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Ph Sogni - Hôpital Cochin, Paris Réunion annuelle de
pathologie digestive de l'hôpital Cochin - Paris - 08 février 2002 Mis en ligne le 12 février 2002 par Bruno Bour MD Maîtres Toiles
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Lhémochromatose est une maladie autosomale récessive caractérisée par une augmentation de labsorption intestinale de fer et son accumulation dans le foie, le pancréas, le cur, les articulations et les gonades notamment. Sans traitement, les 4 causes de surmortalité sont les complications de la cirrhose, le carcinome hépato-cellulaire, les complications du diabète et la cardiomyopathie. En 1996, le gène HFE a été cartographié sur le bras court du chromosome 6 et 2 variants allèliques (C282Y et H63D) ont été trouvés comme signifiquativement associés au phénotype hémochromatose. La combinaison C282Y/C282Y (homozygote C282Y) représente la combinaison la plus fréquemment retrouvée chez les malades atteints dhémochromatose (75 à 100 % des malades). Actuellement, lhémochromatose fait lobjet dun dépistage ciblé individuel destiné soit à des patients symptomatiques avec des manifestations cliniques ou biologiques soit à des patients asymptomatiques dans le cadre dune enquête familiale dun patient atteint dhémochromatose (tableau 1) [1]. Cependant, étant donné la fréquence et la gravité potentielle de lhémochromatose ainsi que des possibilités de diagnostic génotypique et de traitement précoce, se pose la question de la mise en place dun dépistage systématique généralisé de cette pathologie (tableau 2).
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1- Comment dépister ?
Lhémochromatose est longtemps asymptomatique. Il est donc important de pouvoir dépister cette maladie le plus précocément possible par des tests validés et réalisables en routine. Cependant, deux stratégies différentes peuvent être envisageables :
- Stratégie 1 : Le dépistage dune surcharge en fer à un stade (si possible) asymptomatique et envisager son traitement. Ce dépistage ne peut être réalisé que par des tests biochimique et permet de dépister les sujets à un stade « maladie ». Le diagnostic spécifique de lhémochromatose restant à faire par le génotypage et/ou la ponction biopsie hépatique et/ou la mesure du stock de fer par les saignées.
- Stratégie 2 : Le dépistage dune prédisposition génétique pour lhémochromatose qui nécessite lutilisation de tests génétiques puis, la mise en place dune surveillance
biologique régulière pour diagnostiquer la constitution de la surcharge en fer puis traiter précocément cette surcharge. Cette stratégie implique que certains patients ayant la prédisposition génétique mais qui nexprimeront pas la maladie seront suivis « à tort », alors que dautres patients ayant une surcharge en fer dune autre origine seront « exclus » du dépistage systématique.
En fait le choix de lune de ces stratégies repose sur la réponse à certaines questions qui sont inter-dépendantes :
· Lâge auquel le dépistage doit être fait et la population à cibler.
· La valeur prédictive positive et négative des tests biochimiques ou génétiques utilisés.
· Le but du dépistage qui peut être la prévention soit dune surcharge en fer, soit des complications de cette surcharge en fer, soit dune surmortalité due à ces complications.
· La définition des critères biochimiques dune surcharge en fer, ses modalités de surveillance et le seuil de traitement chez des patients asymptomatiques.
· La fréquence estimée de la pathologie au sein de la population générale.
2- Quels tests de dépistage ?
Les deux types de tests pouvant être envisagés, bien que ne répondant pas à la même question, sont soit des tests biochimiques soit des tests génétiques. En effet les tests biochimiques mettent en évidence une surcharge en fer quelle quen soit la cause alors que les tests génétiques mettent en évidence une prédisposition génétique à la maladie.
