de sucre dans le sang , ou hyperglycémie, est également un facteur daltération des vaisseaux du sang, notamment sous la forme de diabète non contrôlé : il constitue notamment une cause daltération des vaisseaux rénaux, datteinte des artères coronaires et dinfarctus du myocarde, dartérite des membres inférieurs.
Lorsque le régime ne suffit pas à normaliser le taux de sucre dans le sang, la meilleure prévention réside dans le traitement médicamenteux du diabète régulièrement suivi et surveillé. Dans tous les cas, un régime approprié est indiqué.
Ne pas abuser du sucre et des aliments sucrés : gâteaux, pâtisseries, sirops, sodas. A ces sucres daction rapide, il faut préférer, en règle générale, les sucres lents : pâtes, pommes de terre, pain, lentilles, petits pois.
Eviter lexcès de poids, ainsi que lalcool, qui fait monter le taux de sucre dans le sang.
5. Le
tabagisme
Le tabagisme représente une menace majeure pour le cur et les artères. Il abaisse le taux du « bon » cholestérol, celui qui protège les artères et les rend plus réceptives au dépôt du « mauvais » cholestérol. Il favorise la thrombose et le spasme artériel. Il accélère le cur et augmente la tension artérielle. Il est dangereux pour toutes les artères, et plus spécialement pour les artères coronaires du cur, avec la menace dinfarctus ; pour les artères du cerveau, avec le risque de paralysie ; pour laorte, avec le risque danévrisme. Il est la cause quasi exclusive de lartérite des membres inférieurs, avec son risque de gangrène.
Larrêt total et immédiat du tabac est indispensable à la prévention et au traitement des maladies du cur et des artères.
6. Lalcool
Lalcool constitue un des principaux facteurs de risque cardio-vasculaire. Par action directe sur les fibres du muscle cardiaque, il est à lorigine de cardiomyopathie alcooliques (maladies du muscle cardiaque).
Il augmente lexcitabilité du cur et favorise les troubles du rythme.
Il est un facteur de risque pour lhypertension artérielle : 30% des hypertensions artérielles régressent par la suppression de lalcool.
Le risque daccident vasculaire cérébral serait triplé chez les gros buveurs.
Lalcool augmente les triglycérides du sang, facteur dathérosclérose.
Par contre, le vin rouge, pris en quantité modérée, serait doté dune action anti-oxydante et aurait un effet positif sur la formation du « bon » cholestérol H.D.L..
Lorsquil est absorbé en quantité trop forte, au-delà de 2 verres par jour, cet effet sinverse
Evitons tout abus de boissons alcoolisées. Buvons avec modération du bon vin, notamment du vin rouge.
7. Le stress
Le stress est un facteur daggravation des maladies cardio-vasculaires : hypertension artérielle, infarctus du myocarde Apprenons à le contrôler par la détente, la maîtrise de soi, la relaxation, la qualité du sommeil, un exercice physique raisonnable.
8. Le manque
dexercice physique
La vie moderne favorise la sédentarité. La plupart dentre nous passent une grande partie de leur temps assis : devant leur écran de télévision ou dordinateur, à table, dans leur voiture, dans leur travail.
Cette vie trop sédentaire affaiblit le cur ; le muscle cardiaque perd de sa puissance et envoie moins doxygène aux muscles et aux organes. La musculature a elle même tendance à satrophier et les articulations à perdre leur souplesse.
Lexercice physique, par contre, améliore la performance du cur et sa résistance à leffort. Il améliore le débit artériel. Il brûle les excès de sucre et de graisses de sang. Il favorise la circulation sanguine et permet une meilleures irrigation de tous les muscles, du cur en particulier. Il apporte la détente et calme le stress.
Pour être bénéfique, lexercice physique doit être raisonnable, progressif et surtout régulier. Ce qui compte cest lexercice physique quotidien, et non pas la pratique dun sport plus ou moins violent une fois par semaine ou à loccasion des vacances.
« La marche est lactivité physique la plus naturelle ; elle peut être pratiquée par tous à tout âge, en tout lieu ».
Chaque fois
que cest possible, il faut préférer la marche à la voiture, monter les escaliers
au lieu de prendre lascenseur ou lescalator, faire à pied une partie du
trajet qui conduit du lieu de travail à son domicile. On peut marcher partout, en ville
comme à la campagne. Toutefois la marche en montagne est particulièrement bénéfique.
