retour à la page d'accueil de la BML

Boule_verte.gif (257 octets)

Chimiothérapie du cancer du pancréas exocrine.
Catherine Brezault - Service d'hépatogastroentérologie - Hôpital Cochin - Paris

Réunion annuelle de Pathologie Digestive de l'Hôpital Cochin Vendredi 4 Février 2000

  Mise enligne le 16 Février 2000 par Bruno Bour MD                 Maîtres Toiles

quoi de neuf?
Conférences de consensus et lignes directrices
Journaux et périodiques en ligne
Sujets par spécialite
Informations pour le médecin
Informations pour l'étudiant
Tout sur la Formation médicale continue
Banques d'images
informatique et médecine
Informations pour le patient
Les associations de malades
Le guide du lecteur


En France, l'incidence du cancer du pancréas est estimée à 2700 nouveaux cas par an (1). Ce chiffre place ce cancer au 4ème rang de fréquence des cancers digestifs (derrière les cancers du colon, de l'estomac et de l'oesophage). Par ailleurs, le cancer du pancréas a été responsable de 2650 décès en France au cours de l'année 1990 (2). Ces deux chiffres mis en parallèle, soulignent la gravité de cette affection. En effet, le seul traitement potentiellement curatif est la chirurgie, or au moment du diagnostic, seuls 10 à 20% des tumeurs sont résécables ne permettant aux patients opérés qu'une survie de l'ordre de 10% à 5 ans (3). Et tous stades confondus, seulement 2% des patients des patients sont vivants 5 ans après le diagnostic.
Devant un pronostic aussi péjoratif, longtemps deux attitudes s'opposaient : l'emploi de chimiothérapies "agressives" et souvent toxiques réservées à des patients à l'état général encore conservé ou l'abstention thérapeutique, attitude plus couramment répandue. Actuellement, la place de la chimiothérapie. dans ce cancer réputé chimio-résistant est prouvée et les essais pour apprécier la place de nouvelles molécules ou l'association de la chimiothérapie avec la radiothérapie sont nombreux.


La chimiothérapie seule

1- au stade palliatif
2- au stade adjuvant

L'hormonothérapie

La radiothérapie seule

L'association radiothérapie et chimiothérapie

1- en situation palliative
2- en situation adjuvante
3- en situation néo-adjuvante

Conclusion

Bibliographie

La chimiothérapie seule

1- au stade palliatif

Dans les "SOR" ( Standards. Options et Recommandations) de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC) concernant le cancer du pancréas parus récemment, les experts n'admettent qu'un seul "standard" dans la chimiothérapie du cancer du pancréas : l'administration d'une chimiothérapie à base de 5 Fluoro-Uracile (5FU) pour le traitement des cancers du pancréas métastatiques chez les patients en bon état général et incitent vivement l'inclusion des patients dans des protocoles pour les autres situations (5).
En effet. il est actuellement incontestable que la chimiothérapie augmente la survie et la qualité de vie des patients atteint de cancer du pancréas au stade métastatique ou localement avancé. Avant 1990. un seul essai randomisé comparant une polychimiothérapie aux soins palliatifs seuls avait montré sur 40 patients un bénéfice de survie de 44 semaines dans le groupe traité par rapport à 9 semaines dans le groupe contrôle (6). Mais il existait un biais de sélection en faveur du bras traité et la polychimiothérapie (5 FU, méthotrexate, vincristine, cyclophosphamidepuis 5 FU et mitomycine C) utilisée de nouveau testée dans un autre essai randomisé n'était pas supérieure au 5 FU seul, ce qui rend la 1 ère étude peu crédible (7).

D'autres études étaient en faveur de l'abstention thérapeutiques. A tel point qu'en 1995, Lionetto et al. concluait dans une revue de la littérature (27 études publiées de 1980 à 1993) à l'absence de traitement standard et à la nécessité d'études randomisées bien conduites avec comme bras de référence des soins palliatifs seuls (8).

top.gif (873 octets)

Dans le même temps, Palmer et al. donnait un premier élément de réponse en publiant une étude portant sur 43 patients comparant une chimiothérapie (5FU, adriamycine, mitomycine C) dans un bras et l'abstention thérapeutique dans l'autre bras. La survie était significativement plus importante dans le bras traité (8 mois versus 3,5 mois) (9). Mais surtout Glimelius et al. a montré un bénéfice significatif de la chimiothérapie sur la survie(6 mois versus 2,5 mois) mais aussi sur la qualité de vie des patients ( 38% versus 10%) en employant un questionnaire de qualité de vie validé (EORTC-QLQ- C30) dans un essai comportant 90 patients randomisés entre un bras avec chimiothérapie ( 5 FU et acide folinique +/- étoposide) et un bras de soins palliatifs seuls (10).