a- Tests biochimiques
La saturation de la transferrine est un examen simple qui est le meilleur test de
dépistage biochimique chez le patient homozygote. Au-delà de 45 %, le diagnostic
dhémochromatose doit être évoqué. Cependant, la valeur seuil de ce test pour un
dépistage systématique est discuté dans les études, allant de 45 % à 70 %, notamment
en fonction de la population étudiée. En effet, ce test va perdre de sa sensibilité
chez ladulte jeune et notamment chez la femme jeune en période dactivité
génitale avec une perte physiologique menstruelle de fer. Par ailleurs, la positivité de
ce test signifie un certain degré de surcharge en fer et donc éventuellement déjà la
présence de complications organiques. De plus, rapidement chez le patient atteint
dhémochromatose, la saturation de la transferrine va être proche de 100 % et ne
permettra pas dapprécier la surcharge en fer qui est alors mieux appréhendée par
la ferritinémie. Enfin, en dehors de lhémochromatose, la saturation de la
transferrine ou la ferritinémie peuvent être élevées en cas dhépatopathies
aiguës ou chroniques, notamment alcooliques.
b- Tests génétiques
Deux mutations principales ont été décrites comme associées à
lhémochromatose. La mutation C282Y correspond au remplacement dune guanine
par une adénine en position 845 sur le gène HFE correspondant à une substitution
dune cystéine par une tyrosine sur la protéine HFE en position 282. La mutation
H63D correspond, quant à elle, au remplacement dune cytosine par une guanine en
position 187 sur le gène correspondant à une substitution dune histidine par un
aspartate sur la protéine en position 63. Trois génotypes (C282Y/C282Y, C282Y/H63D,
H63D/H63D) couvrent la très grande majorité des cas dhémochromatose en France
(environ 85 %, 5 % et 5 % respectivement). Ils ne permettent pas dexpliquer toutes
les formes dhémochromatose. En effet, dautres mutation du gène HFE
pourraient être également responsables dhémochromatose, notamment de formes
mineures pour la mutation S65C. Par ailleurs dautres formes dhémochromatose,
comme lhémochromatose juvénile ou lhémochromatose africaine ne semblent pas
liées à des mutations HFE. Ces tests génétiques permettent un dépistage au stade
asymptomatique. Cependant, leur valeur prédictive positive dépend de la pénétrance
de la maladie. Comme tout test génétique, ils sont soumis à une réglementation
spécifique et à un consentement éclairé et signé de la personne si elle est majeure
ou de la personne détenant lautorité parentale si elle est est mineure.
3- Pourquoi dépister ?
La justification dun dépistage dune maladie génétique est dautant plus aisée quil sagit dune maladie fréquente, grave, avec une pénétrance élevée et un traitement préventif efficace et facile à mettre en place.
a- Gravité potentielle de
lhémochromatose et efficacité du traitement (2, 3,
4, 5, 6)
La gravité de lhémochromatose augmente avec limportance de la surcharge
en fer. De même, cette gravité est majorée chez les patients symptomatiques par rapport
aux patients asymptomatiques. Il existe une surmortalité des patients atteints
dhémochromatose par rapport à la population de référence. Cette surmortalité
est due à la fréquence plus élevée des complications de la cirrhose, au carcinome
hépato-cellulaire et aux complications cardiaques. En revanche, le rôle des
complications du diabète dans la surmortalité est discuté suivant les études. Enfin,
parmi les co-variables, une consommation excessive dalcool a été rapporté comme
facteur indépendant de mortalité chez les patients atteints dhémochromatose (4)
Aucune étude prospective contrôlée na été réalisée (et ne sera réalisée)
comparant lefficacité de saignées à labsence de traitement. Cependant,
lefficacité du traitement a été démontré au moins dans 3 études (3,
4, 5)qui rapportent que si les saignées sont débutées
avant le stade de cirrhose, la mortalité des patients atteints dhémochromatose
nest pas différente de la population de référence.
b- Fréquence de
lexpression phénotypique de la maladie (5, 6, 7, 8, 9)
Lexpression phénotypique de lhémochromatose est variable. Elle dépend
bien évidemment de la présence de lanomalie génétique mais également de
lâge, du sexe, des pertes et des apports de fer, de la consommation dalcool
ou déventuelles hépatopathies associées (virus B ou C). Les symptomes initiaux
sont non spécifiques entrainant un diagnostic tradif dhémochromatose. Dans les
formes évoluées, il sassocie à des degrés divers cirrhose, carcinome
hépato-cellulaire, hyperpigmentation, manifestations articulaires, diabète,
hypogonadisme, hypopituitarisme, cardiomyopathie et fatigue importante. Parmi
lensemble de ces organes, le foie est souvent le premier organe a être atteint.