Il faut la pratiquer à son pas, partir dun rythme assez lent, maintenir une cadence
régulière, sans jamais sessouffler. Dune façon générale, il est
préférable de pratiquer, outre la marche, des
exercices dendurance, en aérobie, cest-à-dire en utilisant pleinement sa
respiration : natation, bicyclette, footing à petites foulées. Pendant tous ces
exercices, il faut veiller à la qualité de la
respiration, surtout à lexpiration.
9. Linfection
streptococcique
Le streptocoque est un microbe dangereux pour le cur, notamment pour les valvules du cur. Il importe à cet égard de surveiller les gîtes microbiens le plus souvent en cause : foyers dinfections des sinus de la face, amygdalite, et de ne jamais négliger une angine, dautant que la pénicilline demeure très efficace contre le streptocoque.
Ecoutons les conseils du Professeur A. Jouve :
Lathérosclérose commence à sinstaller dès les premières années de la vie, à un âge où les lésions sont totalement réversibles. A lâge adulte, les lésions dathérosclérose deviennent irréversibles ; cest 20 ans plus tôt quil aurait fallu les traiter.
Cest aussi dans lenfance que se contractent les mauvaises habitudes alimentaires ; alimentation trop riche, consommée à des horaires irréguliers, trop chargée en sucre : friandises, pâtisseries, soda, trop riche en graisse : beurre,
crème, trop
salée : fritures, pommes chips
repas mal
répartis, au détriment du petit déjeuner.
Manger mieux, cela commence au berceau. Il ne faut pas confondre beau bébé et gros bébé.
Le lait maternel est celui qui convient le mieux à lenfant. Il ne faut pas ajouter de sucre ou de sel dans ses petits pots, sous le prétexte de stimuler son appétit.
« Donnez lui tout de suite de bonnes habitudes
pour quil nait pas plus tard, à en perdre de mauvaises ».
(Pr. A. Jouve)
Un enfant obèse est un grand candidat à lhypertension artérielle. Il faut lutter dès le jeune âge contre la trop forte consommation de sucre, de boissons gazéifiées et de sel.
Prévenir lhypertension artérielle, cest prendre lhabitude dès lenfance :
- de manger modérément, surtout peu de sucres et de graisses ;
- de ne pas resaler les aliments ;
- de faire régulièrement de lexercice physique ; de rechercher la vie au grand air ;
- de fuir les lieux enfumés et clos.
· Lenfant est la cible et la victime du tabac. Il doit parfois supporter le tabagisme des parents, quelquefois dès avant sa naissance.
« Fumeurs impénitents, avez-vous conscience du
mal que vous faites autour de vous » ?
« Les soins dont on entoure une vigne, ne
peut-on les appliquer à protéger la santé de nos enfants » ?
(Pr. A. Jouve)
Seule une prévention précoce instaurée dès lenfance, peut être pleinement efficace contre le développement des maladies cardio-artérielles, qui constitue à lheure actuelle un des problèmes les plus importants de la médecine, et ceci dès le jeune âge.
La fondation pour la Recherche Médicale nous rappelle les principales règles dhygiène à respecter pour prévenir les varices ou, au moins, en prévenir laggravation. Ces règles peuvent se résumer à 5 conseils :
· Eviter la stagnation veineuse par un exercice régulier : la marche, au moins une heure par jour, vélo, natation, gymnastique au sol, jambes surélevées.
Les sports
qui entraînent un ébranlement répété de la colonne sanguine sont à éviter :
tennis, squash, équitation
De même, on
évitera la station debout prolongée.
· Eviter les sources de chaleur : exposition solaire à la plage, bains chauds. Ainsi que le conseille le docteur Marie-Christine Ginestat dans la revue « Angiologie » (supplément n° 72), sur la plage, on évitera de rester les jambes immobiles au soleil ; on les protégera sous un parasol ou une serviette mouillée ; le bronzage des jambes sera obtenu en marchant le long des plages.
On conseillera, par contre, des applications, 2 fois par jour, des douches fraîches de 18° à 20° dont le jet va de la cheville à la racine du membre.
· Pour favoriser le retour veineux, on évitera les chaussures ou bottes trop ajustées et les talons hauts. On préférera une chaussure confortable, souple, assez large, avec des talons de 2 à 3 centimètres.
On évitera de même de porter des vêtements trop
serrés.
· Lalimentation devra éviter la surcharge pondérale, car lobésité aggrave les varices. On évitera le vin blanc qui favorise les crampes nocturnes, ainsi que le tabac. Lutilisation de la pilule contraceptive peut favoriser les varices.
· Pour aider
au retour veineux, on peut soulever les pieds du
lit, car les veines se drainent pendant la nuit. Dans la journée, le port du bas de contention est indiqué,
notamment en cas de station debout prolongée.