Donc l'intérêt de réaliser une chimiothérapie palliative est actuellement acquis mais le choix du traitement à administrer est plus discuté.
La chimiorésistance de l'adénocarcinome pancréatique fait intervenir différents mécanismes de résistance (gène MDR, glutathion S transférase ... ). Le 5 FU peu influencé par ces mécanismes de résistance a été le plus étudié et donnait jusqu'à récemment les meilleurs taux de réponse objective qui restaient très modestes, de l'ordre de 15% avec une médiane de survie courte de l'ordre de 3 mois.
Les tentatives de potentialisation ou de modulation du 5 FU n'ont pas montré d'avantage en terme de réponse objective ou de survie (8).

top.gif (873 octets)

Le cisplatine (CDDP) a longtemps été jugé inefficace dans le cancer du pancréas. Mais en 1993, Wils et al. a montré dans une étude de phase Il bien conduite une réponse objective de 17% (l 1). En raison d'une forte synergie in vitro entre le 5 FU et le cisplatine, leur association a été évaluée. Les différentes études de phase Il réalisées montrent des taux de réponse objective concordants de l'ordre de 20% avec une médiane de sur-vie d'environ 8 mois (12). Récemment. une étude de phase 111 portant sur 207 patients et comparant cisplatine et 5 FU en perfusion continue au 5 FU seul (administré en bolus) a été publiée sous forme d'abstract. L'association 5 FU-CDDP était meilleure en terme de réponse relative (10% versus 0%) et de survie sans récidive (19% à 6 mois versus 4%) mais la différence de survie à 1 an n'était pas significative (17% versus 9%, p = 0,08). Il est à souligner que les résultats ont été analyses en intention de traiter et que près de 40% des patients n'ont pas reçu de traitement ou moins de 2 cycles en raison d'une progression de la maladie. Par ailleurs, le bras de l'association était plus toxique. Cette association semble donc intéressante mais en sélectionnant les patients capables de supporter une telle chimiothérapie (13).

top.gif (873 octets)

Un nouvel espoir est également permis avec les "nouvelles drogues".

Le docetaxel, un inhibiteur de la dépolymérisation des micro-tubules a permis d'obtenir dans une étude de phase Il un taux de réponses objiective de 20% (14).

Surtout la gemcitabine. nouvel anti-métabolite, semble donner des résultats intéressants en terme de "bénéfice clinique" malgré un faible taux de réponse objective. Burris et al. dans une étude de phase 111 a comparé chez 126 patients l'administration de gemcitabine à celle de 5 FU seul à faible dose et en bolus hebdomadaire. L'objectif principal de l'étude était le "bénéfice clinique" selon un score cependant non validé. Ce "bénéfice" était obtenu chez 24% des patients dans le bras gemcitabine et 5% dans le bras 5 FU seul. La médiane de survie était discrètement augmentée dans le bras gemcitabine (5,65 versus 4,41 mois, p = 0,002). La survie à 1 an était plus importante (1 8% versus 2%). Par contre, le taux de réponse objective n'était pas différent (5.4% versus 0%) (15). Cet essai souligne la difficulté d'apprécier l'efficacité de la chimiothérapie dans ce type de cancer : en effet, malgré la différence en terme de survie et d'amélioration probable de la qualité de vie, il n'existait qu'une faible réponse objective et une amélioration des symptômes à la fois chez les répondeurs mais aussi les non-répondeurs ( 10, 15).
Des protocoles sont actuellement en cours d'évaluation pour étudier l'association de ces "nouvelles drogues" avec le 5 FU ou entre elles. De même, des modes d'administration différents de ces drogues ou du 5 FU sont évalués. La chronomodulation du 5 FU à fortes doses a, par exemple, permis un taux de réponse objective de 2 1 % dans une étude de phase Il (l 6).
Dans certaines équipes, des chimiothérapies loco-régionales (chimiohyperthermies intra-péritonéales per-opératoires ou chimiothérapies intra-artérielles) ont été utilisées mais ces traitements restent lourds et expérimentaux.

top.gif (873 octets)

2- au stade adjuvant

En raison du peu d'efficacité de la chimiothérapie au stade palliatif, il n'existe dans la littérature qu'un seul essai portant sur 61 patients étudiant l'intérêt d'une chimiothérapie adjuvante après chirurgie radicale. La chimiothérapie associait 5 Fu, doxorubicine et mitomycine C. Il existait un bénéfice de survie dans le groupe traité à 1 an et 2 ans mais celui-ci disparaissait à 5 ans avec une survie faible (4%) (17). Il n'est donc pas actuellement licite de réaliser une chimiothérapie adjuvante en dehors d'essai.