Cependant, la proportion de patients atteints de cirrhose au moment du diagnostic varie de
20 à 60 % en fonction des études et du biais de recrutement.
En présence de lanomalie génétique, la pénétrance de la maladie peut être
estimée de 50 à 70 % chez lhomme et de 40 à 50 % chez la femme (10).Le
risque dune surcharge en fer dépend également de lanomalie génétique
considérée (tableau 3) (11-12).
c- Fréquence de lhémochromatose et
des anomalies génétiques dans la population générale
A partir détudes essentiellement américaines et européennes (ou de
populations dorigine européenne), la prévalence de lhémochromatose est
estimée entre 51 et 64 pour 10.000 (10).De même, à partir
détudes européennes, la prévalence des homozygotes et hétérozygotes C282Y a
été estimée à 0,4 et 9,2 % respectivement (10).Cependant, ces
études sont le reflet essentiellement de population dEurope du Nord et de
lOuest. La prévalence semble plus faible en Europe du Sud (Italie) et sur le
pourtour méditerranéen, notamment dans les populations maghrébines. Une étude
réalisée dans le Sud de la France (Montpellier) a mis en évidence une fréquence plus
faible des homozygotes C282Y et notamment cez les nouveau-nés dont les 4 grands-parents
nétaient pas dorigine européenne (tableau 4) (13).Pour connaître la prévalence exacte des anomalies génétiques dans
la population française, il faudrait réaliser ce dépistage sur un échantillon
représentatif de la population en fonction de lorigine des ascendants (2° degré
ou plus).
4- Quand dépister et quelle population dépister ?
Trois périodes pourraient être envisagées pour un dépistage de masse.
a- Période néo-natale
Le dépistage à la période néo-natale ne peut se faire que par test génétique.
Son organisation pourrait sappuyer sur le système mis en place de manière
systématique pour le test de Guthrie. La faisabilité des tests génétiques sur ce type
de support a été démontrée (ref). le bénéfice dun tel dépistage dépend des
valeurs prédictives et négatives des tests. Les anomalies génétiques décrites
(homozygotes C282Y, homozygotes H63D et double hétérozygotes) permettent
dexpliquer environ 95 % des hémochromatoses en Europe de lOuest.
Lexpression phénotypique de la maladie est estimée à environ 50-70 % chez
lhomme et 40-50 % chez la femme. Le problème non résolu dun tel programme de
dépistage est la protection de lindividu et labsence de discrimination
socio-professionnelle pour une maladie qui ne sexprimerait 1 fois sur 2 et à partir
de la 4° décade. Des difficultés pour contracter une assurance personnelle ont déjà
été rapportés aux Etats-Unis. Il est clair, à lheure actuelle quil
nexiste pas de protection juridique adaptée pour de tels enfants et futurs adultes
porteurs de ce type danomalie génétique.
b- Chez ladulte jeune
Les modalités du dépistage chez ladulte jeune sont superposables à celles du
nouveau-né puisque les patients seraient toujours dans une phase de latence clinique. Les
tests biochimiques manquant de sensibilité à cet âge notamment chez les femmes, les
tests génétiques semblent le mieux adapté. La question éthique soulevée par la
réalisation du test chez le nouveau-né reste posée, cependant sadressant à des
adultes dont certains auront déjà une surcharge en fer ou une surveillance régulière,
elle pourrait sans doute recevoir une réponse, notamment juridique, plus appropriée.
Enfin, en terme dorganisation, elle pourrait sappuyer sur la mise en place des
« journées-citoyens », se substituant à la conscription nationale et organisée pour
les hommes et les femmes.
c- Chez ladulte dâge moyen
Les symptomes de lhémochromatose apparaissent habituellement entre 40 et 60
ans chez lhomme et plus tardivement chez la femme. Il serait donc possible de
dépister des patients asymptomatiques entre 30 et 40 ans par des tests biochimiques. Ces
tests auraient probablement une sensibilité accrue par rapport à ladulte plus
jeune. Cependant, ce dépistage ne correspond à aucune organisation pré-établie du
système de santé français et nécessiterait donc une mise en place « de novo ». De
plus, certains patients asymptomatiques pourraient déjà avoir une atteinte organique
infra-clinique, dont la fréquence est difficile à estimer.
Conclusion : vers quelle stratégie ?
A lheure actuelle, il ny a pas,
notamment en France, de programme systématique de dépistage. Un rapport émis par
lANAES en 1999 a jugé quil existait encore
un trop grand nombre dincertitudes pour le mettre en place. Cependant, des études
de dépistage à une large échelle et déjà anciennes ont conclu à un bénéfice
coût-efficacité dun dépistage de masse. Par ailleurs, lutilisation des
tests génétiques développés depuis, a permis de simplifier la démarche diagnostique.
Enfin, il est clairement établi quinstaurer un traitement à un stade précoce de
la maladie permet de prévenir les complications et la surmortalité due à
lhémochromatose.
Un certain nombre de questions médicales restent cependant en suspens. Il est évident
également quun certain nombre de ces questions ne pourront plus avoir de réponse
scientifiquement définitive. En effet, lhistoire naturelle de
lhémochromatose ne peut plus senvisager sans traitement des formes
cliniquement avancées et donc une amélioration du pronostic. Il est évident également
quaucune étude ne pourra plus tester le traitement déplétif par rapport à
labsence de traitement. Se retrancher devant des questions qui ne peuvent être
résolues ne permet pas de faire avancer le débat. De même, avancer labsence de
chiffre définitif concernant la pénétrance et la prévalence de la maladie, ainsi que
la sensibilité et la spécificité des tests diagnostiques pour récuser un dépistage de
masse de lhémochromatose nest pas médicalement recevable. En revanche les
modalités et le choix entre les différentes stratégies en sont beaucoup plus difficile
à élaborer.
En fait, le principal obstacle à la mise en place dun dépistage de masse de
lhémochromatose nest pas dordre explicitement médical mais plutot
labsence de cadre éthique précis et donc juridique (législatif ?) qui permettrait
de réaliser un dépistage de masse en préservant les droits des individus.
Références
(1) Robson, K.J., et al., Diagnosis and
management of haemochromatosis since the discovery of the HFE gene : a european
experience. British Journal of Haematology, 2000. 108: p. 31-39. [pas de résumé]
(2) Niederau, C., et al., Survival and causes of death
in cirrhotic and in noncirrhotic patients with primary hemochromatosis. New England
Journal of Medicine, 1985. 313: p. 1256-1262. [résumé]
(3) Adams, P.C., M. Speechley, and A.E. Kertesz,
Long-term survival analysis in hereditary hemochromatosis. Gastroenterology, 1991. 101: p.
368-372. [résumé]
(4) Fargion, S., et al., Survival and prognostic factors
in 212 italian patients with genetic hemochromatosis. Hepatology, 1992. 15: p. 655-659. [résumé]
(5) Niederau, C., et al., Long-term survival in patients
with hereditary hemochromatosis. Gastroenterology, 1996. 110: p. 1107-1119. [résumé]
(6) Moirand, R., et al., Clinical features of genetic
hemochromatosis in women compared with men. Annals of Internal Medicine, 1997. 127: p.
105-110. [résumé]
(7) Adams, P.C., A.E. Kertesz, and L.S. Valberg,
Clinical presentation of hemochromatosis: a changing scene. American Journal of Medicine,
1991. 90(4): p. 445-9. [résumé]
(8) Adams, P.C., et al., The relationship between iron
overload, clinical symptoms, and age in 410 patients with genetic hemochromatosis.