top.gif (873 octets)

L'hormonothérapie

En raison de l'existence de récepteurs aux hormones stéroïdes au sein des tumeurs pancréatiques, le tamoxifène a été étudié dans quelques études non contrôlées. Certaines suggéraient une augmentation de la survie globale. Cependant, une étude contrôlée en double aveugle n'a montré aucun bénéfice de ce traitement actuellement abandonné (18). Les analogues de LH-RH ou de la somatostatine n'ont pas non plus montré de bénéfice.

top.gif (873 octets)

La radiothérapie seule

La radiothérapie seule n'a fait l'objet d'aucun protocole prospectif randomisé que se soit en situation adjuvante, néo-adjuvante ou palliative.
En situation adjuvante ou néo-adjuvante (doses délivrées de l'ordre de 40Gy en fractionnement classique), les médianes de survie sont similaires à celles des séries chirurgicales (19). La radiothérapie per-opératoire semble diminuer le taux de récidive locale mais est de diffusion limitée du fait de sa lourdeur d'organisation (20).
Au stade palliatif. la radiothérapie seule n'a pas été évaluée et n'est plus employée.

top.gif (873 octets)

L'association radiothérapie et chimiothérapie

1- en situation palliative

6 études randomisées ont étudié l'intérêt d'une association de radiothérapie et de chimiothérapie :

-vis à vis d'une radiothérapie seule (40 Gy), le bras de l'association comportant une chimiothérapie à base de 5 FU bolus : les 2 ont montré un avantage en survie globale en faveur de l'association (10 mois versus 5 mois) (21,22).
-vis à vis d'une chimiothérapie seule (5 FU et polychimiothérapie avec du 5 FU) avec la même chimiothérapie dans le bras de l'association : une seule a montré un bénéfice en survie dans le bras de l'association (23).
-2 autres études ont comparé différentes modalités d'association radiochimiothérapie sans monter de différence entre elles.

Au total, sur l'ensemble de ces travaux, l'association radio-chimiothérapie semble être un bon traitement palliatif pour les formes localement avancées chez les patients en bon état général.

top.gif (873 octets)

2- en situation adjuvante

La 1ère étude dans cette situation a été menée par le Gastro Intestinal Study Group (GITSG) et publiée par Kalser. Elle a comparé la chirurgie seule à la chirurgie suivie d'une association de radiothérapie de 2 fois 20Gy avec du 5 FU en bolus. La différence était significative avec un doublement de la médiane de survie (11 versus 20 mois) (24). Cette étude a été vivement critiquée en raison d'un taux faible de patients (43) et de la survie médiocre du "bras chirurgie".
Très récemment, le résultat de la nouvelle étude conduite par le groupe Européen a été publié (25). 218 patients ont été inclus pour tester le même schéma de traitement que la 1ère étude (24). La médiane de survie est de 24,5 mois dans le groupe traité versus 19 mois dans le groupe contrôle (p = 02) et les survies estimées à 2 ans sont respectivement de 51% et 41%. Les auteurs concluent à un bénéfice minime du traitement adjuvant malgré sa bonne tolérance et ne recommande donc pas cette association comme traitement standard. D'autres modalités d'association radio-chimiothérapie sont actuellement en cours d'évaluation : 5 FU en perfusion continue, gemcitabine ...

top.gif (873 octets)

3- en situation néo-adjuvante

Dans la plupart des études d'association radio-chimiothérapie en situation adjuvante, environ 30% des patients randomisés avant la chirurgie ne peuvent bénéficier de l'association en raison de suites opératoires longues et difficiles. Certains auteurs ont donc proposé de réaliser ce traitement en préopératoire. Deux équipes américaines ont réalisé des études de phase Il. Yeung et al. décrit les résultats de l'association de radiothérapie à la dose de 50,4 Gy avec le 1 "jour de la mitomycine C puis du 5 FU continu. Une résection curative a pu alors être réalisée chez 38% des patients avec une survie actuarielle à 5 ans de 43% (26). Cependant, ces résultats ne sont pas retrouvés sur une courte série de 16 patients de Jessup et al. (27). Chez 39 patients ayant des tumeurs potentiellement résécables, un traitement encore plus intensif a été évalué. Il s'agissait d'une radio-chimiothérapie préopératoire (50 Gv et 5 FU en perfusion continue) puis d'une chirurgie avec radiothérapie per-opératoire. 74% des patients ont présenté une récidive et la médiane de survie a été de 19 mois, proche de celle des séries chirurgicales de référence (28). Cependant, dans de telles études, on observe une proportion non négligeable de survivants à long terme (19% à 4 ans dans la série de Staley (28», avec des toxicités tout à fait acceptables permettant un traitement ambulatoire.

Au début limitée à deux centres Nord-Américains, l'utilisation de l'association radio-chimiothérapie en situation néo-adjuvante semble donc intéressante et les essais se multiplient dans d'autres centres (29).

top.gif (873 octets)

Conclusion

La chimiothérapie systémique, seule ou en association avec la radiothérapie a montré son intérêt dans le cancer du pancréas au stade métastatique ou localement avancé. De nouveaux essais sont en cours pour apprécier l'intérêt des "nouvelles drogues". Il n'existe pas de protocole de référence clairement défini mais les deux protocoles les plus utilisés en France sont l'association de 5 FU et de cisplatine et la gemcitabine.
En dehors d'essais thérapeutiques, il n'existe pas actuellement d'indication à un traitement adjuvant. L'association radio-chimiothérapie en situation néo-adjuvante semble intéressante mais ne peut être réalisée que dans des centres spécialisés dans le cadre de protocoles. L'utilisation de produit plus "radiosensibilisant" que le 5 FU (cisplatine, gemcitabine) est à l'étude.
Enfin, de nouveaux outils d'appréciation de l'efficacité de la chimiothérapie dans les cancers du pancréas semblent nécessaires. En effet, la mesure du taux de réponse objective semble peu appropriée à ce type de tumeur :

- il peut exister un bénéfice clinique sans réponse objective mesurée (15)
- dans les différentes études d'association de radio-chimiothérapie en néo-adjuvant, il existe des réponses histologiques complètes non identifiées en pré-opératoire.

La recherche d'un bénéfice clinique pourrait être une approche plus pragmatique que la mesure du taux de réponse.

En tous cas, la recherche clinique doit rester active et l'inclusion des patients atteints de cancer du pancréas dans des protocoles randomisés bien conduits est nécessaire pour faire progresser les thérapeutiques disponibles.

top.gif (873 octets)

Bibliographie

1 - Launoy G, Grosclaude P. Pienkowski P et al. Les cancers digestifs en France. Comparaison de l'incidence dans 7 départements et estimation de l'incidence pour la France entière. Gastroentérol Clin Biol, 1992. 16 : 633-638.

2- Hill C. Koscielny S, Doyen F et al. Evolution de la mortalité par cancer en France. 19501990. Paris. Inserin. 1993 : 34-35.

3- Gudjonsson B. Cancer of the pancreas : 50 years of surgery. Cancer, 1987. 60 : 22842303.

4- Faivre J, Bedenne L, Arveux P et al. Epidémiologie descriptive du cancer du pancréas. Bull Cancer, 1990. 77 : 3 9-46.

5- FNCLCC. Standards, Options et Recommandations. Cancers digestifs Il. PancréasRectum. John Libbey. 1998.

top.gif (873 octets)

6- Mallinson CN, Rake Mo, Cocking JB et al. Chemotherapy in pancreatic cancer: results of a controlled prospective, randomized, multicenter trial. Br Med J, 1980. 281 : 15891591.

7- Cullinan S, Moertel CG, Wieand HS et al. A phase III trial on the therapy of advanced pancreatic carcinoma. Evaluations of the Mallinson regimen and combined 5-fluorouracil, doxorubicin and cisplatin. Cancer, 1990. 65 : 2207-2212.

8- Lionetto R, Pugliese, Bruzzi P et al. No standard treatment is available for advanced pancreatic cancer. Eur J Cancer, 1995. 31 A, 6 : 882-887.

9- Palmer K, Kerr M, Knowles G et al. Chemotherapy prolongs survival in inoperable pancreatic carcinoma. Br J Surg, 1994. 81 : 882-885.

10- Glimelius B, Hoffman K, Sjôden P et al. Chemotherapy improves survival and quality of life in advanced pancreatic and biliary cancer. Ann Oncol, 1996. 7 : 593-600.

top.gif (873 octets)

11 - Wils J, Kok T, Wagener D et al. Activity of cisplatin in adenocarcinoma of the pancreas. Eur J Cancer, 1993. 29 A, 2 : 203-204.

12- André T, Lotz JP, Bouleuc C et al. Phase II trial of 5 FU, leucovorin and cisplatin for treatment of advanced pancreatic adenocarcinoma. Ann Oncol, 1996. 7 : 173-178.