Hepatology, 1997. 25(1): p. 162-6. [résumé]
(9) Bothwell, T.H. and A.P. MacPhail, Hereditary
hemochromatosis: etiologic, pathologic, and clinical aspects. Seminars in Hematology,
1998. 35(1): p. 55-71. [résumé]
(10) Hanson, E.H., G. Imperatore, and W. Burke, HFE
gene and hereditary hemochromatosis: a HuGE review. Human Genome Epidemiology. American
Journal of Epidemiology, 2001. 154(3): p. 193-206. [résumé]
(11) Burke, W., G. Imperatore, and S.M. McDonnell,
Contribution of different HFR genotypes to iron overload disease: a pooled analysis.
Genetic Medicine, 2000. 2: p. 271-277. [pas de résumé]
(12) Mura, C., O. Raguenes, and C. Ferec, HFE mutations
analysis in 711 hemochromatosis probands: evidence for S65C implication in mild form of
hemochromatosis. Blood, 1999. 93(8): p. 2502-5. [résumé]
(13) Aguilar-Martinez, P., et al., Prevalence of HFE
mutations in people from North Africa living in southern France. British Journal of
Haematology, 2001. 114(4): p. 914-6. [résumé]
(14) Wilson, J.M.G. and G. Junger, The principles and
practice of screening for disease. World Health Organization, Geneva, 1968. [pas de
résumé]
Tableau 1 : Dépistage actuel de lhémochromatose
| Patients symptomatiques(symptomes cliniques ou biologiques) |
Patients asymptomatiques |
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| Circonstances de découverte | Anomalies
du bilan hépatique
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Enquête familiale de patients atteints dhémochromatose |
| Mode de dépistage | Surcharge
en fer
|
Test génétique |
| Recherche de complications | Complications organiques
|
Surcharge en fer(si présente, recherche de complications organiques) |
| Traitement | Curatif
|
Préventif |
Tableau 2 : Critères OMS pour le dépistage systématique dune maladie
| Critères OMS |
| Représente un problème important de santé |
| Traitement accepté pour les personnes atteintes de la maladie |
| Facilités de diagnostic et de traitement |
| Reconnaissance possibles des formes latentes ou pauci-symptomatiques |
| Coût du cas diagnostiqué raisonnable |
| Applicable dans le système de santé en vigueur |
| Test efficace disponible |
| Test acceptable pour la population |
| Histoire naturelle de la maladie connue (notamment progression latence vers symptomes) |
| Accord sur les indications de traitement |
Daprès Wilson & Junger [14]
Tableau 3 : Risque de surcharge en fer en fonction des mutations constatées [11]
| Odds Ratio | Intervalle de confiance à 95 % | |
| C282Y / C282Y | 4383 | [1374 - > 10000] |
| C282Y / H63D | 32 | [19 55] |
| H63D / H63D | 6 | [3 10] |
| C282Y / non muté | 4* | [3 6] |
*présence de différence dinterprétation en fonction des études considérées
Tableau 4 : Fréquence des anomalies génétiques en fonction de lorigine des ascendants [13]
| n | Allèle C282Y | Homozygote C282Y (extrapolation) % [IC 95 %] |
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| Total | 1276 | 3,0 +/- 0,7 % | 0,09 %[0,06 0,14] |
| Grands-parents européens (4) | 849 | 3,9 +/- 0,9 % | 0,15 %[0,09 0,23] |
| Grands-parents non européens | 306 | 1,0 +/- 0,8 % | 0,01[0,004 0,03] |
Dépistage systématique chez des nouveau-nés du Sud de la France (Montpellier)
Tableau 5 : Comparatif de 3 programmes de dépistage systématique possible
| Dépistage néo-natal
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Dépistage chez ladulte jeune | Dépistage systématique chez ladulte dâge moyen | |
| Stade évolutif | Asymptomatique
|
Asymptomatique | Pauci-symptomatique |
| Test de dépistage | Test génétique
|
Test génétique | Test biochimique |
| Organisation et intégration au système de santé français | Facile
|
Moyen (« journée-citoyen ») |
Difficile |
| Problème éthique (risque de discrimination sociale et professionnelle) | Risque important
|
Risque moyen | Risque faible |
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