13- Rougier P, Ducreux M, Douillard JY et al. Efficacy of 5 FU + cisplatin (FUP) compared to bolus 5 FU (FU) in advanced pancreatic carcinoma (APC) : a randomized trial from the french Anticancer Centers Digestive group ( FNLCCDG). Proc Am Soc Clin Oncol, 1999. 18 : abstr.1050.

14- Rougier P, de Forni M, Adenis A et al. Phase Il study of Taxotere (RP56976) in pancreatic adenocarcinoma. Proc Am Soc Clin Oncol, 1994, 13 : 200.

15- Burris H, Moore M, Andersen J et al. Improvements in survival and clinical benefit with gemcitabine as first-line therapy for patients with advanced pancreas cancer : a randomized trial. J Clin Oncol, 1997. 6 : 2403-2413.

top.gif (873 octets)

16- Bertheault-Cvitkovic F, Lévi F, Soussan S et al. Circadian rhythm-modulated chronotherapy with high dose 5- Fluorouracil : a pilot study in patients with pancreatic adenocarcinoma. Eur J Cancer, 1993, (29 A). 13 : 1851-1854.

17- Bakkevold K, Arnesjo B, Dahl 0 et al. Adjuvant combination chemotherapy (AMF) following radical resection of carcinoma of the pancreas and papilla of Vater- results of a controlled, prospective, randomized multicentre study. Eur J Cancer, 1993. 29 A : 698703.

18- Bakkevold K, Pettersen A. Arnesjo B et al. Tamoxifen therapy in unresectable adenocarcinoma of the pancreas and the papilla of Vater. Br J Surg, 1990. 77 : 725-730.

19- Whittington R, Bryer MP, Haller DG et al. Adjuvant therapy for resected adenocarcinoma of the pancreas. Int J Radial Oncol Biol Phys, 1991. 21 :1137-1143.

20- Zerbi A, Fossati V, Parolini D et al. Intraoperative radiation therapy adjuvant to resection in the treatment of pancreatic cancer. Cancer, 1994. 73 (12) : 2930-2935.

top.gif (873 octets)

21- Moertel C, Childs D. Reitmeier R et al. Combined 5-fluorouracil and supervoltage radiation therapy of locally unresectable gastrointestinal cancer. Lancet, 1969. 2 : 865867.

22- Moertel C, Frytak S, Hahn R et al. Therapy of locally unresectable pancreatic carcinoma : a randomized comparison of high dose (6000 Rads) radiation alone, moderate dose radiation (4000 Rads + 5-fluorouracil), and high dose radiation + 5fluorouracil. The Gastrointestinal Tumor Study Group. Cancer, 1981. 48 : 1705-1710.

23- GITSG ; Treatment of locally unresectable carcinoma of the pancreas : comparison of combinedmodality therapy (chemotherapy plus radiotherapy) to chemotherapy alone. J Natl Cancer Inst, 1988. 80 : 751-755.

24- Kalser M, Ellenberg S. Pancreatic cancer. Adjuvant combined radiation and chemotherapy following curative resection (published erratum appears in Arch Surg 1986 Sep 121 (9) : 1045). Arch Surg, 1985. 120 : 899-903.

25- Klinkenbijl J, Jeekel J, Sahmoud T et al. Adjuvant radiotherapy and 5-Fluorouracil after curative resection of cancer of the pancreas and periampullary region. Ann Surg, 1999. 230 (6): 776-784.

26- Yeung R, Weese J, Hoffman J et al. Neoadjuvant chemoradiation in pancreatic and duodenal carcinoma. Cancer, 1993. 72 (7): 2124-2133.

27-Jessup J, Steele G, Mayer R et al. Neoadjuvant therapy for unresectable pancreatic adenocarcinoma. Arch Surg, 1993. 128 : 559-564.

28- Staley C, Lee J, Cleary K et al. Preoperative chemoradiation, pancreaticoduodenectomy, and intraoperative radiation therapy for adenocarcinoma of the pancreatic head. Am J Surg, 1996. 171 : 118125.

29- Wanebo H, Glicksman A, Vezeridis M et al. Preoperative chemotherapy, radiotherapy, and surgical resection of locally advanced pancreatic cancer. Arch Surg, 2000. 135 : 81-87.

top.gif (873 octets)

Pour écrire

[Nouveautés] [Lignes directrices] [Périodiques] [Spécialités] [Médecin] [Etudiant] [FMC] [Images] [Informatique] [Patient] [Associations] [Bibliothèque]